L'œil de la rédaction

Vancouver 2010, jeux olympiques d'hiver
JO d'hiver 2010 - Les épreuves de Catherine à Vancouver

Catherine François, correspondante TV5Monde au Canada, vient d'arriver à Vancouver.
Le blog de notre correspondante au Canada
Vancouver... la ville canadienne de la côte ouest, coincée entre les montages et l'océan Pacifique... la ville dont on vante la beauté et le spectaculaire, la ville qui fait rêver !...
Moi qui vis à Montréal depuis plus de 20 ans maintenant, je m'étais jurée d'y aller un jour... Ces Jeux Olympiques d'hiver m'en donnent une formidable occasion, surtout en tant que correspondante de TV5Monde au Canada.
En plus de mes reportages que vous pourrez voir sur les ondes de TV5Monde tous les jours durant les Jeux, vous pourrez lire dans ces carnets les aventures, péripéties et anecdotes que je vais vivre au cours de cette couverture olympique...
Voici donc les épreuves de Catherine à Vancouver...
Déjà fini !?!
28 février 2010 par Catherine François
Quand vous lirez ces lignes, les Jeux olympiques de Vancouver seront sur le point de se terminer, la flamme va s’éteindre dans la vasque du BC Stadium et dans celle qui est au bord de l’eau, au centre-ville.Dans l’ensemble, ces Jeux ont été un beau succès, l’organisation a été sans faille, les athlètes ont ADORÉ leurs Jeux et les Vancouvérois ont embarqué dans la fête olympique avec un enthousiasme absolument délirant…
Ici et ailleurs au pays, les Canadiens ont même été atteints d’une fièvre patriotique sans précédent, eux qui ont pourtant en général « la feuille d’érable plutôt mince » si vous me permettez l’expression…
Ben là je peux vous dire qu’ils l’ont agitée avec frénésie la feuille d’érable, je vis dans ce pays depuis 20 ans et je n’ai jamais vu ça !
Au demeurant le Canada n’est peut-être pas sur la plus haute marche du podium dans la course aux médailles - tel qu’annoncé un peu trop vite par les officiels canadiens avec le programme « A nous le podium » dont je vous ai parlé plus tôt cette semaine dans ce blog - mais il termine en troisième position, ce qui est plus qu’honorable. Les athlètes canadiens viennent même de fracasser le record de médailles jamais remportées par leur pays à des Jeux olympiques !
Alors si certains se sont posé des questions sur la pertinence de ce programme et sur la justification d’injecter 110 millions de dollars auprès des athlètes, je pense que là, on vient de répondre sans aucune équivoque à toutes ces questions…

La maison des Jeux de Sochi a été très populaire pendant les Jeux de Vancouver : c'est au tour de la Russie maintenant
(Photo C. François)
La fin de ces Jeux, c’est aussi la fin d’un véritable marathon entrepris le 10 février dernier…
Depuis le 12 février, nous avons envoyé 18 reportages à TV5 Monde, trois avaient été produits avant mon départ – les portraits d’athlètes – mais le reste a été fait ici, jour après jour. Nous avons aussi pu recueillir des réactions de médaillés, accueillir des invités dans les bulletins de nouvelles de TV5 Monde, fait la navette virtuelle entre Vancouver, Montréal et Paris pour « envoyer » les reportages, faire des « duplex », etc.
Je parle de marathon car en général, les téléspectateurs ne se doutent pas, en regardant un bulletin de nouvelles, la somme de travail que requiert un reportage de 2 minutes ! Le tournage, la rédaction, le montage, autant d’étapes qui sont autant de sauts d’obstacles et qui demandent des heures et des heures de travail.
J’ai essayé, à travers tous ces reportages, de vous présenter la ville, ses habitants, la francophonie d’ici, les différents visages qu’ont pris ces Jeux olympiques sans pouvoir, malheureusement, toucher aux vrais aspects sportifs, n’ayant pas – ou si peu – accès aux images de compétitions. Heureusement, j’ai eu la possibilité de vous faire vivre les quelques compétitions que j’ai eu la chance d’aller voir dans le « blog » que je tiens sur les Jeux et Vancouver depuis le premier février.
