Donc, c’est parti, pour six mois. C’est court, six mois. Il faut en profiter, car l’occasion ne se représentera pas de sitôt, et peut-être même jamais, si le Traité de Lisbonne passait malgré tout le cap mouvementé des ratifications. La présidence deviendrait alors, à partir de 2020, plus ou moins élue. Mais sinon, si Lisbonne capote, la tournette continuerait et la France ne redeviendrait présidente de ce Conseil de l’Union que dans… treize ans et demi, pour six nouveaux tous petits mois, conformément aux règles actuelles du Traité de Nice.
Donc, c’est parti, pour six mois. C’est court, six mois. Il faut en profiter, car l’occasion ne se représentera pas de sitôt, et peut-être même jamais, si le Traité de Lisbonne passait malgré tout le cap mouvementé des ratifications. La présidence deviendrait alors, à partir de 2020, plus ou moins élue. Mais sinon, si Lisbonne capote, la tournette continuerait et la France ne redeviendrait présidente de ce Conseil de l’Union que dans… treize ans et demi, pour six nouveaux tous petits mois, conformément aux règles actuelles du Traité de Nice. Ah, ce Traité de Nice ! Voilà encore un mauvais souvenir de la précédente présidence française. C’était en 2000 et l’Union européenne était encore à quinze : c’était le temps béni de la petite famille, mais ça n’allait pas durer. Il s’agissait justement, à Nice, de définir de nouvelles règles de fonctionnement pour la future grande famille élargie à… 25, puis à… 27. Ce fut un casse-tête infernal. Il fallait d’abord que les quinze se serrent un peu sur le banc de la Commission pour faire de la place aux 10 nouveaux. La France, par exemple, passait de deux Commissaires à un seul. Et parmi les nouveaux, il en y avait des gros, comme la Pologne, avec ses 40 millions d’habitants, et des tout petits, comme Malte et ses 400 000. Au pesage, ça a encore grincé. Personne n’a été vraiment content, et on parle encore de ce satané Traité de Nice, signé sous présidence française chiraquo-jospinienne, comme du mauvais Traité par excellence. D’où la Constitution de 2005, élaborée d’ailleurs également sous présidence française. Mais il y eut les NON que l’on sait. D’où Lisbonne, idée française que la Présidence française aurait bien aimé faire ratifier par tout le monde au terme de ces six petits mois. Damned ! Encore raté. Décidément, on dirait que les institutions européennes portent la poisse à toutes les présidences européennes françaises.
c'était
il y a :
50 ans
La Politique agricole commune
 En juillet 1958, un an après la signature du traité de Rome, les six pays de la Communauté économique européenne s'accordent sur les trois principes d'une politique agricole commune : un marché unique, la préférence communautaire et la solidarité financière. Née dans une Europe qui n'est alors pas autosuffisante dans le domaine alimentaire, la PAC accompagne une forte hausse de la productivité agricole. Pillier de la constrution européenne, elle lui coûte les trois quarts de son budget. Ses directives heurtent parfois le monde paysan, en déclin démographique et la PAC est aussi critiquée pour sa responsabilité supposée dans les difficultés des pays pauvres à faire valoir leurs productions agricoles sur le marché mondial.
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“La présidence française de l'Union européenne“ Kiosque spécial réalisé à Bruxelles
Dernier de la saison, Kiosque revient le dimanche 7 septembre prochain
Autour de Philippe Dessaint, des correspondants étrangers, en poste à Bruxelles, expliquent à leurs lecteurs ou téléspectateurs l'Union européenne
Sabine Verhest - La Libre Belgique, Jean Quatremer - Libération (France) Ruth Reichstein - Handelsblatt
et
Aboubakr Jamaï - Journaliste indépendant (Maroc/États-Unis) Alberto Toscano - Panorama (Italie) Inga Czerny - Pap (Pologne) Guldener Sonumut - NTVTürk (Turquie)
Les questions qui agitent la construction européenne :
Le “non“ irlandais et les réticences polonaises ou tchèques ; le couple franco-allemand ; la Turquie ; l'Union pour la Méditerranée ; le partenariat avec la Russie ; l'inflation ; l'immigration...
La présidence française de l'Union, vue d'ailleurs...
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