Les réfugiés syriens du Liban, entre peur et espoir

© Pauline Garaude
"On aide à peu près 100 personnes par jour"
02.04.2012
Officiellement, le gouvernement libanais aide peu les Syriens qui affluent et il n'y a toujours pas d’accord entre Beyrouth et Damas pour ouvrir un corridor humanitaire. C'est donc via des ONG et la Croix Rouge libanaise que s’organise l’essentiel de l’aide humanitaire aux réfugiés.
Etilaf est l’une de ces organisations. "Parapluie" de vingt-huit associations, elle est dirigée par le Cheikh Lokmane, compte sept antennes dans le pays, cent-cinquante employés et des centaines de bénévoles.
Ici, dans leur bureau d'Akar au Nord du Liban, à 30 kilomètres à peine de la frontière, l’un des responsables distribue des coupons de nourriture à une famille nouvellement arrivée de Homs – dont il enregistre scrupuleusement l’identité sur un fichier Excel.
"On aide à peu près cent personnes par jour : médicaments et visites médicales, couverture, vêtements kits d’hygiène, logements, nourriture… On donne des coupons valables sur tout le territoire " explique le Cheikh en survêtement Adidas. "Mais face à l'afflux massif de réfugiés, je ne sais pas comment nous allons gérer à court terme le logement. C’est devenu le problème numéro un".
Biographie

Pauline Garaude est grand reporter, spécialisée dans l'Asie du Sud-est. Elle travaille en free-lance pour TV5Monde, Le Point, le Fig Mag, Sud Ouest, Le Soir...
Elle est aussi auteure de plusieurs ouvrages: L'Inde (Editions la Découverte) Faut-il avoir peur du Pakistan ? (Larousse), Al Qaida (Larousse).
Elle est aussi auteure de plusieurs ouvrages: L'Inde (Editions la Découverte) Faut-il avoir peur du Pakistan ? (Larousse), Al Qaida (Larousse).


















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