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Concours de slam : les 10 meilleurs textes

Concours de slam : les 10 meilleurs textes

Vous avez été très nombreux à participer à notre grand concours slam ! Merci à tous pour vos textes originaux. Le meilleur texte, sélectionné par notre jury, a été slamé par Grand Corps Malade dans l'émission L'Invité !
Voici les 10 textes finalistes, dont "SOS d'un SMS en détresse", grand vainqueur du concours. 

Pour rappel, le principe du concours était de proposer un texte de slam qui comprenait les 10 mots suivants : baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante et zapper.

Vainqueur : SOS d’un SMS en détresse

Par Fred de Mai - France

Né sans intérêt,
D’un pouce baladeur
Et du clavier tapageur,
D’un mobile à clapet.
Je suis un mode d’expression,
Un mode de pression,
De façon répétée,
Sur des touches usées.

Ne me cherchez pas sur Mentor,
Ou même aux abords,
Je n’ai rien d’officiel,
Plutôt superficiel.
Pour l’éducation nationale,
Je suis une déformation anormale,
Une compression de mot,
Que l’on nomme texto.

Tantôt virus,
Cheval de Troie invictus,
J’infecte le quatrain,
Je bafoue l’alexandrin,
Et ampute son pied,
En un texte abrégé,
Sorte d’ergot,
Comme de l’argot.

Tantôt rictus,
Deux points sur parenthèse ou plus,
Mélange de symboles
Que l’on prononce LOL.
Je suis sibyllin,
Pour les puritains,
D’un français littéraire,
Issu d’un autre millénaire.

Plus remue ménage
Que remue méninges,
Je m’écris en phonétique
Façon tecktonik.
Avec moi, pas de galère,
Je zappe la grammaire.
Et de l’orthographe,
Je suis l’épitaphe.

Pour certain aberration,
Pour d’autre évolution,
Je suis la variante,
D’une langue vivante,
Résidu de langue maternelle,
Réduite à l’essentiel.
J’escagasse le Français,
Jusqu’à l’abstrait.

Je sais que j’exagère,
Sur texto ou messenger,
Que je ne respecte rien,
Au grand dam des académiciens.
Pourtant je rêve de mots,
Qui vont crescendo,
Jusqu’à l’extase,
Pour enfin devenir phrase.

Je suis un SMS,
Fait de mots en détresse,
Jetés sur un écran,
Pour les rendre plus scintillants.
Moyen de communication,
Des nouvelles générations,
Pour qui encre et papier,
Font partie du passé.

Rosa

par Julie88 - France

Montgomery 1952 Alabama
J’ai 42 ans et je m’appelle Rosa
Dans mon cœur on est tous un peu frère
Sur ma peau l’ombre n’est pas encore lumière

J’suis née dans un pays à une époque, dans un contexte
Où les 3K y’en a en stock mais c’est pas des kornflex
Pas d’équilibre au petit déj’ pour moi et les miens
Mais des béquilles dans les cortèges que je connais trop bien !
Je me souviens des baladeurs, des promeneurs et honnêtes gens
De la blancheur de leur peau de la noirceur de leur mots

Je me souviens de la chaleur dans les champs de coton
De la violence à toutes les heures et des coups de pelle en érection
Jamais d’eau dans les coupelles mais nous gardions notre raison,
A grand coup de gospel, nous résistions à l’oppression.
Je me souviens du remue-méninges pour trouver de l’eau l’été
Les fontaines ne s’offrant qu’à une blancheur majorité
Et du sang sur les linges quand une bouche sombre se servait
C’était souvent la galère et la colère montait crescendo
Ils crachaient sur nos mères, ils marchaient sur nos égaux
Escagasser nos vies, ils savaient bien le faire
Les variantes de nos envies, ils ne s’en souciaient guère.

J’ai pas de haine, pas de rancune mais de la nostalgie
Pour un futur dont le présent se construit aujourd’hui
Alors pour mes frères humiliés et privés de tous droit...
Je prends le bus et puis... je m’assois !
Ça vous surprend, ça vous amuse, ça vous déçoit
Vous pensiez qu’jallais prendre les armes pour livrer mon combat
Mais la passivité a parfois plus de poids qu’une armée d’assaillants qu’on du sang sous les doigts.
J’ai pas de cheval de Trois pour grimer mes intentions, je veux lever le voile sur l’injustice, la déraison
Bien sûr la police viendra me faire zapper de mon siège policé
Mais avouez que le mobile est mince pour être emprisonnée!

D’autre minorité marcheront près de moi, côte à côte
Mon mentor nommé Martin appellera même au boycott
De cette station de bus qui me rendit célèbre et qui fit qu’un jour mon peuple se soulève.

