23/08/1939

Le pacte germano-soviètique

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Hitler envoie Ribbentrop à Moscou, pour conclure un traité historique avec ses pires ennemis, représentés par le ministre des affaires étrangères de Staline, Molotov.

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INA : Visite de Molotov à Berlin : 1940

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Sur la Place Rouge, la manipulation des foules masque la dictature de Staline. L’industrialisation, la militarisation à marche forcée, ont fait de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques une grande puissance. Devant les menaces de Hitler, l’U.R.S.S., liée à la France par un traité d’assistance mutuelle, est le dernier recours. Malgré leur crainte du communisme, les Occidentaux comptent sur le géant communiste.
Mais Hitler va les prendre de vitesse. À l’été 1939, Hitler, qui avait juré de détruire le communisme, envoie Ribbentrop à Moscou, pour conclure un traité historique avec ses pires ennemis, représentés par le ministre des affaires étrangères de Staline, Molotov.
Staline a voulu gagner du temps, laisser Hitler et les occidentaux s’entretuer. Pourquoi ce pacte de non-agression ? Les Soviétiques répondront : Staline a voulu gagner du temps, laisser Hitler et les occidentaux s’entretuer. Peut-être avait-il aussi l’illusion qu’il pouvait durablement partager l’Europe avec Hitler, en s’appropriant une partie de la Pologne et les Pays Baltes.
Hitler lui-même a besoin de fournir quelques explications aux dignitaires nazis. L’alliance avec Staline les choque. Hitler affirme aux chefs des SS et de la Gestapo, Heydrich et Himmler, à son proche collaborateur Bormann, à quelques intimes, que cette alliance provisoire lui laisse les mains libres pour reprendre son expansion, cette fois, vers la Pologne.
Pour le monde entier, le pacte germano-soviétique, c’est le signal de la guerre.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Témoignage d'Eugeniusz Dworkin
L’annonce du pacte de non-agression signé le 28 août 1939 entre l’URSS communiste et L’Allemagne nazie provoque une véritable stupéfaction au camp de Gurs où est interné Eugeniusz Dworkin volontaire polonais expatrié.

"La nouvelle du pacte nous a complètement pris au dépourvu. Il existait bien les preuves les plus variées de ce qui venait d'arriver : la nouvelle était vraie.
Nous avons essayé de comprendre l'attitude de l'URSS. Mais, même L'Humanité ne nous expliquait rien. Au bout de quelques jours cependant, fut publié un long article intitulé "Staline avait raison". On y expliquait que Staline avait tiré les marrons du feu à la place des autres [les Français et les Anglais]. "

Eugeniusz Dworkin.

Texte du Pacte germano-soviétique de non-agression


« Le gouvernement du Reich allemand et le gouvernement des Républiques socialistes soviétiques, animés du désir de renforcer la cause de la paix entre l'Allemagne et l'URSS et partant des clauses prévues par l'Accord de neutralité conclu en avril 1926 entre l'Allemagne et l'URSS, sont parvenus à l'accord suivant:

Art. premier Les parties contractantes s'engagent toutes deux à s'abstenir de tout acte de violence, action agressive ou toute autre attaque réciproque, tant isolément que conjointement avec d'autres puissances.

Art. 2 Dans le cas où l'une des deux parties contractantes deviendrait l'objet d'un acte de la part d'une tierce puissance, l'autre partie contractante ne devra en aucune manière donner son appui à cette tierce puissance.

Art. 3 Les gouvernements des deux parties contractantes devront maintenir, à l'avenir, des contacts réciproques et suivis en vue de se consulter pour échanger des informations sur les problèmes relatifs à leurs intérêts communs.

Art. 4 Aucune des deux parties contractantes ne devra participer à aucune coalition de puissances dirigée en quelque manière, directement ou indirectement, contre l'autre partie.

Art. 5 En cas de litiges ou de conflits entre les parties contractantes, sur des problèmes de quelque nature que ce soit, les deux parties devront régler ces litiges ou conflits uniquement par des échanges de vue à l'amiable ou, si nécessaire, par l'institution d'une commission arbitrale.

Art. 6 Le présent traité est conclu pour une période de dix ans, étant entendu que s'il n'est pas dénoncé par l'une des parties contractantes un an avant l'échéance de cette période, sa validité sera automatiquement reconduite pour une durée de cinq ans.

Art. 7 Le présent traité devra être ratifié dans les plus brefs délais. Les instruments de ratification seront échangés à Berlin. L'accord entrera en vigueur dès sa signature.

Fait en deux exemplaires, en langue allemande et en langue russe.

Moscou, le 23 août 1939.

Le plénipotentiaire du gouvernement de l'URSS : V. Molotov

Pour le gouvernement du Reich allemand : J. von Ribbentrop

Protocole secret :

1. Dans le cas d'une réorganisation territoriale et politique des zones appartenant aux Etats baltes (Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie), la frontière septentrionale de la Lituanie devra constituer la limite des sphères d'influence de l'Allemagne et de l'URSS. En fonction de quoi, les droits de la Lituanie sur la zone de Vilna sont reconnus par les deux parties.

2. Dans le cas d'une réorganisation territoriale et politique des zones appartenant à l'Etat polonais, les sphères d'influence de l'Allemagne et de l'URSS seront délimitées approximativement par les fleuves Narev, Vistule et San.
La question de savoir si l'intérêt des deux parties rend souhaitable la conservation d'un Etat polonais indépendant, et celle des limites qui doivent être fixées à cet Etat pourront être déterminées seulement au cours des développements politiques ultérieurs. En tout état de cause, les deux gouvernements régleront cette question par des accords à l'amiable.

3. Pour ce qui est du sud-est de l'Europe, la partie soviétique rappelle à l'attention ses prétentions sur la Bessarabie. La partie allemande déclare son désintéressement politique complet pour ce territoire.

4. Ce protocole sera considéré comme strictement secret par les deux parties. Moscou, le 23 août 1939.

Le plénipotentiaire du gouvernement de l'URSS : V. Molotov

Pour le gouvernement du Reich allemand : J. von Ribbentrop

// Dossiers

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Le débarquement en Normandie est un extraordinaire défi à la technologie.

LA RESISTANCE EN FRANCE ET EN EUROPE

Dès 1940, des hommes et des femmes de tous les milieux sociaux et de tous les horizons politiques décident de poursuivre la lutte contre l’occupant.

LA SHOAH

95% des juifs, en premier lieu les mères et leurs enfants, les vieillards et les plus faibles sont tués à leur arrivée au camp.

// Protagonistes

Heinz Guderian

Heinz Guderian, grand théoricien de la guerre des blindés, est général de panzers et inspecteur des « troupes mobiles »

Franklin D. Roosevelt

Président des Etats-Unis depuis 1932, Roosevelt engage les forces de son pays dans la guerre après l’attaque de Pearl Harbor

Benito Mussolini

Mussolini crée le mouvement fasciste en 1919 puis installe à partir de 1922 un régime totalitaire en Italie