D’ailleurs la fin de cette aventure olympique sonne aussi le glas de ce « blog ». Un mois ! Comme cela a passé vite ! Avec ces carnets, j’ai retrouvé le plaisir de l’écriture, un plaisir qui est beaucoup moins intense quand on rédige un reportage pour la télévision… j’ai commencé ma carrière dans l’écrit et c’est quelque chose qui me manque… Ces carnets quotidiens depuis un mois m’ont permis de combler, momentanément, ce manque !
Écrire ces pages, partager mes « épreuves » avec vous a été un vrai bonheur, cela a été un travail très complémentaire des reportages puisque ce que je ne pouvais pas vous montrer, je pouvais vous le décrire. La rapidité, la fluidité, la facilité de l’écrit, rien ne pourra jamais remplacer ça ! Merci à tous ceux qui m’ont suivi au quotidien dans ces carnets et merci à l’équipe de TV5 Monde qui m’a donné la chance de réaliser ce blog et qui ‘a mis en ligne ! On recommence quand vous voulez !
Pour conclure, j’ai adoré cette expérience olympique, elle a été passionnante, exaltante et intense, tant sur les plans professionnel que personnel, c’était vraiment formidable de marcher dans les rues de Vancouver, de sentir la fébrilité de la foule, et de se dire : « voilà j’y suis, je suis au cœur de l’action, c’est là que ça se passe ».
Une expérience unique, de celles qui marquent, de celles qui laissent autant de souvenirs merveilleux à ranger dans sa petite besace…
Depuis le 12 février, nous avons envoyé 18 reportages à TV5 Monde, trois avaient été produits avant mon départ – les portraits d’athlètes – mais le reste a été fait ici, jour après jour. Nous avons aussi pu recueillir des réactions de médaillés, accueillir des invités dans les bulletins de nouvelles de TV5 Monde, fait la navette virtuelle entre Vancouver, Montréal et Paris pour « envoyer » les reportages, faire des « duplex », etc.
Je parle de marathon car en général, les téléspectateurs ne se doutent pas, en regardant un bulletin de nouvelles, la somme de travail que requiert un reportage de 2 minutes ! Le tournage, la rédaction, le montage, autant d’étapes qui sont autant de sauts d’obstacles et qui demandent des heures et des heures de travail.
J’ai essayé, à travers tous ces reportages, de vous présenter la ville, ses habitants, la francophonie d’ici, les différents visages qu’ont pris ces Jeux olympiques sans pouvoir, malheureusement, toucher aux vrais aspects sportifs, n’ayant pas – ou si peu – accès aux images de compétitions. Heureusement, j’ai eu la possibilité de vous faire vivre les quelques compétitions que j’ai eu la chance d’aller voir dans le « blog » que je tiens sur les Jeux et Vancouver depuis le premier février.
D’ailleurs la fin de cette aventure olympique sonne aussi le glas de ce « blog ». Un mois ! Comme cela a passé vite ! Avec ces carnets, j’ai retrouvé le plaisir de l’écriture, un plaisir qui est beaucoup moins intense quand on rédige un reportage pour la télévision… j’ai commencé ma carrière dans l’écrit et c’est quelque chose qui me manque… Ces carnets quotidiens depuis un mois m’ont permis de combler, momentanément, ce manque !
Écrire ces pages, partager mes « épreuves » avec vous a été un vrai bonheur, cela a été un travail très complémentaire des reportages puisque ce que je ne pouvais pas vous montrer, je pouvais vous le décrire. La rapidité, la fluidité, la facilité de l’écrit, rien ne pourra jamais remplacer ça ! Merci à tous ceux qui m’ont suivi au quotidien dans ces carnets et merci à l’équipe de TV5 Monde qui m’a donné la chance de réaliser ce blog et qui ‘a mis en ligne ! On recommence quand vous voulez !
