Kiosque
Emission du
Dimanche 31 Octobre 2010
Dimanche 31 Octobre 2010
La France sous la menace d'Oussama Ben Laden
Al-Qaida : adresse d'Oussama Ben Laden au peuple français. Mais aussi : UE, les 27 s'organisent contre les crises. Réforme des retraites : fin de partie ? USA : de difficiles élections de mi-mandat pour Obama. 45 ans après l'affaire Ben Barka.
Sommaire video
Voir l'émission en intégralité
LES TEMPS FORTS DE L'ACTUALITÉ
Sommet de l'Union Européenne : emmené par le tandem Merkel-Sarkozy, un consensus final pour une discipline budgétaire
Retraites : après l'adoption de la réforme par une majorité de députés, le mouvement de contestation perdure.
Même s'il peine à garder son souffle, il aura marqué la présidence de Nicolas Sarkozy
Barak Obama, arrivé à mi-mandat, semble avoir perdu la confiance des électeurs américains. Parviendra-t-il à reconduire une victoire des démocrates en 2012 ?
C'était-il-y-a 45 ans, le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, chef de l’opposition marocaine en exil et grand fédérateur des mouvements révolutionnaires du Tiers Monde, est enlevé en plein Paris par des policiers français. Son corps ne sera jamais retrouvé et l’affaire devient un scandale d’État
Le diplomate irakien, Tarek Aziz, proche de Saddam Hussein, condamné à la pendaison pour crime contre l'humanité.
Retraites : après l'adoption de la réforme par une majorité de députés, le mouvement de contestation perdure.
Même s'il peine à garder son souffle, il aura marqué la présidence de Nicolas Sarkozy
Barak Obama, arrivé à mi-mandat, semble avoir perdu la confiance des électeurs américains. Parviendra-t-il à reconduire une victoire des démocrates en 2012 ?
C'était-il-y-a 45 ans, le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, chef de l’opposition marocaine en exil et grand fédérateur des mouvements révolutionnaires du Tiers Monde, est enlevé en plein Paris par des policiers français. Son corps ne sera jamais retrouvé et l’affaire devient un scandale d’État
Le diplomate irakien, Tarek Aziz, proche de Saddam Hussein, condamné à la pendaison pour crime contre l'humanité.
Les correspondants invités cette semaine

Michel Arseneault
Québec
Michel Arseneault est le correspondant européen du magazine francophone québécois L'Actualité. Il couvre aussi pour cette publication le continent africain.De ses voyages sur le continent africain, Michel Arseneault a réalisé un recueil de reportages publié sous le titre "Perdu en Afrique" aux éditions Stanké.

Alberto Toscano
Italie
Alberto Toscano a longtemps travaillé pour des titres prestigieux de la presse italienne à qui il envoyait ses chroniques sur la France. Aujourd'hui, il est éditorialiste pour l'agence de presse italienne AGA.Alberto Toscano a publié de nombreux ouvrages en Italie, et, en France cette fois : "France-Italie. Coups de tête, coups de cœur»aux éditions Taillandier en 2006 et "Critique amoureuse des Français" chez Hachette littératures en 2009.

Laurent Greilsamer
France
Laurent Greilsamer est aujourd'hui Directeur adjoint du quotidien français Le Monde dans lequel il a effectué sa carrière journalistique. Il est un observateur avisé de la vie politique française.Laurent Greilsamer a publié, aux éditions Fayard, les biographies de Nicolas de Staël, de René Char, d'Hubert Beuve-Mery, fondateur du quotidien Le Monde dont le premier numéro sort en 1944 et directeur de ce dernier jusqu'en 1969.
En 2007, Laurent Greilsamer publie "Le dico de la présidentielle" aux Editions des quatre chemins.

Vadim Glusker
Russie
Vadim Glusker, est l'un des journalistes associés au lancement de la seule chaîne indépendante de couverture nationale NTV.
Joav Toker
Israël
Après avoir longtemps couvert le continent européen pour la Première (publique) et la 10e (privée) chaîne de la télévision israélienne, Joav Toker y poursuit ses collaborations. Il écrit également pour le magazine politique Koteret, le quotidien économique Globes et il enseigne à l'université américaine de Paris, ainsi qu'à la Sorbonne, les relations internationales.La semaine de Dilem
Kichka
Pour aller plus loin
Le duo France-allemagne au sommet de l'union Européenne
La réforme des retraite bientôt entérinée
L'édito de Julien Brunn

Donc, c’est bien lui. D’après les services de renseignement, c’est bien Oussama ben Laden qui s’adresse ici au… « peuple français » tout entier.
Ce « message » intervient alors que plusieurs citoyens français – journalistes en Afghanistan, employés des mines au Niger – sont retenus en otages et menacés de mort par d’obscurs chantages, et alors que planent des informations – également obscures, bien sûr – sur la possibilité d’attentats en France.
Impossible de savoir si Oussama ben Laden a une quelconque maîtrise directe sur ces événements, depuis sa cache, mais – c’est sa marque de fabrique depuis dix ans – il fait comme si. « L’objet de mon message, dit-il aux Français, porte sur les raisons qui sont derrière les menaces contre votre sécurité et le rapt de vos fils. »
Suit une collection d’exigences assez diverses : la fin d’ingérences françaises dans le nord et l’ouest de l’Afrique, le départ des soldats français d’Afghanistan, et la fin de l’interdiction du voile intégral en France, dans ces termes : « si vous exercez l’oppression et jugez qu’il est de votre droit d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête ? »
Ainsi, Oussama ben Laden poursuit la logique qu’il a inaugurée le 11 septembre 2001 : celle de la responsabilité collective, d’une part, et celle de la non proportionnalité entre la cause et ce qu’il présente comme une « punition », ou une rétorsion – le voile et la tête tranchée, par exemple – d’autre part. Meurtriers syllogismes.
Ce « message » intervient alors que plusieurs citoyens français – journalistes en Afghanistan, employés des mines au Niger – sont retenus en otages et menacés de mort par d’obscurs chantages, et alors que planent des informations – également obscures, bien sûr – sur la possibilité d’attentats en France.
Impossible de savoir si Oussama ben Laden a une quelconque maîtrise directe sur ces événements, depuis sa cache, mais – c’est sa marque de fabrique depuis dix ans – il fait comme si. « L’objet de mon message, dit-il aux Français, porte sur les raisons qui sont derrière les menaces contre votre sécurité et le rapt de vos fils. »
Suit une collection d’exigences assez diverses : la fin d’ingérences françaises dans le nord et l’ouest de l’Afrique, le départ des soldats français d’Afghanistan, et la fin de l’interdiction du voile intégral en France, dans ces termes : « si vous exercez l’oppression et jugez qu’il est de votre droit d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête ? »
Ainsi, Oussama ben Laden poursuit la logique qu’il a inaugurée le 11 septembre 2001 : celle de la responsabilité collective, d’une part, et celle de la non proportionnalité entre la cause et ce qu’il présente comme une « punition », ou une rétorsion – le voile et la tête tranchée, par exemple – d’autre part. Meurtriers syllogismes.
Écrivez nous !
Adressez nous vos messages d'encouragements, suggestions ou critiques...















