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Dimanche 13 Mars 2011
Dimanche 13 Mars 2011
Alerte nucléaire au Japon
Séisme monstre au Japon, où une centrale nucléaire est touchée ; la Libye sombre dans la violence et au Maroc le Roi propose une réforme constitutionnelle ; l'Europe cherche à sauver ses économies.

LES THÈMES DE L'ACTUALITÉ
Le Japon en alerte nucléaire, le séisme doublé d'un tsunami a touché la centrale de Fukushima ;
Ballet diplomatique autour de la Libye, tandis que les pro-Kadhadi regagnent du terrain sur les révolutionnaires ;
Au Maroc, le Roi propose des réformes qui pourraient conduire à une monarchie parlementaire ;
L'Europe compte sur l'Allemagne pour sauver ses économies en crise.
Ballet diplomatique autour de la Libye, tandis que les pro-Kadhadi regagnent du terrain sur les révolutionnaires ;
Au Maroc, le Roi propose des réformes qui pourraient conduire à une monarchie parlementaire ;
L'Europe compte sur l'Allemagne pour sauver ses économies en crise.
La semaine de Dilem
Les correspondants invités cette semaine

Mustapha Tossa
Maroc
Mustapha Tossa est le rédacteur en chef adjoint de Monte Carlo Doualiya, radio en arabe créée en 1972 et basée à Paris.
Ellen Ehni
Allemagne
Ellen Ehni est journaliste pour la chaîne de télévision allemande ARD.
Louis Keumayou
Cameroun
Président de l'Association de la presse panafricaine (APPA), Louis Keumayou conduit L'Entretien du Jour (à voir ou à revoir ICI) de la chaîne Telesud, chaîne généraliste francophone à vocation panafricaine qui émet depuis la France vers les publics africains du monde entier. Depuis la fin des années 90, Telesud se veut la chaîne de l'Afrique qui ose et qui bouge.Avant cela, Louis Keumayou a été le correspondant pour l'Europe du quotidien camerounais Le Messager, premier journal privé camerounais à traiter la vie politique du pays.

Vaiju Naravane
Inde
Vaiju Naravane est la correspondante du quotidien indien anglophone de référence The Hindu à Paris. Auparavant, elle a couvert pour ce quotidien tout ce que l’on pouvait compter comme conflits en Europe de l’Est.
Youri Kovalenko
Russie
Youri Kovalenko est le correspondant à Paris de l'hebdomadaire Kultura (La Culture) qui traite de la vie culturelle et politique en Russie et dans le monde.
Son parcours journalistique, qui l'aura vu quitter le fameux quotidien de Russie Izvestia, pour fonder Novye Izvestia, qui fit long feu, rejoindre alors le Russki Kourier, l'a vu revenir, 20 ans après y avoir fait ses débuts, aux Izvestia, comme correspondant à Paris.
Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des Russes à Paris et dernièrement sur les peintres russes à Paris.
Son parcours journalistique, qui l'aura vu quitter le fameux quotidien de Russie Izvestia, pour fonder Novye Izvestia, qui fit long feu, rejoindre alors le Russki Kourier, l'a vu revenir, 20 ans après y avoir fait ses débuts, aux Izvestia, comme correspondant à Paris.
Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des Russes à Paris et dernièrement sur les peintres russes à Paris.

Alexia Kefalas
Grèce
Alexia Kefalas est journaliste pour le grand quotidien grec Kathimerini. Elle travaille en Grèce pour la chaîne de télévision ERT/NET et la Radio nationale. Elle est aussi la correspondante à Athènes de nombreux médias francophonesKichka
À propos
Risque nucléaire au Japon
À la marge
8 Mars, journée mondiale des femmes
Otages français, un an déjà !

Ne les oublions pas
Hervé Ghesquières et Stéphane TaponierL'édito de Julien Brunn

Debout
Pour voir la vidéo, cliquez ici
Donc, les catastrophes se succèdent comme dans un film.
Voilà maintenant qu’un deuxième réacteur nucléaire est en danger. Et comme toujours dès qu’il est question de nucléaire, il est bien difficile d’avoir une idée précise de ce qui se passe réellement, si tant est que ceux qui en ont la charge le sachent eux-mêmes.
Et pourtant, ces images de chaos sont injustes si l’on peut dire, car le Japon s’en serait sorti en quelque sorte debout, de ce violent tremblement de terre, s’il n’y avait pas eu ce tsunami terrible, dont on a pu suivre presqu’en direct, la progression meurtrière, et contre laquelle il est bien difficile d’imaginer une parade.
Beaucoup d’immeubles, notamment de très hautes tours, qui auraient pu ou dû s’écrouler sur leurs occupants, sont restés, malgré l’ampleur de la secousse, debout.
Le bilan se chiffrera en milliers et peut-être en dizaine de milliers de morts, la plupart noyés, mais pas en centaines de milliers, comme ce fut le cas en 1923 à Tokyo, ou il y a seulement un an, à Haïti.
Dans ce désastre qui s’abat sur le Japon, il faut rendre grâce à l’obstination, à l’ingéniosité, et à la législation antisismique de plus en plus sévère, qui avait été mise en place.
Avec évidemment, toutefois, cette réserve de taille : pourquoi tant de centrales nucléaires dans des zones sismiques ? Mais il est trop tard pour se lamenter : elles sont là, et elles fournissent près de la moitié de l’électricité japonaise.
Tout ce qu’on peut espérer, ce sont de nouveaux progrès dans la sécurité, de nouvelles législations encore plus sévères, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’explosion du tout, quand arrivera, au Japon ou ailleurs, le fameux et paraît-il inévitable, Big One, et son tsunami.
Julien Brunn
Pour voir la vidéo, cliquez ici
Donc, les catastrophes se succèdent comme dans un film.
Voilà maintenant qu’un deuxième réacteur nucléaire est en danger. Et comme toujours dès qu’il est question de nucléaire, il est bien difficile d’avoir une idée précise de ce qui se passe réellement, si tant est que ceux qui en ont la charge le sachent eux-mêmes.
Et pourtant, ces images de chaos sont injustes si l’on peut dire, car le Japon s’en serait sorti en quelque sorte debout, de ce violent tremblement de terre, s’il n’y avait pas eu ce tsunami terrible, dont on a pu suivre presqu’en direct, la progression meurtrière, et contre laquelle il est bien difficile d’imaginer une parade.
Beaucoup d’immeubles, notamment de très hautes tours, qui auraient pu ou dû s’écrouler sur leurs occupants, sont restés, malgré l’ampleur de la secousse, debout.
Le bilan se chiffrera en milliers et peut-être en dizaine de milliers de morts, la plupart noyés, mais pas en centaines de milliers, comme ce fut le cas en 1923 à Tokyo, ou il y a seulement un an, à Haïti.
Dans ce désastre qui s’abat sur le Japon, il faut rendre grâce à l’obstination, à l’ingéniosité, et à la législation antisismique de plus en plus sévère, qui avait été mise en place.
Avec évidemment, toutefois, cette réserve de taille : pourquoi tant de centrales nucléaires dans des zones sismiques ? Mais il est trop tard pour se lamenter : elles sont là, et elles fournissent près de la moitié de l’électricité japonaise.
Tout ce qu’on peut espérer, ce sont de nouveaux progrès dans la sécurité, de nouvelles législations encore plus sévères, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’explosion du tout, quand arrivera, au Japon ou ailleurs, le fameux et paraît-il inévitable, Big One, et son tsunami.
Julien Brunn
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