Chroniques haïtiennes

haiti_seisme
Haïti ou le malheur universel, vu par le blog planétaire

Retrouvez ici les contributions de nos blogueurs
Des blogueurs des quatre coins du monde commentent le séisme qui a frappé Haïti. Beaucoup d'entre eux vivent sur des zones à risque, et ont eux mêmes vécu des catastrophes semblables.
Le dernier mort

par Ghania Mouffok, mercredi 20 janvier, 11 h 30 GMT, d'Algérie
L’image est choquante : on y voit, à Port-au-Prince, des hommes, jeunes, qui se disputent un petit rien du tout, un sac de peu de chose, puis arrivent des flics, armés, qui pourchassent ces hommes que l’odeur de la mort, la soif, la faim, la détresse ont rendus hermétique à la raison, puis l’un des flics ajuste calmement son arme et tire : un homme tombe et meurt. Dans un pays qui enterre ses morts par milliers dans des fosses communes, ce mort parle pour tous les autres. Il dit qu’en dictature l’État n’est que police. Il dit que les Haïtiens ne sont pas victimes d’une malédiction mais victimes de leur dictature.« Il n’y a pas de catastrophe « naturelle ». 200 000 Haïtiens ont été massacrés par des constructions taudis et les plans d’austérité du FMI » écrit avec justesse Greg Palast dans un bel article (in Le grand soir). Hier incapable de loger dignement ses pauvres, aujourd’hui incapable d’organiser les secours, sans service public, il n’y aurait que deux casernes de pompiers pour toute la ville, incapable de parler à sa population, de l’aider, l’État haïtien demeure pourtant en mesure d’envoyer la seule institution qui fonctionne encore, la police, pour rétablir l’ordre comme on sait si bien le faire en dictature contre son peuple, avec ou sans séisme, en tirant sur un homme d’une balle dans le dos.
Je lis : « Dimanche, la police haïtienne a fait feu sur des pillards, tuant au moins une personne, dans un marché de Port-au-Prince. L’affrontement musclé entre la police et les pillards a nécessité l’arrivée de renforts de police sur place, armés de fusils à pompe et de fusils d’assaut. » Pour les Haïtiens, le cauchemar continue et continuera encore : ainsi donc la police haïtienne n’a rien d’autre à faire que « d’arriver en renfort » avec des fusils à pompe et des fusils d’assaut ? Pour défendre quoi ? Quand tout autour règne le chaos et que l’État s’effondre à force de pillages autrement plus criminels que ceux auxquels s’abandonnent aujourd’hui une minorité de la population dans une insondable détresse.

