Kiosque
Emission du
Dimanche 13 Février 2011
Dimanche 13 Février 2011
Égypte, une révolution
KIOSQUE SPÉCIAL ÉGYPTE Après la Tunisie, l'Égypte entre dans une nouvelle phase de son Histoire, et avec elle le monde ?

LES THÈMES DE L'ACTUALITÉ
L'Égypte met fin à la présidence d'H. Moubarak et devient le deuxième pays du Printemps arabe.
Kiosque se penche sur la Révolution égyptienne, qui pourrait bien changer aussi la face du monde…
Kiosque se penche sur la Révolution égyptienne, qui pourrait bien changer aussi la face du monde…
La semaine de Dilem
Les correspondants invités cette semaine

Ahmed Youssef
Égypte
Après des études en France et en Égypte, Ahmed Youssef se tourne vers le journalisme en entrant à Al-Ahram, grand quotidien égyptien. Officiant toujours au sein de la rédaction du journal (mais pour l'édition francophone désormais), tout en jonglant avec les casquettes d'écrivain (La Fascination de l'Égypte, éd. Harmattan, 1998 ; Cocteau l'Égyptien, éd. du Rocher, 2001 ; Les Sept Secrets de la Bibliothèque d'Alexandrie, éd. du Rocher, 2002 ; L'Orient de Jacques Chirac, la Politique Arabe de la France, éd. du Rocher, 2003 ; Bonaparte et Mahomet, le Conquérant Conquis, éd. du Rocher, 2003 ; Nos Orients, le Rêve et les Conflits, éd. du Rocher, 2009 ; Le Conflit Israélo-Arabe, quelles sources ? Quelles solutions ?, éd. du Rocher, 2010 ; Le Phare d'Alexandrie, de l'Image à l'Imaginaire, éd. du Rocher, 2010), et de conseiller auprès du Ministère de la Culture Égyptien.

Hanane Harrath
Maroc
Hanane Harrath est une journaliste indépendante marocaine, qui s'intéresse notamment à la vie politique et plus particulièrement à l'histoire des religions.Elle travaille actuellement à un essai critique, Le féminisme islamique et à Histoire, Dictionnaire et Anthologie des femmes musulmanes (chez Robert Laffont).

Louis Keumayou
Cameroun
Président de l'Association de la presse panafricaine (APPA), Louis Keumayou a d'abord exercé à Kiev, en Ukraine, avant de s'établir en France où il est le correspondant pour l'Europe du quotidien camerounais Le Messager, premier journal privé camerounais à traiter la vie politique du pays.
Mine Kirikkanat
Turquie
Après Radikal ou Vatan, c'est désormais au quotidien turc de référence Cumhuryiet que Mine Kirrikanat envoie ses chroniques et éditoriaux jugés parfois trop impertinents, ce qui lui a valu un nombre record de procès en Turquie.Mine Kirrikanat est l'auteure de plusieurs romans, nouvelles et essais en Turquie. Elle a également publié en France L'Autre nom de la Rose, chez E-Dit (2000) ; Le Palais aux mouches, chez L'Harmattan (1995) ; La malédiction de Constantin, chez Métaillé (2006) qui a connu un grand succès, tout comme son dernier ouvrage Le sang des Autres, toujours chez Métaillé

Joav Toker
Israël
Après avoir longtemps couvert le continent européen pour la Première (publique) et la 10e (privée) chaîne de la télévision israélienne, Joav Toker y poursuit ses collaborations. Il écrit également pour le magazine politique Koteret, le quotidien économique Globes et il enseigne à l'université américaine de Paris, ainsi qu'à la Sorbonne, les relations internationales.
Ellen Ehni
Allemagne
Ellen Ehni est journaliste pour la chaîne de télévision allemande ARD.
Axel Krause
États-Unis
Axel Krause est le correspondant à paris de Transatlantic Magazine, après une longue carrière à Europe Magazine et au Herald Tribune, de Moscou à Paris. il est le Secrétaire de l'association de la presse anglo-américaine à Paris.Axel Krause a publié plusieurs ouvrages dont Inside the New Europe, aux éditions Harpers Collins (1991) ; La Renaissance : voyage à l'intérieur de l'Europe, au Seuil (1992) ; Le système de la Réserve fédérale américaine, chez Notre Europe (1999) et il a réalisé un film documentaire Demain l'Europe ? coproduit par France 2

Hamdam Mostafavi
Iran
Hamdam Mostafavi décrypte la société iranienne pour le magazine Courrier International.
Elle y est notamment responsable d'un blog sur l'actualité iranienne, ainsi que d'un site consacré au cinéma.
Hamdam Mostafavi tient également chronique au sein des radios France Culture et France Info.
Elle y est notamment responsable d'un blog sur l'actualité iranienne, ainsi que d'un site consacré au cinéma.
Hamdam Mostafavi tient également chronique au sein des radios France Culture et France Info.

