Littérature

Vues prenables
Etienne Faure
À la « vue imprenable » chère aux propriétaires, Étienne Faure oppose sans agressivité ses poèmes allusifs, aux vers longs ou très brefs imprévisiblement alternés, comme autant de fenêtres auxquelles nous sommes invités à nous accouder, peut-être même pour y voir autre chose que lui.
Quatre-vingts vues « prenables », donc, parce que la poésie est du domaine public : un cadre, trou de serrure dont, disait Gide dans Paludes, le tout est de s’approcher assez pour apercevoir le monde entier. Les fenêtres d’Étienne Faure donnent sur Venise, sur des souvenirs de théâtre (« Bonté des planches »), mais aussi sur des pans entiers du passé rêvé avec une très discrète mais réelle culture. Ce deuxième livre invite à suivre un talent très prometteur.
Jean-Yves Masson





