Groupe de "pilleurs" visés par les forces de police. Photo Reuters
On les appelle « les pilleurs ». Peut-on qualifier de « pilleurs » des gens à bout, dans l’odeur de la mort, stressés, affamés et qui, avec ce qui leur reste de force, s’approprient avec violence quelques misérables bouts de choses juste pour survivre ? Peut-on qualifier de pilleurs des gens dans le chaos d’une ville sans État, sans recours et sans secours après ce qu’ils viennent de subir ? Seuls des observateurs repus qui ne savent pas de quoi ils parlent dans leur arrogante humanité soi-disant mobilisée peuvent se permettre d’utiliser un tel mot. Un mot qui criminalise les victimes et dédouane les responsables du chaos et qui, en plus, tirent dans le dos d’un survivant sans prendre le risque d’être appelé à leur tour : « pilleurs ».
Ce dernier mort nous dit l’incompétence et l’arrogance des dictateurs qui réduisent leurs peuples à la mendicité, quand leur île s’appelait la perle noire. Ile riche et affamée depuis des siècles, pillée par les mêmes qui aujourd’hui accourent à son secours en se gardant bien de parler d’histoire, de révoltes et de FMI, lui préférant la malédiction, tout en continuant à se partager les décombres empestant encore la mort. Et pourquoi les Haïtiens seraient-ils des maudits ? Parce que chaque fois qu’ils ont cru élire librement l’un des leurs, on leur a imposé un gentil dictateur ?
Même les catastrophes naturelles et leurs conséquences parlent d’histoire Quand l’État n’est que police, nous pouvons prédire que les victimes seront plus nombreuses. Parce que la police n’est pas là, en dictature, pour faire régner l’ordre mais pour préparer les désordres à venir. Les Hommes ne sommes pas égaux devant la mort, écrivait Nazim Hikmet. Cette phrase plane aujourd’hui d’Alger à Port-au-prince en passant par Istanbul, l’Albanie et la Chine. Elle traverse le continent de ceux qui nous maudissent depuis leurs corps entassés dans des fosses communes sans sépulture.
Ghania Mouffok est journaliste et écrivaine à Alger
Ce dernier mort nous dit l’incompétence et l’arrogance des dictateurs qui réduisent leurs peuples à la mendicité, quand leur île s’appelait la perle noire. Ile riche et affamée depuis des siècles, pillée par les mêmes qui aujourd’hui accourent à son secours en se gardant bien de parler d’histoire, de révoltes et de FMI, lui préférant la malédiction, tout en continuant à se partager les décombres empestant encore la mort. Et pourquoi les Haïtiens seraient-ils des maudits ? Parce que chaque fois qu’ils ont cru élire librement l’un des leurs, on leur a imposé un gentil dictateur ?
Même les catastrophes naturelles et leurs conséquences parlent d’histoire Quand l’État n’est que police, nous pouvons prédire que les victimes seront plus nombreuses. Parce que la police n’est pas là, en dictature, pour faire régner l’ordre mais pour préparer les désordres à venir. Les Hommes ne sommes pas égaux devant la mort, écrivait Nazim Hikmet. Cette phrase plane aujourd’hui d’Alger à Port-au-prince en passant par Istanbul, l’Albanie et la Chine. Elle traverse le continent de ceux qui nous maudissent depuis leurs corps entassés dans des fosses communes sans sépulture.
Ghania Mouffok est journaliste et écrivaine à Alger
Voici venu le temps des rumeurs et de la désinformation

Par Pavel Spiridonov, 20 janvier 2010 - 13 h 30 GMT, de Saint Pétersbourg (Russie)
Quelques jours seulement après le nouveau tremblement de terre enregistrée à 60 kilomètres de Port-au-Prince, j'ai vu sur le site web NewsRu.com un article curieux, mais qui entre tout à fait dans la longue liste des rumeurs provoquées par le manque d'information sur les événements en Haïti.Selon le site espagnol ABC.es, le leader vénézuélien Hugo Chávez a dit que le tremblement de terre en Haïti était « le résultat d'essais faits par la marine américaine ». Le chef d'État vénézuélien a enfoncé le clou, avec cette analyse stupéfiante : « C'est un tremblement de terre de test, réalisé dans le but de détruire l'Iran avec une série des séismes et renverser ainsi le régime des mollahs."

Le président Hugo Chávez
Le président du Venezuela base ses accusations sur un rapport préparé par la Flotte du Nord russe qui suit les manœuvres de la marine américaine dans la mer des Caraïbes depuis 2008. Chávez se base aussi sur le tremblement dans le Pacifique ressenti en Californie la semaine dernière d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle de Richter qui n'a pas fait de morts, contrairement à la tragédie haïtienne. Son texte se conclut ainsi : « Il est plus que probable que les États-Unis connaissent les dégâts qu'ils causent parce qu'ils avaient envoyé en Haïti le général P. K. Keen pour superviser les efforts de secours en cas de nécessité. »
Qui a dit que la guerre froide était terminée ?
Pavel Spiridonov est doctorant, avec pour sujet de thèse "L'Influence de l'Internet sur la littérature russe contemporaine"
Qui a dit que la guerre froide était terminée ?
Pavel Spiridonov est doctorant, avec pour sujet de thèse "L'Influence de l'Internet sur la littérature russe contemporaine"
Pourquoi ne pas créer une tutelle internationale ?