Pour conclure, j’ai adoré cette expérience olympique, elle a été passionnante, exaltante et intense, tant sur les plans professionnel que personnel, c’était vraiment formidable de marcher dans les rues de Vancouver, de sentir la fébrilité de la foule, et de se dire : « voilà j’y suis, je suis au cœur de l’action, c’est là que ça se passe ».
Une expérience unique, de celles qui marquent, de celles qui laissent autant de souvenirs merveilleux à ranger dans sa petite besace…
Les forêts miniatures de Vancouver

Geneviève Noël pose avec fierté devant l'un de ses murs "végétalisés"
(Photo C. François)
27 février 2010 par Catherine François
Est-ce parce qu’elle a planté pendant des années plus d’un million d’arbres que Geneviève Noël a décidé de se consacrer à la réalisation de forêts miniatures sur des toits et sur des murs ?Je vous l’ai présentée hier dans un reportage : la Québécoise de 40 ans, qui vit depuis 12 ans à Vancouver, a fondé il y a deux ans son entreprise, MUBI, spécialisée dans la conception de toits et de murs « végétalisés ».
Le concept est génial : faire pousser des plantes sur un toit ou sur des murs intérieurs ou extérieurs d’immeubles ou d’appartements… Si les toits verts sont de plus en plus répandus dans les grandes villes, les murs « végétalisés » commencent à peine à éclore… mais ils semblent destinés à un bel avenir.
Dans ces mondes de béton et d’acier que sont nos villes, ils sont comme les bronchioles de trop rares poumons de verdure… Les murs végétalisés améliorent la qualité de l’air, ils sont des refuges pour les insectes et les oiseaux et ils sont aussi de très belles œuvres d’art à contempler pour les pauvres humains que nous sommes. Bref, tout le monde y gagne !
C’est pour cela que Geneviève s’est lancée dans cette verte aventure, elle voulait faire sa part pour l’environnement et elle aimait également le côté créatif qu’il faut déployer pour penser et installer ces murs de verdure ( elle a d’abord été une designer de mode ).
Il existe plusieurs procédés pour fabriquer et installer des murs « végétalisés » mais Geneviève a opté pour le caisson modulaire, plus simple à manipuler, et plus durable également. Ses murs sont donc un assemblage de caissons fabriqués en tissu synthétique et contenant les racines des plantes ainsi que différents produits de compost pour assurer leur développement. Ces caissons ont aussi l’avantage d’être perméables donc les racines peuvent s’y épanouir jusqu’au caisson voisin, ce qui assure une belle croissance aux plantes.
Geneviève travaille en collaboration avec des manufacturiers, des architectes-paysagers et des producteurs de serre ( c’est là que poussent les plantes insérées dans les caissons avant qu’ils ne soient installés sur le mur ) pour réaliser ses murs de verdure.
Les clients de Geneviève sont surtout des entreprises, des hôtels ou des institutions ( elle a par exemple installé au village olympique de Vancouver une arche qui surplombe l’un des salons pour les athlètes ). Mais Geneviève a aussi quelques particuliers qui ont les moyens de s’offrir un mur « végétalisé » ( calculez entre 80 et 150 dollars pour un petit carré de 12 centimètres par 12 centimètres, incluant l’installation, le système d’irrigation et un an d’entretien ).
Geneviève s’est spécialisée dans les murs « végétalisés » extérieurs et elle privilégie les plantes locales… des fougères, du lierre, du gingembre sauvage , des violettes et même des fraises des bois…
L’été dernier, l’un de ses clients a même réussi à faire une fête fraises-champagne parce que son mur « végétalisé » débordait de fraises. Il veut maintenant planter de la menthe fraîche pour pouvoir organiser une fête arrosée au mojitos… C’est quand même pas banal, tendre le bras vers un mur pour mettre des feuilles de menthe dans son mojito !
