Cannes 2011 : "Bonsaï"
"Bonsaï" de Cristián Jiménez

Informations sur le film
Un film de Cristián Jiménez
Avec Diego Noguera, Nathalia Galgan, Gabriela Arancibia
Pays : Chili - France - Argentine - Portugal
Genre : drame
Durée : 1h35
Présenté en Sélection "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2011
Avec Diego Noguera, Nathalia Galgan, Gabriela Arancibia
Pays : Chili - France - Argentine - Portugal
Genre : drame
Durée : 1h35
Présenté en Sélection "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2011
Notre critique
Ce second film du réalisateur chilien Christian Jimenez commence en nous dévoilant la fin. Julio vivra, mais Emilia mourra. Voilà, on connaît la fin, donc pas de suspens sur l’intrigue, son dénouement etc… Voilà une économie de faite. Là n’est pas l’important.
Non, l’intérêt de ce film réside dans sa narration, les allers-retours sur le déclin d’une histoire d’amour, la multiplication de scénettes qui ressurgissent du passé. On y voit Julio, jeune chevelu un peu dans la Lune, un peu gringalet, et Emilia, lolita décalée, un peu paumée. Ils tombent amoureux, lisent Proust au lit, sont seuls au monde.
Dix ans plus tard, Julio rencontre un écrivain de renom, Gazmuri, qui lui demande de retranscrire son roman. Mais après réflexion, l’écrivain donne le travail à une secrétaire qui demande moins d’argent. Plutôt que de le dire à Blanca, sa voisine et amante, Julio décide de faire croire qu’il fait ce travail et retranscrit un manuscrit qu’il rédige lui-même, sur le modèle de celui de Gazmuri. Il y raconte son histoire d’amour avec Emilia…
A l’image du bonsaï qu’il taille et rempote, Julio revit sa vie passée, la décortique, la détaille, la façonne à son souvenir. Une recherche du temps perdu, en somme. La mélancolie et le romantisme émanent de chaque scène, amplifiées par le jeu des acteurs,mystérieux et peu bavards.
Un film dans lequel on se laisse facilement emporter, sans forcément chercher à tout comprendre. Les personnages sont attachants, l’ambiance un peu pesante amplifiée par une musique rock redondante. La mélancolie passe bien, provoquant chez le spectateur une impression douce-amère, les acteurs portent le scénario, mais ce film a quelques longueurs et ne laissera probablement pas un souvenir impérissable.
Clothilde Farinotti Grandpeix
Non, l’intérêt de ce film réside dans sa narration, les allers-retours sur le déclin d’une histoire d’amour, la multiplication de scénettes qui ressurgissent du passé. On y voit Julio, jeune chevelu un peu dans la Lune, un peu gringalet, et Emilia, lolita décalée, un peu paumée. Ils tombent amoureux, lisent Proust au lit, sont seuls au monde.
Dix ans plus tard, Julio rencontre un écrivain de renom, Gazmuri, qui lui demande de retranscrire son roman. Mais après réflexion, l’écrivain donne le travail à une secrétaire qui demande moins d’argent. Plutôt que de le dire à Blanca, sa voisine et amante, Julio décide de faire croire qu’il fait ce travail et retranscrit un manuscrit qu’il rédige lui-même, sur le modèle de celui de Gazmuri. Il y raconte son histoire d’amour avec Emilia…
A l’image du bonsaï qu’il taille et rempote, Julio revit sa vie passée, la décortique, la détaille, la façonne à son souvenir. Une recherche du temps perdu, en somme. La mélancolie et le romantisme émanent de chaque scène, amplifiées par le jeu des acteurs,mystérieux et peu bavards.
Un film dans lequel on se laisse facilement emporter, sans forcément chercher à tout comprendre. Les personnages sont attachants, l’ambiance un peu pesante amplifiée par une musique rock redondante. La mélancolie passe bien, provoquant chez le spectateur une impression douce-amère, les acteurs portent le scénario, mais ce film a quelques longueurs et ne laissera probablement pas un souvenir impérissable.
Clothilde Farinotti Grandpeix



