Par Xiu Tiebing, mercredi 20 janvier 2010, 2 h GMT, de Pékin, Chine
Partout dans le monde, on parle de la responsabilité et de l’obligation de la communité internationale face au sinistre haïtien, et en fonction de ces engagements-là, on apprécie différemment le comportement des États et des acteurs humanitaires... Et pourtant, il reste une question négligée, cruciale et incontournable.Probablement, cet État du Haiti demeurera l’un des pays à avoir reçu la plus grande aide internationale au développement en durée et par habitant, mais son incapacité organisationnelle dans le sauvetage et le secours montre qu’il s’agit effectivement d’un État en faillite total, au fonctionnement minimum. Je suis allé en R.D.du Congo (à Goma), je compte des amis en Birmanie ou dans les iles pacifiques qui ont basculé dans des émeutes après un désastre naturel. Ce sont des pays en conflit, sous tension depuis très lontemps, mais le minimum étatique dans ses obligations civiles, si incomplet et peu efficace soit-il, s’opérait tout de même tant bien que mal.
Face à ces exemples déjà fort peu glorieux, Haiti mis sous assistance internationale massive nous choque : ce n’est pas seulement la panique, l’anarchie momentanée ou encore le trouble passager, mais les scènes de violence avec ses règles de la jungle, même contre le sauveur international... Où est la société civile ? Qui sont les gestionnaires du territoire, qui sont maitres et les tenants du terrain ?
Laissons aux historiens de discuter la responsabilité du passé esclavagiste, et l’obligation consécutive de la communauté internationale face à cette tragédie.
Mais on peut et doit dire haut et fort qu’il faut passer remettre la gestion d’Haiti à une institution internationale légitimement mandatée, en s »affranchissant de la vision classique souverainiste, une institution qui ne s’arrête pas au rôle d’assistance ou de secours. Souvenons–nous depuis la fin de Duvalier et des tontons Macouts (sa police politique terrorisante), combien de promesses et d’espérance entendues et qu’on attend toujours en croyant à la faisabilité de telle ou telle recette onusienne en cours depuis le milieu des années 1990, et finalement, quelles réalités terribles et horribles sous nos yeux...
Pour le bonheur, et si on dire plus franchement, pour la survie d’Haiti et des Haitiens, le passage par la gestion de la communité internationale (incarnée par l’OEA ou par une instance onusienne spécialement fondée ) devient nécessaire. C’est une gouvernance obligatoire, si on ne veut pas voir la répétition de l’horreur…
Xiu Tiebing est professeur et chercheur au Centre des Relations internationales à l'Université des Communications de Pékin
God bless America

Par Rodica Pricop, 19 janvier 2010, 15 h 30 GMT, de Bucarest, Roumanie
La forte mobilisation internationale, sous le contrôle de l’ONU en principe mais sous la coordination des États-Unis sur le terrain, est encore loin de produire des effets bénéfique pour les victimes, qui après une semaine depuis le cataclysme manquent toujours d’eau, de nourriture, de soins médicaux, d’un toit au-dessus de leurs têtes…Le désespoir des Haïtiens provoque un fort contraste avec les déclarations des responsables mondiaux et des agences humanitaires qui annoncent l’envoie de l’aide d’urgence mais aussi des importantes aides financières.
Il serait cynique de critiquer la manière dont les opérations de secours se déroulent en ce moment car, on le sait, le manque d’infrastructures en Haïti est la première raison qui bloque la distribution de l’aide humanitaire. Ce qui rend les choses extrêmement dramatiques et l’urgence de la situation. La réalité n’attend pas et les humanitaires doivent trouver des solutions au plus vite, car des milliers de vie en dépendent. Aujourd’hui-même, le professeur d’un orphelinat de Port-au-Prince disait d’une petite voix pour CNN que pas tous les enfants vont s’en sortir… ‘Some of them won’t make it’…