La médaille du coeur des Jeux de Vancouver

La canadienne Joannie Rochette - au centre en bleu turquoise - a gagné la médaille du coeur jeudi soir au Pacific Coliseum
(Photo C. François)
26 février 2010 par Catherine François
Sa prestation, mardi dernier sur la glace du Pacific Coliseum, a ému le Canada tout entier, celle qu’elle a offert ce jeudi soir au programme libre l’a bouleversé.Je parle de Joannie Rochette, cette patineuse canadienne dont la mère est morte subitement dimanche dernier, elle a succombé à une crise cardiaque alors qu’elle venait d’arriver à Vancouver avec son mari pour voir sa fille patiner. Malgré le drame, la jeune québécoise a décidé de poursuivre la compétition, ce qui était d’un courage admirable.
Et elle a réussi à monter sur le podium, en remportant la médaille de bronze ( c’est la Coréenne Kim Yu-Na qui a remporté l’or au terme d’une prestation parfaite, un sans faute ). Comment la jeune femme a pu réussir cet exploit ? Où a-t-elle trouvé la force et les ressources pour chausser ses patins ? Le bronze pour Joannie donc mais c’est la médaille du cœur qu’elle est allée chercher...
Pour revenir au patinage artistique, j’avais déjà vu la majorité des compétitions lors des Jeux olympiques d’Albertville et en y retournant hier, je me suis fait la réflexion que depuis presque 20 ans, ce sport n’avait pas beaucoup évolué. Attention, je suis loin d’être une spécialiste, je parle en simple spectatrice ici et une spectatrice qui est loin d’être assidue.
Mais il me semble que c’est toujours les mêmes musiques très classiques, les mêmes sauts, les mêmes pirouettes, les mêmes mouvements… Vous me direz : comment réinventer le genre ? Un triple axel reste un triple axel ! C’est sûr… techniquement c’est sûr…
Je parle plus sur le plan artistique, dans le choix musical, des costumes plus « osées » peut-être. Je sais qu’il y a des patineurs et des patineuses qui ont essayé de faire bouger les choses, mais ils sont rares et il me semble que ce sport est, disons, quelque peu, figé dans le classicisme, peut-être, de ceux qui le jugent ? Ces fameux juges qui, plus souvent qu’autrement, ont justement sanctionné l’audace…
Toujours dans le domaine du patinage artistique, il y a eu toute une controverse à ce sujet ici durant les Jeux Olympiques. Deux commentateurs de la télévision québécoise qui diffuse l’événement y sont allés de propos pour le moins déplacés sur l’un des patineurs, l’Américain Johnny Wier… Ils ont remis en question sa masculinité à cause du costume que portait le jeune homme, allant jusqu’à lui suggérer d’aller passer un test de féminité. L’un des deux commentateurs a même estimé qu’il donnait un mauvais exemple de ce sport souvent décrié dans ses compétitions masculines pour l’image justement parfois efféminées qu’il véhicule ( les costumes à paillettes, les froufrous, le strass… )
Devant le tollé et les hauts cris de la communauté gaie ici au Canada - la controverse a aussi dépassé les frontières - les deux commentateurs se sont excusés publiquement mais le mal était fait…
PS : le Canada est remonté d’un rang dans la course aux médailles grâce, entre autres, aux Canadiennes qui ont remporté, mercredi, pas moins de 4 médailles ! D’ailleurs plus de la moitié des médailles gagnées par le Canada à ces Jeux Olympiques l’ont été par des femmes ! Dont l’équipe canadienne de hockey et dont Clara Hugues, qui, à 37 ans, a fini une carrière d’athlète exceptionnelle en remportant une médaille de bronze aux 5 000 mètres en patinage de vitesse. Il s’agit de sa 6ème médaille olympique et Clara Hugues fait partie du club ultra sélect d’athlètes qui ont remporté des médailles à des Jeux olympiques d’été et d’hiver ( ils ne sont que 4 dans ce club )
Comme l’a si bien dit l’un de mes collègues, avant on savait qu’on ne pouvait pas vivre sans elles, maintenant on sait aussi qu’on ne peut pas GAGNER SANS ELLES ! Eh bien messieurs, c’est seulement maintenant que vous le réalisez ? ;-)
De l'audience...en or !

