11/05/1940

L’exode

// Vidéo A Paris, les autorités tentent de gérer l’afflux de réfugiés.

A Paris, les autorités tentent de canaliser l’afflux de plus en plus grand des réfugiés.

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Vidéo

Grandes Batailles : Panique...

  • Agrandire
  • Rétrecir

Les civils des régions placées sur le passage de la Wehrmacht fuient les zones de combat. Les Hollandais, les Belges et les Luxembourgeois qui possèdent des voitures, sont les premiers à partir. Tous sont contrôlés, par peur de ce qu’on appelle alors la Cinquième colonne, les espions au service des nazis. A la Gare du Nord, la Croix Rouge, débordée, transfère les réfugiés belges dans des wagons à bestiaux pour le sud. L’entrée des Allemands dans Liège accentue le mouvement de panique. Devant une telle démonstration de force, il ne reste plus qu’à obéir, ou à fuir.
Avec l'avancée fulgurante des troupes allemandes il ne reste plus qu’à obéir, ou à fuir. Avec l’avancée fulgurante des troupes allemandes, ce ne sont plus seulement les citadins qui paniquent mais aussi les ruraux. Depuis la nuit des temps les paysans sont toujours les derniers à fuir, à abandonner leurs bêtes. A Paris, les autorités tentent de canaliser l’afflux de plus en plus grand des réfugiés. La Belgique et tout le nord de la France se sont déversées sur les collèges, les casernes ou les hôpitaux, très rapidement submergés. Pour eux, le temps des « jeux interdits » commence.
Les voies ferrées sont coupées, la plupart des gens sont à pied et entassent quelques affaires sur des charettes, des brouettes des vélos, pour les plus chanceux.
Paris est déclarée ville ouverte, c’est-à-dire livrée sans combat à l’adversaire, pour ne pas subir le sort de Varsovie ou de Rotterdam. Le gouvernement est parti pour Bordeaux. Les Allemands sont aux portes de la ville. La rumeur enfle : "Ils tuent, ils violent, comme les Prussiens en 1870." Abandonnés, les Parisiens fuient. La France s’enfuit. Une immense débâcle qui portera le nom biblique d’Exode. Six millions de Français convergent vers la Loire, le dernier rempart.
Mais il n’y a pas de rempart contre les Stukas.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

L'exode vu par Antoine de Saint-Exupéry

« ...Je survole donc des routes noires de l'interminable sirop qui n'en finit plus de couler. On évacue dit-on, les populations. Ce n'est déjà plus vrai. Elles s'évacuent d'elles-mêmes. Il est une contagion démente dans cet exode. Car où vont-ils, ces vagabonds ? Ils se mettent en marche vers le Sud, comme s'il était, là-bas, des logements et des aliments, comme s'il était, là-bas, des tendresses pour les accueillir. Mais il n'est, dans le Sud, que des villes pleines à craquer, où l'on couche dans les hangars et dont les provisions s'épuisent. Où les plus généreux se font peu à peu agressifs à cause de l'absurde de cette invasion qui, peu à peu, avec la lenteur d'un fleuve de boue, les engloutit. Une seule province ne peut ni loger ni nourrir la France !... »


Extrait de Pilote de guerre, de Saint-Exupéry, Gallimard.

// Dossiers

L’EVOLUTION DES TECHNIQUES

Plus de 250 savants travaillent jour et nuit dans le but de mettre au point des armes secrètes avec lesquelles Hitler croit pouvoir renverser le cours de la guerre.

LA LIBERATION DES CAMPS

Surpris par la rapidité de l’avance soviétique, les nazis tentent de dissimuler les preuves des massacres...

SOLDATS DES COLONIES

Sous le commandement du général de Lattre de Tassigny, les troupes d’Afrique jouent un rôle essentiel dans la libération de Marseille...

// Protagonistes

Douglas MacArthur

Ancien chef d’état-major de l’armée américaine, le général Douglas MacArthur prend le commandement de toutes les forces alliées du Pacifique sud en 1942

Friedrich Paulus

Commandant allemand pendant la bataille de Stalingrad qui se termina en janvier 1943 par la reddition de ses troupes

Philippe Pétain

Devenu chef de l’Etat français en mai 1940 avec les pleins pouvoirs, Pétain instaure un régime autoritaire dans la zone non occupée