L'acteur fétiche de Klapisch pige qu'il faut changer de registre pour enregistrer une certaine popularité. Tout juste sorti d' "exils", le voilà dans la peau de Lupin, le gentleman cambrioleur. Une superproduction signée Jean-Paul Salomé. Rencontre au coin du feu avec un peintre devenu, par hasard, comédien... mais qui le vaut bien.
L’interview
en vidéo
Partir de choses plus proches de soi et tendre à rendre l'interprétation moins immédiate, plus charnue ; c'est un petit peu le choix de Romain Duris.
Trajectoire logique pour ce garçon venu au cinéma par le hasard d'un casting sauvage en pleine rue.
Car jouer l'acteur n'était franchement pas un objectif dans sa vie... Son truc, c'était plutôt la peinture ; pour preuve son inscription en Arts appliqués. Mais voilà, vous savez comme est la vie... on ne fait pas que ce qu'on veut, et Duris, conscient de la chance qui lui a été offerte ne se plaint pas d'avoir délaissé les pinceaux.
D'autant que depuis ses débuts dans " Le péril jeune " de Klapisch (1993), le garçon est devenu un sex symbol de première catégorie, faisant chavirer le cœur des dames. Mais qu'importe ses agréables " à côtés ", le métier d'acteur ce n'est pas que ça !
Alors au boulot, et quel boulot, en à peine dix ans de métier, Romain Duris compte déjà plus de vingt films à son actif, parmi lesquels " Dobermann " de Jan Kounen, " Gadjo dilo " de Gatlif, " L'auberge Espagnole " grâce auquel il retrouve Cédric Klapisch, " Pas si grave " réalisé par Bernard Rapp ou plus récemment " Arsène Lupin "de Jean-Paul Salomé.
Et il est crédible en " gentleman cambrioleur ", comme il le sera sans doute dans " Les poupées russes " (juin 2005) une fois de plus aux côtés de...Klapisch !
actualité
" Arsène Lupin " de Jean-Paul Salome, avec Romain Duris, Kristin Scott Thomas et Marie Bunel.
Sortie dans les salles le 13 Octobre.