Tous les jours, du matin jusqu'à tard le soir, ils font la queue devant ce magasin pour acheter des souvenirs olympiques
(Photo C. François)
25 février 2010 par Catherine François
Ce n’est pas dans mes habitudes parce qu’en général on est pas trop copains les chiffres et moi, mais je vous en jette quand même quelques-uns en pâture, des chiffres plutôt éloquents sur la « big business » qu’est l’olympisme…- Selon le CIO, les Jeux de Vancouver vont devenir les Jeux les plus regardés de l’histoire de l’olympisme, avec, jusqu’à maintenant – et il reste 4 jours de compétitions - près de 3 milliards et demi de téléspectateurs dans le monde qui ont, à un moment ou à un autre, regardé une épreuve. Trois milliards et demi de personnes, c’est la moitié de la planète… qui dit mieux ?
- Toujours selon le CIO, la couverture internationale des Jeux de Vancouver a augmenté de 47% par rapport aux Jeux de Turin en 2006, ça inclut les médias traditionnels et les nouveaux médias – internet et cie…
- Les télévisions canadiennes qui diffusent les Jeux ici FRACASSENT des records d’audience : la cérémonie d’ouverture du 12 février dernier a été l’événement regardé par le plus grand nombre de personnes dans l’histoire de la télévision canadienne, avec une audience de 23 millions de personnes, soit 70% de la population. La diffusion des matchs de hockey dans lesquels joue le Canada bat également des records historiques.
Vous n’êtes pas sans savoir que les télévisions du monde entier PAYENT le gros prix pour être les détenteurs exclusifs, dans leur pays, des droits de diffusion des Jeux Olympiques et ils payent la facture au Comité international olympique… Y’a quelqu’un quelque part qui sait combien de millions de dollars dorment dans les comptes en banque du CIO ???
Autres chiffres affolants : les produits rattachés aux Jeux se vendent ici comme des petits pains chauds, c’est même la folie furieuse. Il y a au centre-ville de Vancouver le magasin LA BAIE qui est le dépositaire de tous ces produits olympiques et chaque jour, plusieurs milliers de personnes y font la queue pour y rentrer.
Le magasin est même resté ouvert la nuit la fin de semaine dernière - et il va l’être encore le dernier week-end des Jeux - tellement il y a de la demande ( alors que d’autres magasins en ville vendent les mêmes produits et même moins chers )...
Les recettes dérivées de la vente de ces produits tombent dans les caisses du comité organisateur des Jeux de Vancouver qui, déjà, nous annonce un record : 54 millions de dollars ( en comparaison, les ventes des produits olympiques des Jeux de Turin ont rapporté 20 millions de dollars, ceux de Salt Lake City en 2002 35 millions de dollars…
Les fameuses moufles rouges – des mitaines comme disent les Québécois - avec la feuille d’érable et les anneaux olympiques sont maintenant introuvables, il s’en est vendu 3 millions de paires à 10$ la paire.
Je viens moi-même d’alimenter la caisse en achetant des cadeaux de VANCOUVER 2010… des souvenirs olympiques, ça n’arrive pas souvent dans une vie quand même…
Autres chiffres affolants : les produits rattachés aux Jeux se vendent ici comme des petits pains chauds, c’est même la folie furieuse. Il y a au centre-ville de Vancouver le magasin LA BAIE qui est le dépositaire de tous ces produits olympiques et chaque jour, plusieurs milliers de personnes y font la queue pour y rentrer.
Le magasin est même resté ouvert la nuit la fin de semaine dernière - et il va l’être encore le dernier week-end des Jeux - tellement il y a de la demande ( alors que d’autres magasins en ville vendent les mêmes produits et même moins chers )...
