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Guinée : des manifestations réprimées dans le sang

L'œil de la rédaction

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Guinée : des manifestations réprimées dans le sang
Policiers arrêtant un protestataire à Conakry le 28 septembre 2009 (AFP)

Un massacre à Conakry

Plus de cent cinquante sept personnes hostiles à la junte au pouvoir ont été tuées par balles lundi 28 septembre à Conakry, selon, l'organisation guinéenne des droits de l'homme et l'ONU, au cours d'une manifestation réprimée dans le sang par les forces de sécurité.

Plus d'un millier de personnes ont été blessées, et des femmes auraient été violées selon l'Union des forces républicaines (UFR, opposition).

La junte avance un bilan de cinquante six morts et neuf cent trente quatre blessés.

C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré l'usage excessif de la force contre les manifestants et appelé les forces de sécurité à la retenue.

Ancienne puissance coloniale, la France a condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et a stoppé immédiatement ses aides et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

Lundi 28 septembre à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.


(Source AFP)


"Nous avons besoin d'espoir et d'aide"



Le chanteur guinéen Fodé Baro vient de fonder un collectif d'aide aux blessés de Conakry, après la répression meurtrière contre les opposants.

Écouter l'entretien avec Linda Giguère, 3'23

Opération ville morte à Conakry

48 heures de protestation passive dans la capitale guinéenne pour rendre hommage aux victimes du 28 septembre. Pour la population, ce massacre a été la goutte d'eau : la junte doit quitter le pouvoir.


Récit de Karine Barzegar
13 octobre 2009 - 2'

Le Haut commissariat de l'Onu aux droits de l'homme enquête sur les massacres en Guinée

C'est la responsable de l'agence onusienne qui a part de cette information. Un conseiller spécial de l'Onu est en mission en Guinée pour faire la lumière sur les tueries de septembre dernier.

JT - TV5Monde - 08 octobre 2009

"Il faut organiser des élections libres et transparentes"

L'opposition guinéenne réclame le départ du capitaine Camara. Témoignage depuis son lit d'hôpital de Cellou Dallein Diallo, un des principaux opposants et ex premier ministre, réfugié en France.

Reportage de Johan Bodin
7 octobre 2009 - 1'23

Dadis Camara répond à Bernard Kouchner

Le ministre français des Affaires Étrangères a dénoncé les massacres de Conakry quelques jours après les manifestations des opposants. Le chef de la junte guinéenne réagit à ce message.

JT TV5Monde
06 octobre 2009

"Seule une enquête internationale peut faire la lumière sur ces évènements"

Entretien avec Gaëtan Mootoo, d'Amnesty International.

JT TV5Monde
3 octobre 1989 - 4'54

Camara : "Je n'étais pas informé"

Trois jours après les massacres, le 1er octobre, le capitaine Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, répond aux questions de TV5Monde, en direct dans le journal : un entretien au cours duquel le dictateur rejette la responsabilité de la tuerie sur l'opposition, et où il conteste le nombre des victimes, dont on sait depuis qu'il fut même sous estimé...


JT TV5Monde
01 octobre 2009 - 6'

Dadis Camara demande une enquête internationale après la répression

Les menaces de sanctions de la communauté internationale auraient-elles eu un effet ? Le chef de la junte militaire au pouvoir demande la mise en place d'une enquête internationale pour faire la lumière sur les massacres lors des dernières manifestations à Conakry.

JT-TV5Monde - 01 octobre 2009 - 1'55

Francis Laloupo " La situation actuelle en Guinée était prévisible"

Violences, assassinats et viols, la répression de ces dernières heures à Conakry ne serait que le résultat d'une situation politique qui se dégrade progressivement depuis des mois.

L'analyse de Francis Laloupo - directeur de la Rédaction du magazine panafricain Continental
JT TV5Monde - 29 septembre 2009 - 4'34
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