Hillary Clinton, la Secrétaire d'État américaine, avec le président haïtien René Préval, lors de sa visite à Port au Prince, le 17 janvier dernier
L’espoir réside, dans l’acheminement rapide de l’aide internationale par l’ONU qui se fie maintenant aux États-Unis afin de résoudre la crise humanitaire haïtienne.
Cette fois-ci, la mobilisation de Washington a été exemplaire, et on a vu un président Obama déterminé, mettre la puissance de l’Amérique au service des victimes de Haïti. La décision du chef de la Maison Blanche de faire de cette crise une priorité nationale des États Unis est en rupture avec le manque de réaction de l’administration Bush face aux dévastations historiques de l’ouragan Katrina dans les premières semaines qui ont suivi le désastre. Mais comme le chante Leonard Cohen dans « Democracy », l’Amérique est un même temps ‘the cradle of the best and of the worst” (le berceau du meilleur et du pire). Cette fois-ci l’Amérique est du bon coté, en montrant au monde qu’elle a non seulement la volonté, mais aussi des moyens considérables pour intervenir dans des zones où il n y a pas un intérêt économique ou géostratégique, mais seulement pour des considérations humanitaires. De ce point vu, la réaction frustrée de la France qui semble avoir du mal à accepter que Washington ait pris le rôle de leader dans les secours avec les Nations-Unies, semble totalement déplacée.
Le poids de l’histoire semble encore très présent à Paris, où certains hommes politiques peinent à accepter que la France ne soit plus une puissance coloniale et que l’arrogance n’a pas de place quand il s’agit de sauver des vies.
Rodica Pricop est rédactrice en chef adjointe à Nine O’clock, éditorialiste à Bucarest Hebdo
Cette fois-ci, la mobilisation de Washington a été exemplaire, et on a vu un président Obama déterminé, mettre la puissance de l’Amérique au service des victimes de Haïti. La décision du chef de la Maison Blanche de faire de cette crise une priorité nationale des États Unis est en rupture avec le manque de réaction de l’administration Bush face aux dévastations historiques de l’ouragan Katrina dans les premières semaines qui ont suivi le désastre. Mais comme le chante Leonard Cohen dans « Democracy », l’Amérique est un même temps ‘the cradle of the best and of the worst” (le berceau du meilleur et du pire). Cette fois-ci l’Amérique est du bon coté, en montrant au monde qu’elle a non seulement la volonté, mais aussi des moyens considérables pour intervenir dans des zones où il n y a pas un intérêt économique ou géostratégique, mais seulement pour des considérations humanitaires. De ce point vu, la réaction frustrée de la France qui semble avoir du mal à accepter que Washington ait pris le rôle de leader dans les secours avec les Nations-Unies, semble totalement déplacée.
Le poids de l’histoire semble encore très présent à Paris, où certains hommes politiques peinent à accepter que la France ne soit plus une puissance coloniale et que l’arrogance n’a pas de place quand il s’agit de sauver des vies.
Rodica Pricop est rédactrice en chef adjointe à Nine O’clock, éditorialiste à Bucarest Hebdo
Le Brésil très engagé en Haïti

