Un massacre à Conakry
Plus de cent cinquante sept personnes hostiles à la junte au pouvoir ont été tuées par balles lundi 28 septembre à Conakry, selon, l'organisation guinéenne des droits de l'homme et l'ONU, au cours d'une manifestation réprimée dans le sang par les forces de sécurité.
Plus d'un millier de personnes ont été blessées, et des femmes auraient été violées selon l'Union des forces républicaines (UFR, opposition).
La junte avance un bilan de cinquante six morts et neuf cent trente quatre blessés.
C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré l'usage excessif de la force contre les manifestants et appelé les forces de sécurité à la retenue.
Ancienne puissance coloniale, la France a condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et a stoppé immédiatement ses aides et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".
Lundi 28 septembre à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.
(Source AFP)