Kiosque
Emission du
Dimanche 22 Janvier 2012
Dimanche 22 Janvier 2012
KIOSQUE SPÉCIAL ALGÉRIE
Autour des caricaturistes Dilem et Plantu

LES THÈMES DE L'ACTUALITÉ
Deux grands quotidiens, Le Monde (France) et Liberté (Algérie) échangent leur dessinateur
Pendant une semaine, Plantu sera à Liberté et Dilem sera au Monde.
Kiosque à Alger autour des deux caricaturistes de presse pour parler de cet échange, de l'Algérie, de ses rapports avec la France, en cette année de célébration du cinquantenaire de l'indépendance et pour croquer les grands évènements de l'année passée…
Pendant une semaine, Plantu sera à Liberté et Dilem sera au Monde.
Kiosque à Alger autour des deux caricaturistes de presse pour parler de cet échange, de l'Algérie, de ses rapports avec la France, en cette année de célébration du cinquantenaire de l'indépendance et pour croquer les grands évènements de l'année passée…
Les invités
Dilem

Algérie
Inutile de présenter Dilem aux téléspectateurs de Kiosque, dont il est le dessinateur attitré depuis plus de 10 ans !Dilem dessine tous les jours pour le quotidien francophone algérien Liberté et pour le site internet de TV5MONDE.
Il a reçu le prix le plus prestigieux de la liberté de la presse.
Plantu

France
Plantu dessine pour Le Monde et l'Express. Il préside l'association Cartooning for Peace, Dessiner pour la Paix, qu'il a fondée en 2006 avec Kofi Annan et qui réunit plus de 80 dessinateurs et dessinatrices des cinq continents. Il a publié de très nombreux ouvrages et réalise également des sculptures.
Outoudert Abrous
Algérie
Outoudert Abrous est depuis 1992 le directeur du quotidien algérien Liberté, indépendant et francophoneDilem au Monde, Plantu à Liberté : l'échange
La France et l'Algérie
Dessiner l'Algérie, dessiner en Algérie
Abdelaziz Bouteflika : Dessine-moi le Président
Le printemps arabe
Kichka
Dernières parutions
Algérie mon humour !
Les conseils de tonton DSK
L'édito de Julien Brunn

Pour voir et écouter l’édito en images, cliquez ici
Célébration, détestation
Donc, l'Algérie indépendante a cinquante ans — elle aura cinquante ans pendant toute cette année 2012. Un âge respectable et rassurant, mais la moitié de sa population a, elle, moins de… 20 ans.
Autant dire que l'histoire et le souvenir ne sont pas forcément la préoccupation principale de cette jeunesse.
Mais quand même : pour mémoire, un peu plus de cinquante ans — justement — après la Révolution française, dont la colonisation de l'Algérie fut une conséquence indirecte et inattendue, la France s'offrit tout à trac, en quelques années, de 1848 à 1851 : une nouvelle révolution, le suffrage universel — masculin seulement, mais quand même —, et, dans la foulée… un empereur. Comme quoi, rien n'est simple.
Tout comme en Algérie : les Algériens ont gagné la guerre et l'indépendance en 1962 : c'est l'objet de la célébration. Mais à quel prix ? le prix inutilement lourd d'une décolonisation ratée par la France. C'est le serpent rampant d'une détestation-fascination dont il faudra bien un jour, mais quand ? se débarrasser.
D'autant que le rétroviseur de l’histoire ne renvoie pas à la jeunesse algérienne une image très glamour de ce premier demi-siècle d'indépendance : de l'échec du socialisme planificateur des débuts à la guerre civile avec les islamistes…
Oui. Peut-être. Mais c'est quand même l'Algérie in-dé-pen-dante. La fierté — même un peu trop susceptible — fait vivre aussi, peut-être même plus encore que l'espoir.
Et en attendant ? A 20 ans, on veut tout, tout de suite : le confort de la consommation, mais aussi, en même temps, le réconfort de la religion. Cocktail explosif. Aussi difficile à doser qu'un dessin de presse. D'autant que dans quelques mois, c'est à nouveau le printemps. Encore ? Encore…
Julien Brunn
Célébration, détestation
Donc, l'Algérie indépendante a cinquante ans — elle aura cinquante ans pendant toute cette année 2012. Un âge respectable et rassurant, mais la moitié de sa population a, elle, moins de… 20 ans.
Autant dire que l'histoire et le souvenir ne sont pas forcément la préoccupation principale de cette jeunesse.
Mais quand même : pour mémoire, un peu plus de cinquante ans — justement — après la Révolution française, dont la colonisation de l'Algérie fut une conséquence indirecte et inattendue, la France s'offrit tout à trac, en quelques années, de 1848 à 1851 : une nouvelle révolution, le suffrage universel — masculin seulement, mais quand même —, et, dans la foulée… un empereur. Comme quoi, rien n'est simple.
Tout comme en Algérie : les Algériens ont gagné la guerre et l'indépendance en 1962 : c'est l'objet de la célébration. Mais à quel prix ? le prix inutilement lourd d'une décolonisation ratée par la France. C'est le serpent rampant d'une détestation-fascination dont il faudra bien un jour, mais quand ? se débarrasser.
D'autant que le rétroviseur de l’histoire ne renvoie pas à la jeunesse algérienne une image très glamour de ce premier demi-siècle d'indépendance : de l'échec du socialisme planificateur des débuts à la guerre civile avec les islamistes…
Oui. Peut-être. Mais c'est quand même l'Algérie in-dé-pen-dante. La fierté — même un peu trop susceptible — fait vivre aussi, peut-être même plus encore que l'espoir.
Et en attendant ? A 20 ans, on veut tout, tout de suite : le confort de la consommation, mais aussi, en même temps, le réconfort de la religion. Cocktail explosif. Aussi difficile à doser qu'un dessin de presse. D'autant que dans quelques mois, c'est à nouveau le printemps. Encore ? Encore…
Julien Brunn
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