par Roberto Blum, 19 janvier 2010 - 9 h 30 GMT, de Porto Alegre (Brésil)
"Une terrible tragédie est parvenue dans ce malheureux pays qu'est le Haïti”. Cette phrase fait écho depuis le 13 janvier sur les médias brésiliens, des plus petits journaux aux grandes chaînes nationales de radio et télédiffusion.Images choquantes et des récits passés en boucle racontent le sort de milliers de personnes qui ont perdu la vie et d'autres qui ont miraculeusement été retrouvées vivantes sous les débris de la ville de Port-au-Prince.
Cette tragédie haïtienne touche particulièrement l'opinion publique au Brésil. Premièrement, à cause de la présence brésilienne dans ce pays. Depuis 2004, les forces armées brésiliennes coordonnent la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti.
En temps normal, la couverture de l'action en Haïti n'était que très modeste. Bien que certains médias aient récemment salué les résultats obtenus par la mission de ONU, notamment en ce qui concerne la réduction de la violence et l'aide à la stabilisation du pays, la population méconnaît la présence des troupes dans ce petit et distant pays d'Amérique Centrale.
L'arrivée de la catastrophe a alors attiré l'attention de tous les écrans. Non seulement à cause de l'ampleur des dégâts humains causés pas ce tremblement de terre (plus de 70 mille morts jusqu'à présent), mais aussi car 19 de nos compatriotes y ont péri. La couverture est maintenant exhaustive, les principaux journaux ayant envoyé leurs correspondants sur place. Souvent marquée par des images choquantes et des histoires dramatiques, les reportages sont peu précis quant à l'histoire coloniale de ce « pauvre pays » et même sur la mission de paix menée par l'armée nationale brésilienne pour la première fois à la tête des casques bleus.

A Guararema, les sauveteurs s'affairent pour tenter de retrouver des survivants, ensevelis sous une coulée de boue provoquée par les pluies torrentielles.
Le deuxième aspect qui a sensibilisé l'opinion publique brésilienne vient du fait que le tremblement de terre haïtien survient seulement quelques jours après l'arrivée de deux tragédies naturelles au Brésil. La première, un glissement de terrain, s'est produite la veille du jour de l'an, sur un hôtel dans la ville touristique d'Angra dos Reis, tuant 53 personnes. Le deuxième fait marquant a été une crue qui a déplacé une partie importante de la population de la ville historique de São João do Paraitinga et causé d'énormes dégâts matériels.
Les cataclysmes naturels ont frappé fort au Brésil durant cette décennie. Inondations, fortes sécheresses, glissements de terrain, cyclones etc. Un micro-trottoir réalisé par Radio Gaúcha au Sud du pays a montré que la majorité des personnes croient à l'aggravation des phénomènes extrêmes et que cette évolution est due à l'action humaine.
Cette dure réalité renforcée par les discussions internationales autour de l'évolution climatique et de ses conséquences dans un futur proche, fait certainement peur à l'imaginaire populaire. Reste à savoir si ce sentiment de vulnérabilité se canalisera vers une action collective positive dans le sens de réduire les causes de ce changement et de s'adapter afin de mieux résister aux phénomènes extrêmes.
Roberto Blum est fondateur et animateur du site Correio Internacional
Les cataclysmes naturels ont frappé fort au Brésil durant cette décennie. Inondations, fortes sécheresses, glissements de terrain, cyclones etc. Un micro-trottoir réalisé par Radio Gaúcha au Sud du pays a montré que la majorité des personnes croient à l'aggravation des phénomènes extrêmes et que cette évolution est due à l'action humaine.
Cette dure réalité renforcée par les discussions internationales autour de l'évolution climatique et de ses conséquences dans un futur proche, fait certainement peur à l'imaginaire populaire. Reste à savoir si ce sentiment de vulnérabilité se canalisera vers une action collective positive dans le sens de réduire les causes de ce changement et de s'adapter afin de mieux résister aux phénomènes extrêmes.
Roberto Blum est fondateur et animateur du site Correio Internacional
- Sommaire du dossier
- Accueil général des chroniques haïtiennes
- Accueil chroniques 2009 - 2010
- Carnet de route du chaos (reportage)
- Reportages quotidiens de nos envoyés spéciaux
- Le temps de la reconstruction
- Correspondances quotidiennes des premiers jours
- Témoignages et premières analyses
L'aide humanitaire
- Diaporamas
- Tour du monde des Unes
- Une histoire meurtrie
- Page de liens sur Haïti et le séisme
- Le temps de la reconstruction
L'oeil de Kichka, depuis Israël

Le séisme vu par l'un des plus importants caricaturistes israéliens (reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur)
L'oeil de Kroll pour le Soir (Bruxelles)
La malédiction de Constantin, un roman de Miné Kirikkanat




