Mes souvenirs se brouillent à l’heure où je m’éteins
On est en 2005 et j’ai aimé mon destin, mais si un jour je fouille dans un futur pas si lointain,
Du haut de mon siège et à la droite de Luther King
J’entendrais peut-être ces quelques lignes :
Washington 20 janvier 2008
J’ai 46 ans et je m’appelle Obama
Sur ma peau, pas de couleur, seul ombre d’une candeur,
La naïveté de mes aînées et leurs actions justes sincères
Justice est exaucée, je peux rentrer dans la lumière.
 
 

La foi , ma foi !!

par Vinette - France

Ma venue était tant attendue qu'ils sont tous venus
Par une matinée toute ensoleillée tant de clarté m'a éveillée
P'tite puce toute fripée dans cette famille aisée
Entourée de tant d'attentions et de beaucoup d'affection
Mon enfance se déroule tout en douceur de la couleur du bonheur
Dans mon milieu tout est mieux car c'est un monde pieux
Mon père, mon mentor, me guide vers ces versets qui sont forts
Tout ce temps à croire à tant de foi avec tant de mots allant crescendo
A l’adolescence c’est là que tout change
Ma mère me croyant grande prend la tangente
Ce père si aimant si présent devenant si violent mais sans aucune variante
Les degrés montent tous les jours
Non pas, les degrés de température
Mais les degrés d’alcool c’qu’est bien plus dur
Les coups eux aussi augmentent et ça perdure
Tout part en vrille tout vascille v’là qu’les étoiles scintillent
Chacun a sa croix moi cette fois j’n’ai plus la foi
Au lycée entourée de tous ces bouffons
J’me sens trop décalée car persécutée
Accoutrés de leurs baladeurs et de leurs écouteurs
Qu’ils kiffent comme des primates
Ils me zappent car je suis trop disparate
Leur mobile qui les rend tous débiles me semble puéril
Si seulement pour un instant ils étaient moins distants
Mais pas l’temps dans cet espace temps
Mon Dieu j’suis peu fière seule dans cette galère
Quel remue méninges aux côtés des tous ces singes
Malgré toutes ces années d’adaptation et ces conseillers d’orientation
Tous bien relou pour pas voir que quelque chose était chelou
Personne ne comprend c’qui me ronge
C’qui me plonge dans tous ces mensonges
Qui s’doute puisque personne n’est à l’écoute
C’qui m’escagasse et c’qui me pousse vers ces shoots
Pour m’évader pour m’barrer de tout c’merdier
Avoir le courage de le faire pour enfin la faire taire
Cette p’tite voix qui est en moi les soirs de désarroi
Un pont c’est pas con ! Sauter pour de bon
Quelque chose me tire non m’attire pour m’amortir
Encore ces putains d’étoiles qui scintillent
Non ce sont des yeux qui pétillent
Il était temps de me sortir de c’carcan
Nouvel espoir j’veux encore y croire
Mon Cheval de Troie ce s’ra toi
Qui guid’ras mes pas dans cette nouvelle voie

Feuille vide

par Henrique - Brésil

Je regarde la feuille vide et je veux écrire
Je pense au texte que je vais construire
Je tente de rassembler les lettres mobiles
Mais mes efforts me semblent être bien inutiles
Dans les terrains sombres de la créativité
Il n’y a pas un mentor qui peut me guider
En cherchant une variante, je zappe les idées
Mais aucune parole ne vient m’aider
Le stylo à la main, j’attends longtemps
Que les paroles fleurissent comme au printemps
Une révolution a lieu dans toutes mes pensées
Et les lettres me brûlent comme le soleil d’été
Dans mon baladeur des sentences sonnent
Faibles comme tombent les feuilles d’automne
Je ne réussis pas à sortir de ma galère
Et je sens dans mon corps le froid de l’hiver
Ça fait des années que j’essaie de te raconter
Un peu de mes malheurs, de mes peurs, de mes fatalités
Enfin, comme un rémue-méninges, des millions de mots
Apparaissent à ma tête dans un crescendo
Dans mon cerveau, soudain, s’ouvre une voie
Et l’armée des mots sort du cheval de Troie
Cette armée cruelle mes idées escagasse
Et ces gendarmes mortels me portent le coup de grâce

Promenade

par Manue - Guatemala

Comme un cheval de Troie
Je voudrais me blottir,
Caché dans la ville en guerre
De tes désirs.
Baladeur fou égaré sur les terres
De tes fantasmes voilés
Je mène en mentor l´espionnage
De tes volontés les moins sages.
Par un jeu de remue- méninges
J´explore les rivages
De ta volupté
Et pour mieux pouvoir imaginer
Toutes les variantes de l´amour
Je me laisse emporter crescendo
Dans l´océan sourd
De nos plaisirs emmêlés.
Les sens escagassés
Par la douceur de ta peau,
Balancé dans les vagues ourlées
De ton sexe
Enroulé dans les sables mobiles
De ta langue
Je me refuse à voguer
Sur la galère du quotidien
Certain que ce n´est pas demain
Que je vais zapper
La banlieue enflammée
De notre jardin secret.

