L'œil de la rédaction

japon_nouvelle_majorite_septembre_2009
Le Japon tourne difficilement la page de 50 ans de politique libérale

La Diète - siège du Parlement japonais
Le 30 août 2009, le Japon avait tourné une page de son histoire politique : pour la première fois, à l'exception d'une parenthèse de neuf mois en 1993, le PLD, Parti libéral démocrate, qui dominait la vie de l'Archipel, cédait la place. Avec la crise, le sort réservé à des milliers de salariés précaires lâchés par les entreprises, en décembre 2008, avait profondément ému la population. Le Parti démocrate japonais, PDJ, avait compris ce rejet d'une politique ultra libérale, et quoique idéologiquement de centre gauche, il avait construit un programme faisant la part belle à une redistribution des richesses.
Son chef de file Yukio Hatoyama voulait également se rapprocher d'autres puissances asiatiques pour contrebalancer l'hégémonie américaine.
Sur le plan intérieur, il avait promis des aides familiales, des subventions à l’agriculture ou encore la gratuité de l’enseignement au lycée. Il comptait ainsi redonner aux Japonais ce sentiment d’appartenance à une société de partage proche de celle d’autrefois.
Il lui restait alors à tenter de changer le Japon, comme il l'a promis, en "faveur de la vie des gens".
Las ! Neuf mois plus tard, crédité d'une popularité désastreuse, le Premier ministre, Yukio Hatoyama, jetait l'éponge, atteint par le fiasco du déménagement de la base aérienne de Futenma sur l'île d'Okinawa (sud) et les scandales de financement occulte qui ont éclaboussé son entourage.
Issu d'une dynastie politique peu révolutionnaire, Yukio Hatoyama aura perdu en très peu de temps son état de grâce en raison de ses multiples voltes-faces, de son indécision et de ses choix contradictoires. Son successeur, Naoto Kan, un militant de gauche reconverti à la rigueur, était jusque là ministre des Finances et vice-premier ministre.
Son chef de file Yukio Hatoyama voulait également se rapprocher d'autres puissances asiatiques pour contrebalancer l'hégémonie américaine.
Sur le plan intérieur, il avait promis des aides familiales, des subventions à l’agriculture ou encore la gratuité de l’enseignement au lycée. Il comptait ainsi redonner aux Japonais ce sentiment d’appartenance à une société de partage proche de celle d’autrefois.
Il lui restait alors à tenter de changer le Japon, comme il l'a promis, en "faveur de la vie des gens".
Las ! Neuf mois plus tard, crédité d'une popularité désastreuse, le Premier ministre, Yukio Hatoyama, jetait l'éponge, atteint par le fiasco du déménagement de la base aérienne de Futenma sur l'île d'Okinawa (sud) et les scandales de financement occulte qui ont éclaboussé son entourage.
Issu d'une dynastie politique peu révolutionnaire, Yukio Hatoyama aura perdu en très peu de temps son état de grâce en raison de ses multiples voltes-faces, de son indécision et de ses choix contradictoires. Son successeur, Naoto Kan, un militant de gauche reconverti à la rigueur, était jusque là ministre des Finances et vice-premier ministre.
- Sommaire dossier

JAPON
Chef de l'Etat : Empereur Akihito Premier Ministre : Yoshihiko NodaCapitale : Tokyo
Superficie : 377 915 km2²
Population : 127 156 000 habitants
Gentilé : Japonais, Japonaise
Cité du monde : Tokyo
