Les recettes dérivées de la vente de ces produits tombent dans les caisses du comité organisateur des Jeux de Vancouver qui, déjà, nous annonce un record : 54 millions de dollars ( en comparaison, les ventes des produits olympiques des Jeux de Turin ont rapporté 20 millions de dollars, ceux de Salt Lake City en 2002 35 millions de dollars…
Les fameuses moufles rouges – des mitaines comme disent les Québécois - avec la feuille d’érable et les anneaux olympiques sont maintenant introuvables, il s’en est vendu 3 millions de paires à 10$ la paire.
Je viens moi-même d’alimenter la caisse en achetant des cadeaux de VANCOUVER 2010… des souvenirs olympiques, ça n’arrive pas souvent dans une vie quand même…
La médaille d'or aux Vancouverois !

Vancouver est reconnu pour offrir l'une des plus belles qualités de vie au monde
(Photo C. François)
24 février 2010 par Catherine François
Je vous ai parlé de l’enthousiasme délirant des Canadiens – et des Vancouvérois – envers leurs athlètes et leur pays… expliqué que la feuille d’érable rouge et blanche était tatouée un peu partout dans la ville.Mais je tiens aussi à vous dire à quel point les gens qui vivent ici sont AGRÉABLES, SYMPATHIQUES, CONVIVIAUX et CIVILISÉS. Non mais sérieusement, depuis bientôt un mois que je suis ici, je n’ai pas encore rencontré une seule personne désagréable, impolie, déplaisante, « bête » ou « raide » comme on dit au Québec. C’est quand même quelque chose !
Partout où je suis allée, restaurants, bars, hôtels, commerces, les employés de Radio-Canada à Vancouver, dans les rues bondées, je n’ai croisé que des sourires, des « Where do you come from ? », des « Can I help you ? »… J’ai peut-être été très chanceuse et je vais peut-être attraper un individu particulièrement désagréable à la fin de mon séjour mais pour l’instant, moi je donne la médaille d’OR aux Vancouvérois pour leur comportement, leur gentillesse, leur amabilité.
Et je pense que cela aide beaucoup au succès de ces Jeux, cela transpire dans les rues de Vancouver.
C’est vrai que quand l’équipe canadienne de hockey est en piste et qu’elle gagne ses matchs, ça crie et ça fête fort dans la rue mais ça reste pour l’instant très civilisé comme débordements. C’est vrai aussi que dimanche dernier les forces de l’ordre étaient sur les dents parce que le Canada rencontrait les Etats-Unis au hockey et on craignait des débordements selon les résultats du match. Les autorités avaient même ordonné la fermeture des magasins qui vendent de l’alcool ( les « Liquor store » ) tôt dans l’après-midi pour éviter que les partisans n’arrivent au match gorgés d’alcool comme des éponges et que cela ne dégénère après.
Mais le Canada a perdu et la foule est sagement rentrée chez elle, probablement au grand soulagement des policiers. On appréhende aussi des débordements dimanche prochain, à la finale de hockey, si jamais le Canada s’y retrouve et qu’il gagne la médaille d’or. Ou alors s’il perd. A suivre donc, peut-être que les choses vont dégénérer dimanche mais jusqu’ici, RIEN À SIGNALER sinon un peuple beurré de rouge et de blanc toute à sa joie de célébrer l’olympisme en ses murs.

Un tunnel d'arbres en fleur en plein coeur de Vancouver
(Photo C. François)
Ici vous savez, c’est le mode de vie nord-américain et en plus on est sur la côte ouest, alors les gens sont vraiment très cool…
La Colombie-Britannique est d’ailleurs surnommée la Californie du nord et pour être allée en Californie, je trouve qu’il y a effectivement des similitudes, entre autres dans ce mode de vie assez calme, cette même passion pour tout ce qui est plein air, ce contact privilégié avec la nature, cette espèce d’ « EASY GOING » comme le dit si bien cette expression anglaise et qui n’a pas d’équivalent en français…
Est-ce la douceur du climat, la beauté des paysages, la majesté des montagnes environnantes, la brise du Pacifique ?
