Apocalypse

La serie documentaire

// Vidéo Mathieu Kassovitz

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de la série Apocalypse

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Après « La Traque des Nazis », Mathieu Kassovitz prête de nouveau sa voix à un documentaire de Daniel Costelle et Isabelle Clarke. L’artiste, connu pour ses engagements, a abordé l’exercice en interprète, respectant à la fois le didactisme et l’émotion du commentaire. Explications.

"S’AUTORISER UNE CERTAINE EMOTION"

A travers vos propres films et productions, vous renvoyez l’image d’un artiste engagé, ayant notamment réfléchi aux questions de la violence et du mal.
Comment avez-vous envisagé votre participation à cette série documentaire ?
Peut-être Daniel Costelle et Isabelle Clarke ont-ils fait appel à moi dans cette optique-là, dans l’idée de travailler avec un artiste connu pour ses engagements, pour son “discours”. Mais vous comprendrez qu’il est délicat pour moi de répondre ainsi… personnellement, j’ai considéré ce projet comme un travail d’acteur, d’interprète. Je me suis mis pleinement au service des auteurs, en essayant de mettre un maximum de moi-même dans le commentaire écrit par Daniel Costelle.

Comment avez-vous abordé cet exercice particulier de la voix off ?
Il y a bien évidemment, avec ce genre de projet, une dimension éducative, didactique, à respecter. Apocalypse doit pouvoir être vu par tous comme une preuve de ce qu’est véritablement la guerre, dans toute son horreur comme dans toute sa complexité. Mais il est aussi important, à cause des images et du contexte de l’époque, de s’autoriser une certaine émotion. Nous avons ainsi travaillé, de manière assez pointilleuse, sur un mouvement qui part de l’explication historique pour guider le spectateur vers l’émotion. La folie de certains hommes, le cynisme de certaines déclarations, la violence de certaines situations…, tout cela, de même que la peur, la crainte ou l’espoir, il fallait essayer de le faire passer, à travers les mots de Daniel Costelle, comme à travers mes intonations, le placement de ma voix, etc.

Isabelle Clarke parle d’un “mélange de pudeur et de violence” dans votre façon d’aborder l’émotion…
La principale difficulté pour moi — en dehors de certains noms allemands à sept consonnes absolument impossible à prononcer ! — a été en effet la question du pathos. Surtout ne pas tomber dans la dénonciation (ces gens-là sont des méchants) ou l’empathie aveugle (ces gens-là sont des victimes), sinon on agit en moralisateur de l’Histoire. Pourtant, on ne peut pas se permettre non plus de lire froidement le commentaire. Il a donc fallu trouver un juste milieu et maintenir l’équilibre sur cette ligne.

Dans l’ensemble, comment percevezvous Apocalypse ?
Le devoir de mémoire est une notion qui me paraît absolument primordiale. Aujourd’hui, on ne peut témoigner de la Seconde Guerre mondiale qu’à travers les images d’archives. Les témoins ont pratiquement tous disparus et on est donc obligé de se fier à ce qui a été filmé sur le moment. Ce que j’aime justement dans le travail de Daniel Costelle et Isabelle Clarke, c’est qu’ils n’en restent pas là : ces images d’il y a soixante-dix ans, ils les ont renouvelées, réactualisées, modernisées, dépoussiérées, ils sont allés en trouver d’autres…, bref, ils les ont rendues accessibles, en particulier aux jeunes générations. Le résultat est hallucinant ! Un vrai choc : se retrouver plongé au beau milieu des images d’archives. D’autant que ce travail va devenir la référence pour tous les documentaires à venir. Apocalypse ouvre la voie...

En six épisodes de 52 minutes, Apocalypse raconte la Seconde Guerre mondiale à travers le regard de ceux qui l’ont vécue : autant les soldats sur les champs de bataille ou les civils en fuite que les grands chefs.

Stratégie militaire et témoignages du quotidien se mêlent dans cette série documentaire exceptionnelle, constituée exclusivement d’images d’archives et construite comme une grande fresque cinématographique.

50 % d’images inédites en couleur et en haute définition, un son entièrement retravaillé en 5.1 et la voix de Mathieu Kassovitz : Apocalypse est une plongée vertigineuse au coeur du plus dévastateur des conflits mondiaux.

Un choc sans précédent, pour que les générations se souviennent de l’apocalypse…

De Jean-Louis Guillaud, Henri de Turenne, Isabelle Clarke et Daniel Costelle

Réalisée par Isabelle Clarke

Commentaire écrit par Daniel Costelle et dit par Mathieu Kassovitz

Producteur délégué Louis Vaudeville

Une coproduction CC&C - ECPAD

Avec la participation de France 2, National Geographic Channels International, NDR Norddeutscher Rundfunk, WDR, MDR, SWR, NHK, TV5Monde, RTBF, TSR, Planète Et du Centre National de la Cinématographie (CNC)

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Programme MEDIA de l’Union Européenne

Distribution internationale et vidéo France Télévisions Distribution

Musique originale Kenji Kawai

Montage son Gilbert Courtois

Mixage 5.1 Philippe Vaidie

Couleur François Montpellier

Unité des documentaires France 2

Patricia Boutinard Rouelle, Dana Hastier et Clémence Coppey

// Les épisodes

Episode 1 : L’Agression (1933 - 1939)

Mardi 8 septembre à 20h35

Episode 2 : L’écrasement (1939 - 1940)

Mardi 8 septembre à 21h30

Episode 3 : Le Choc (1940 - 1941)

Mardi 15 septembre à 20h35

Episode 4 : L’Embrasement (1941 - 1942)

Mardi 15 septembre à 21h30

Episode 5 : L’Etau (1942 - 1943)

Mardi 22 septembre à 20h35

Episode 6 : L’Enfer (1944 - -1945)

Mardi 22 septembre à 21h30

// Making of

Isabelle Clarke et Daniel Costelle

Notre ambition est là : montrer la guerre pour servir la paix

Des archives inédites

Dans ce métier, j’ai fini par accepter l’inattendu comme règle.

Raconter avec le son

Rencontre avec un passionné du son et d’aéronautique

Donner une cohérence musicale

Rencontre avec Kenji Kawai

Restituer la couleur

François Montpellier, le magicien de la couleur

Mathieu Kassovitz

S’autoriser une certaine émotion

Au service de l’histoire

Henri de Turenne et Jean-Louis Guillaud