La guerre de Troie n'aura plus lieu

par Ranulfo - France

Ma chère galère,
Ma chair de bois brûle !
Ma sœur, mes viscères macèrent
Face à vous, si jolie mule.

Quand je vous vis rivée à ce port,
Ces soldats haletant en votre ventre,
Le balancement de leurs corps
Au son palpitant de votre antre,

Mon sang est grimpé dans les tours :
Assez forcé de citadelles,
C’est après vos voiles que je chasse, accours,
Elle est tombée la bagatelle.

Que canasson courtise femelle de galion,
Voilà qui étonne.
Pourtant de notre passion
Naîtront des petits par tonne.

Et ne dîtes pas : c’est pas de tonnage,
Dix-huit nœuds quatre cents marmots,
Cramponné au bastingage
Je suis fier d’être votre matelot.

Ensemble nous conterons les moutons,
Sur nos doigts,
Ferons un compte rond,
Sous nos draps :

Un, cheval de, Troie,
Quatre, chevaux de bois,
Cinq, cheveux de toi,
Six chemins de croix…

Et par ce remue-méninge
Accroîtrons la ménagerie,
Car nous, on ne descend pas du singe,
Nous, on monte la cavalerie.

Dans mon poitrail se terrent des hommes,
En votre cale pousseront nos playmobiles.
Je serai un rivage, votre mobile home,
Vous mon ère de camping sauvage, une île.

Jamais plus caravane banalisée,
Ni planque à Spartiates,
Foin du bourrin customisé :
Pour toujours vous êtes Lauren, je suis Bogart.

Mais pour vivre heureux, virons au large,
Prenons la route de la soie,
Loin d’Ulysse menteur à gage,
Et d’Achille mentor du roi.

Au galop je lâche la bride à mon désir,
Non pour épater la galerie, fier,
Mais laissant crescendo grimper le délire,
Je rêve d’éperonner une galère.

Longtemps que je guettais les cigognes,
Et vous voilà, ma matriochka,
Sublime poupée gigogne
Grosse de poulains de bois.

Des enfants, mi-chevaux, mi-trois mats,
En votre sein mijotés, tendrement,
Sans mors ni cordage
Autre que le cordon des mamans.

Un, cheval de, Troie,
Quatre, chevaux de bois,
Cinq, cheveux de toi,
Six chemins de croix…

Et Goélette, la petite dernière,
Avec son cheveu sur la langue :
Quand gronde le tonnerre
Comme un jour de big bang,

Elle brave les embruns sur un air de zouk
En chantant à qui a peur de la marée grasse :
« Zazoute mon Zazou que ze roule sans mazout,
Laisse donc les chiens zapper, la caravelle passe ».

Alors va, riante poupée russe,
-Oui je vous dis tu, vous tutoie-
Etoile du Trois-Fois-Troie-Mois Circus,
-Non ne me rudoie, surtout pas-,

Va vite, sur la mer,
Ma parturiente,
Tracer des GR
Et leurs variantes.

Prends-moi pour compagnon de rame,
D’un bord du monde à l’autre rive,
Chaque jour refaire le coup de la panne,
Se laisser aller à la dérive.

Tu murmureras les consignes aux quatre vents:
En cas de pôle, briser la glace,
En cas d’urgence, tuer le temps
En cas de flibuste, encagasser.

Un, cheval de, Troie,
Quatre, chevaux de bois,
Cinq, cheveux de toi,
Six chemins de croix…

Aveugle dans mon champ de bataille,
J’étais promeneur de belliqueux,
Quand Sirène, a retenti ton chant en braille,
Qui fait de moi le baladeur des gens heureux.

Mais l’amour ne se fait pas en vers
Et contre toutes les rimes
Il vaut mieux se taire.
Point. A l’abîme.

Passeur de rimes

par Estebanzia - France

Dans ma tête les souv’nirs passent leur temps à zapper,
D’la joie à la tristesse et ce d’puis des années.
Dans l’lit avant d’dormir c’t’un vrai remue méninge,
Alors j’m’accroche à ces souv’nirs, pareil à un vieux singe.

Quand la nuit est trop vide les maux vont crescendo,
Et j’calme tout par l’écrit, rien de vaut quelques mots.
J’suis bien certain d’avoir des rimes plus que mobiles,
Et j’sens bien au fond d’mon cœur que mes vers en jubilent.

Quand on écrit c’qui vient du cœur on n’a pas total’ment tort,
D’la poésie et du slam, le dico en est l’mentor.
Tu peux toujours chercher à cet art une variante,
Moi c’est la mélodie qui plus qu’tout m’aimante.