Dans un de mes reportages qui sera diffusé plus tard cette semaine, je parle du nombre de Français qui viennent de plus en plus nombreux s’installer dans l’ouest canadien. Je les comprends… même si tout n’est pas rose ici – rien n’est parfait en ce bas-monde - c’est un très bel endroit à vivre je pense, avec, effectivement, une qualité de vie assez exceptionnelle dans le monde. Ce qui n’enlève rien à plein d’autres endroits ailleurs sur la planète bien sûr, dont Montréal et le Québec, qui offre cette chance unique en Amérique du nord de vivre en français.
Les Francophones d’ici m’ont quand même avoué, parfois à mots couverts, qu’ils s’ennuyaient à l’occasion de ce fait français. Une de mes amies qui a vécu ici pendant 7 ans a même décidé de revenir au Québec parce qu’elle avait envie de revivre en français dans son quotidien. Une autre Vancouvéroise m’a aussi dit que si les Montréalais vivaient à Vancouver, ce serait le meilleur endroit où vivre au monde. Il faut croire que dans la vie, on ne peut pas tout avoir…
La Colombie-Britannique est d’ailleurs surnommée la Californie du nord et pour être allée en Californie, je trouve qu’il y a effectivement des similitudes, entre autres dans ce mode de vie assez calme, cette même passion pour tout ce qui est plein air, ce contact privilégié avec la nature, cette espèce d’ « EASY GOING » comme le dit si bien cette expression anglaise et qui n’a pas d’équivalent en français…
Est-ce la douceur du climat, la beauté des paysages, la majesté des montagnes environnantes, la brise du Pacifique ?
Dans un de mes reportages qui sera diffusé plus tard cette semaine, je parle du nombre de Français qui viennent de plus en plus nombreux s’installer dans l’ouest canadien. Je les comprends… même si tout n’est pas rose ici – rien n’est parfait en ce bas-monde - c’est un très bel endroit à vivre je pense, avec, effectivement, une qualité de vie assez exceptionnelle dans le monde. Ce qui n’enlève rien à plein d’autres endroits ailleurs sur la planète bien sûr, dont Montréal et le Québec, qui offre cette chance unique en Amérique du nord de vivre en français.
Les Francophones d’ici m’ont quand même avoué, parfois à mots couverts, qu’ils s’ennuyaient à l’occasion de ce fait français. Une de mes amies qui a vécu ici pendant 7 ans a même décidé de revenir au Québec parce qu’elle avait envie de revivre en français dans son quotidien. Une autre Vancouvéroise m’a aussi dit que si les Montréalais vivaient à Vancouver, ce serait le meilleur endroit où vivre au monde. Il faut croire que dans la vie, on ne peut pas tout avoir…
Le coq sur la feuille d'érable

Vancouver est drappée d'une feuille d'érable géante !
(Photo C. François)
23 février 2010 par Catherine François
Depuis plusieurs jours, les passions se déchaînent un peu partout au Canada, dans les journaux, radios et télévisions : mais que font les athlètes canadiens ? Pourquoi ne sont-ils pas couverts d’or tel que promis, tel que projeté ? Pourquoi juste cette cinquième place occupée par la feuille d’érable dans la course aux médailles alors qu’elle prétendait régner à la première ? Que se passe-t-il ?En 2005, le gouvernement canadien a mis en place un programme d’aide nationale aux athlètes, baptisé À NOUS LE PODIUM…
Plus de 110 millions de dollars ont été investis dans les sports et les athlètes les plus prometteurs, on les a entourés de physiothérapeutes, massothérapeutes, psychologues de sport, nutritionnistes (voir mon reportage sur la nutritionniste de l’équipe de patinage de vitesse courte piste ), des stages d’entraînement dans les meilleurs centres du coin, les meilleurs entraîneurs etc… tout ce qu’il faut pour qu’ils puissent donner leur 110% le jour venu…
Un programme avec UN objectif en ligne de mire, un objectif claironné sur TOUTES les tribunes avant les Jeux : le Canada va remporter la course aux médailles, le Canada sera sur la plus haute marche du podium ! COCORICO ! Quand le castor (emblème national) se prend pour un coq !!!

















