20/01/1942

Wansee et la Solution finale

// Vidéo Wansee et la Solution finale

Sur tous les territoires occupés, Heydrich ordonne les grandes rafles des Juifs, notamment à Paris où, les 16 et 17 juillet 1942, près de 13 000 juifs sont arrêtés puis rassemblés dans l'enceinte du Vélodrome d'Hiver, le Vel'd'Hiv. C'est l'organisation méthodique du voyage sans retour vers les chambres à gaz d’Auschwitz.

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Le régime hitlérien s’enfonce dans la démence meurtrière.
Pour les nazis, l’élimination des populations jugées "inférieures" n’est pas assez rapide. Hitler, Goering, Himmler et son adjoint Heydrich, mettent en place ce qu’ils appellent la « Solution finale », l’extermination des Juifs d’Europe, organisée à la conférence de Wansee, près de Berlin, en janvier 42.
Hitler, Goering, Himmler et son adjoint Heydrich, mettent en place ce qu’ils appellent la « Solution finale », l’extermination des Juifs d’Europe. Sur tous les territoires occupés, Heydrich ordonne les grandes rafles des Juifs, notamment à Paris où, les 16 et 17 juillet 1942, près de 13 000 juifs sont arrêtés puis rassemblés dans l’enceinte du Vélodrome d’Hiver, le Vel’d’Hiv. C’est l’organisation méthodique du voyage sans retour vers les chambres à gaz d’Auschwitz.
La conférence de Wansee, c’est le crime à l’échelle industrielle. Les Juifs, par milliers, sont entassés dans des fausses douches et gazés. 95% des juifs déportés sont tués à leur arrivée.
Après la shoah par balle en Russie, le génocide s’amplifie.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Textes extraits du protocole de la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942.


" La solution finale du problème juif en Europe concerne environ onze millions d’individus (...) Dans le cadre de la solution finale, les Juifs devront être utilisés comme force de travail à l’Est avec l’encadrement voulu et dans des conditions adéquates. Les Juifs aptes au travail seront regroupés dans de grandes compagnies séparées selon les sexes, puis déportés vers l’Est en construisant des routes, la plupart d’entre eux étant ainsi probablement éliminés par voie naturelle.
Le stock restant à l’arrivée, composé sans aucun doute des éléments les plus résistants, devra être traité de manière appropriée. Au terme de cette sélection naturelle, une libération reviendrait à préserver un noyau fertile à partir duquel un renouveau juif pourrait se développer (voir les exemples fournis par l’Histoire).
À l’occasion de la mise en pratique de la solution finale, l’Europe va être passée au peigne fin d’ouest en est. Le territoire du Reich — y compris le protectorat de Bohême-Moravie — devra être traité en priorité, ne serait-ce que pour des raisons liées au logement et à d’autres considérations d’ordre social. (...)

Le début des grandes évacuations dépendra largement de l’évolution de la situation militaire. Pour ce qui est du traitement de la solution finale dans les territoires que nous occupons ou qui sont sous notre influence en Europe, il a été suggéré que le personnel compétent au ministère des Affaires étrangères prenne contact avec les services compétents de la police de sûreté et du SD.
En Slovaquie et en Croatie, la situation a été simplifiée par les solutions déjà apportées dans ces pays aux problèmes fondamentaux. Le gouvernement roumain a entre-temps nommé lui aussi un délégué aux affaires juives. En Hongrie, le règlement du problème requiert qu’un conseiller aux affaires juives soit octroyé rapidement au gouvernement local.
Le SS-Obergruppenführer Heydrich estime qu’il est nécessaire de prendre contact avec le commandant de la police italienne afin de préparer le règlement du problème dans ce pays.
En France occupée et non occupée, le recensement des Juifs devant être évacués ne devrait vraisemblablement pas présenter de grosses difficultés.
Le sous-secrétaire d’État Luther a fait remarquer que le traitement du problème en profondeur dans certains pays, notamment en Scandinavie, va par contre présenter des difficultés, de sorte qu’il vaudrait mieux laisser ces pays de côté dans un premier temps, ce qui ne présente d’ailleurs pas de gros inconvénients vu le faible nombre de Juifs concernés.
Le ministère des Affaires étrangères ne s’attend pas à de grosses difficultés en Europe de l’Ouest et du Sud-Est.(...)

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