Antoine Menusier
Suisse
Antoine Menusier, Français Suisse d'adoption, collabore au Matin-Dimanche, à l'Hebdo et au Nouvelliste, le quotidien valaisan. Il a également participé au BondyBlog, une expérience dont fut tiré un livre BondyBlog, des journalistes suisses dans le 9-3, aux éditions du Seuil.
Angela Diffley
Royaume-Uni
Angela Diffley est la correspondante à Paris de la chaîne britannique d'informations Sky News. Avant cela, Angela Diffley a travaillé pendant dix ans pour la célèbre chaîne anglaise BBC
Zyad Limam
Tunisien d'origine, Zyad Limam est directeur d'Afrique Magazine, mensuel panafricain francophone, qui scrute l'actualité de tout le continent. À ses heures libres, Zyad Limam tient chroniques et billets d'humeur sur son blog Changement d'air dont l'adresse est www.afriquemagazine.com
Vivement recommandé !
Vivement recommandé !
Kichka
À propos
Une révolution
La Révolution égyptienne, vue d'ailleurs…
Les lendemains de l'Égypte et du monde…
Otages français, un an déjà !

Ne les oublions pas
Hervé Ghesquières et Stéphane TaponierL'édito de Julien Brunn

Donc, et de deux.
Et donc, maintenant, c’est vraiment une série. Et ce n’est pas seulement le fait qu’ils partent qui fait série, mais aussi la façon dont ils partent : trois p’tits discours chacun, et puis s’en vont...
Pendant la première intervention télévisée d’Hosni Moubarak au tout début des manifestations du Caire, le 28 janvier, une bloggeuse tunisienne, de celles qui sont devenues de véritables vedettes virtuelles dans leur pays, écrivait : « Bon, Moubarak fait son premier discours... il lui en reste encore deux avant de dégager… » Et… trois semaines plus tard : bingo !
Trois discours en effet, à peu près les mêmes que ceux de son collègue tunisien : pommade, puis reculade, puis rodomontade. Et puis s’en va. Le lendemain du martial discours, pschitt, il disparaît aussi dans les airs.
C’est d’autant plus étrange que les manifestations qui ont eu raison du Tunisien et de l’Égyptien étaient en Tunisie comme en Égypte, pacifiques et plutôt tranquilles : elles tenaient davantage du défilé Bastille République qu’en France on connaît bien, que de l’émeute populaire.
Et pourtant, on aurait pu penser, raisonnablement, que ces foules arabes qui avalent et digèrent tranquillement leurs dirigeants auraient eu plus de mal avec le gros morceau égyptien qu’avec le petit renard tunisien. Eh bien, grâce aussi, il faut dire, à des raisons militaires intérieures et extérieures : pas du tout. L’Égypte est avalée en trois bouchées.
Le fait que ces ingestions de dirigeants se déroulent pour l’instant sans bain de sang majeur est évidemment encourageant pour la démocratie future.
Pourvu que ça dure.
Julien Brunn
Et donc, maintenant, c’est vraiment une série. Et ce n’est pas seulement le fait qu’ils partent qui fait série, mais aussi la façon dont ils partent : trois p’tits discours chacun, et puis s’en vont...
Pendant la première intervention télévisée d’Hosni Moubarak au tout début des manifestations du Caire, le 28 janvier, une bloggeuse tunisienne, de celles qui sont devenues de véritables vedettes virtuelles dans leur pays, écrivait : « Bon, Moubarak fait son premier discours... il lui en reste encore deux avant de dégager… » Et… trois semaines plus tard : bingo !
Trois discours en effet, à peu près les mêmes que ceux de son collègue tunisien : pommade, puis reculade, puis rodomontade. Et puis s’en va. Le lendemain du martial discours, pschitt, il disparaît aussi dans les airs.
C’est d’autant plus étrange que les manifestations qui ont eu raison du Tunisien et de l’Égyptien étaient en Tunisie comme en Égypte, pacifiques et plutôt tranquilles : elles tenaient davantage du défilé Bastille République qu’en France on connaît bien, que de l’émeute populaire.
Et pourtant, on aurait pu penser, raisonnablement, que ces foules arabes qui avalent et digèrent tranquillement leurs dirigeants auraient eu plus de mal avec le gros morceau égyptien qu’avec le petit renard tunisien. Eh bien, grâce aussi, il faut dire, à des raisons militaires intérieures et extérieures : pas du tout. L’Égypte est avalée en trois bouchées.
Le fait que ces ingestions de dirigeants se déroulent pour l’instant sans bain de sang majeur est évidemment encourageant pour la démocratie future.
Pourvu que ça dure.
Julien Brunn
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