07/08/1942

Guadalcanal : victoire des américains

// Vidéo Guadalcanal : l’ "Enfer vert"

Les combats de Guadalcanal vont durer six mois. Une guerre d’usure. Les Marines se sentent pris au piège de ce qu’ils appellent « L’enfer vert ».

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Grandes Batailles : Guadalcanal

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Un des appareils de reconnaissance américains révèle que les Japonais construisent une piste d’aviation sur l’île de Guadalcanal, située au milieu de la longue chaîne des îles Salomon, au nord-est de l’Australie.
Les Américains organisent alors le premier grand débarquement de la guerre. Il a lieu le 7 août 1942. Au début, sur la plage, les Marines ne rencontrent pas de résistance et s’enfoncent dans la jungle.
Entre-temps, un bataillon japonais d’environ 900 hommes débarque à l’est de la position des Marines le 18 août. Le 20 août, les Japonais attaquent les Marines à travers les bancs de sable de la rivière Tenaru. Certains de leur supériorité, les Japonais chargent à la baïonnette, comme pendant la première guerre mondiale, comme à Verdun, contre les mitrailleuses. Avec le même résultat qu’à Verdun : une hécatombe. 900 japonais trouvent la mort dans la bataille de la rivière Tenaru.
Les fusiliers-marins japonais sont de redoutables guerriers, mais ils partent se battre sans la moindre protection contre les maladies tropicales. Après cela, les Marines peuvent capturer l’aérodrome, le sécuriser, agrandir la piste, pour les premiers avions des Marines volants, surnommés les têtes brûlées.
Ce terrain d’aviation devient la cible permanente des canons japonais. La nuit, leurs croiseurs se glissent le long de la côte pour les pilonner, avec une telle régularité, que les Marines l’appellent l’Express de Tokyo. Une bataille navale s’engage pour empêcher les renforts de débarquer. Un régiment d’élite japonais y parvient.
Ces fusiliers-marins japonais sont de redoutables guerriers, mais ils partent se battre sans la moindre protection contre les maladies tropicales. Le paludisme en tuera la moitié. L’autre se sacrifiera, fidéle au principe du Bushido.
Celui qui les commande, le colonel Ichiki leur rappelle la devise des samouraïs : « Le devoir est lourd comme une montagne, mais la mort du soldat est légère comme une plume. »
Les combats de Guadalcanal ne font que commencer. Ils vont durer six mois. Une guerre d’usure. Les Marines se sentent pris au piège de ce qu’ils appellent « L’enfer vert ». Eux aussi sont malades, leurs plaies s’infectent. Mais ils ne sont qu’au début de leur calvaire.
En novembre les Japonais engagent la 38e division d’infanterie, 10 000 hommes qui doivent être débarqués sur l’île. Cependant, au cours de la bataille navale de Guadalcanal, les transports qui amenent ces renforts sont sévèrement endommagés et la division est réduite à l’effectif d’un régiment (2 000 hommes) débarqués quasiment sans matériel. Les Japonais commencent alors à envisager d’abandonner Guadalcanal.
Au cours de novembre, leur difficultés pour ravitailler les combattants sur l’île vont en s’aggravant.
Début décembre, il y a 60 000 soldats américains sur l’île, tandis que les 8 000 Japonais sont réfugiés dans le nord de l’île, vers le Cap Espérance. Outre les sanglantes batailles, la malnutrition et la malaria a coûté la vie à 9 000 soldats japonais. Ces derniers décident d’évacuer le 7 février 1943. Le lendemain les autorités alliées déclaraient l’aérodrome hors de danger après six mois de combats.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

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