C’est p’têt dur pour toi d’imaginer la galère,
Que travers’rai un poète juste à la r’cherche d’un vers.
La rime facile et les ratures passent leur temps à m’escagasser,
Mais quand viens l’point final du texte, tout mon sang bout, j’le sens vibrer.

J’passe des rimes croisées aux plates j’ai l’cœur quelque peu baladeur,
Des embruns d’mes premiers textes, j’ressentirai toujours l’odeur.
Alors comprends qu’ce texte n’est pas un ch’val de troie
Mais une offrande à tes yeux que j’voudrais voir s’poser sur moi.

Une petite histoire dans la grande, une mise en abîme

par Lobak - Canada

C'est une p'tite histoire dans la grande, c’est une mise en abîme
C'est mon histoire dans le temps, dans un espace plutôt intime

Ma belle maman, mon mentor, est aujourd'hui une mère
Sa petite fille doit naître, le début d'une douce galère
Après plusieurs heures à pousser, le médecin décide d'arrêter
Il va falloir zapper la naissance naturelle du bébé

L'opération n'est qu'une variante, elle ne gâche pas la joie
D'avoir enfin après neuf mois, un être à côté de soi
Avec qui on va partager, toutes ses peines et ses joies
Et à qui on va donner, tout ce qu'on a de meilleur en soi

Déjà tu t'imaginais, un avenir brillant crescendo
Une fille en bonne santé, qu’tu borderais au dodo
Un papa présent, un p’tit frère pour deuxième enfant
Une famille comme à la télé et des petits-enfants

Moi en grandissant, quand j'rêvais au prince charmant
T’étais près d'moi à l'autel, t’avais l'air si content
Je m’voyais t'appeler et te demander des conseils
Te prendre auprès de moi quand tu serais vieille

Pourtant l'avenir nous a eues, les rêves nous ont rattrapées
Un cheval de Troie, un beau matin, a frappé
Bonjour, j'm'appelle Cancer, comment vous aider?
Tu lui as ouvert la porte, il en a profité

Pendant deux ans d'combat, il t'a bien escagassée
Tu t'es longtemps battue, mais tu n'as pas gagné
Il a eu ta peau. Ce salop t'a laissée K.O
Allongée sur ton lit, une nuit tu as soufflé: "cia-o"

Un tueur sans mobile, un baladeur d'âmes
Il t'a transportée dans les cimes, j'espère sans trop de larmes
Sans toi, mes rêves et moi, nous étions carrément perdus
Besoin d'un remue-méninges, mais c'était vraiment peine perdue

J'avais beau penser, je ne savais plus pourquoi
Mon coeur arraché ne saignait plus qu'à toi

C'est une p'tite histoire dans la grande
C’est une mise en abîme
C'est mon histoire dans le temps
Dans un espace plutôt intime

Aujourd'hui, ça fait plus d'quinze ans
Pourtant, j’apprivoise encore cette petite fille apeurée
Qui pleure "Où est-tu maman?"
Et qui te prie en demandant: "Pourquoi m'as-tu abandonnée?"

Toi

par Jenn - Madagascar

dis-moi pourquoi quand je parle de toi bizarrement je tremble
pourtant ça fait déjà un bon bout de temps qu'on est ensemble
je t'ai pris pour mentor, je suis avec toi à toute heure
tu es toujours à mes côtés, c'est toi que j'écoute dans mon baladeur

aujourd'hui, j'oublie ma peur, je veux te dire merci
de m'avoir sortie de la galère et d'avoir changer ma vie
cette vie qui est loin d'être un conte de fée
cette vie que pendant longtemps j'ai voulue zapper

tu m'a ouvert des portes, tu m'as donné du courage
tu m'a donné ma chance de partager ma rage
aujourd'hui elle monte au crescendo, on ne peut la retenir
qu'on vienne m'escagasser, je t'ai promis de ne pas m'enfuir

tu m'a promis à ton tour, de m'exprimer en liberté
et malgré leurs remue-méninges, ils ne pourront nous arrêter
on est des âmes heureux, malgré quelques désamours
quand tu t'identifies à tes variantes ou quand d'autres te clament leurs amours

moi, je te promets d'être fidèle, j'éviterai d'être mobile
et que si un jour je vais au ciel, j'écrirai à l'encre indélébile
que c'est toi, comme un cheval de Troie, tu m'as soumis, tu es encré dans mon esprit oui c'est toi,
je t'ai donné mon âme
à toi SLAM

...mais si un jour je t'oublie, s'il arrive que je te remplace par "Lui"
promets-moi, promets-moi de ne pas m'en vouloir
car je t'appartiens mais c'est "lui" que j'ai choisi

Le dictionnaire

Traduction

alexandria

webTV

 
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