Apocalypse

La serie documentaire

// Vidéo Des archives inédites

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Ce travail sur la couleur donne à voir des images d’archives sous un jour entièrement nouveau…
Isabelle Clarke : On apprend beaucoup dans cette série. On peut dire que la moitié des images que nous utilisons est totalement inédite. Comme le reste est mis en couleur, on peut aussi dire qu’Apocalypse est 100 % inédite ! Avec l’aide d’une dixaine de recherchistes, nous avons sélectionné plus de 650 heures d’archives, provenant de quarante- six sources différentes, à travers une vingtaine de pays. Un travail monumental et passionnant !
Daniel Costelle : On peut se demander comment il est encore possible, soixante-dix ans après, de trouver des images inconnues… C’est le fruit d’une recherche longue et patiente qui est la récompense d’une carrière consacrée au documentaire. Les professionnels nous connaissent. Ils savent que nous sommes justes, que nous ne trahissons pas les images. C’est ainsi qu’Isabelle Gougenheim nous a ouvert grand les portes de l’ECPAD (l’Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense) qu’elle dirige, ou que William Murphy, aux National Archives de Washington, nous a apporté son aide précieuse et enthousiaste.
Isabelle Clarke : Cette recherche intense a été guidée également par nos exigences techniques. Comme nous voulions diffuser en HD, il nous fallait retourner à la source des images, ce qu’on appelle les “natifs”, les pellicules 35 mm, et donc pousser toujours plus loin nos investigations. Prenons les films de propagande, par exemple. Nous sommes remontés jusqu’aux rushes, c’est-à-dire la version brute avant montage : une mine d’informations et d’images inédites !
Daniel Costelle : Nous avons bénéficié également de l’évolution des cinémathèques, de l’amélioration des techniques de catalogage, de l’ouverture de certains fonds amateurs (des petits-enfants qui retrouvent des bobines usagées dans les greniers), etc. Imaginez qu’on est tombé sur des plans inconnus d’Hitler ! Dans ce métier, j’ai fini par accepter l’inattendu comme règle.

Concrètement, comment compose-t-on un film avec des archives ?
Isabelle Clarke : Nous nous basons d’abord, pour la recherche, sur un scénario élaboré grâce au travail commun avec Jean-Louis Guillaud et Henri de Turenne. Puis, au fur et à mesure que l’on découvre les archives, que l’on apprend à les décrypter, à identifier les lieux et les personnes…, bref, au fur et à mesure que l’on s’imprègne de ce qu’elles “racontent”, un autre film se construit. Quand on réalise un documentaire exclusivement à partir d’archives, on ne peut être ni illustratif, ni explicatif. Il se noue tout un jeu d’intrication entre l’image et le texte. Le commentaire est sur l’image et l’image est sur le commentaire. Parfois c’est la séquence de film qui détermine le commentaire. Parfois, c’est l’inverse.
Ou encore vous changez un mot et toute la scène est à remonter…

Cette intrication apparaît très clairement avec le “personnage” de la petite Rose, cette fillette anglaise filmée par son père, que l’on retrouve d’épisode en épisode…
Isabelle Clarke : C’est une belle rencontre d’archives, en effet. Voilà un père qui, pendant trois ou quatre années de guerre, a filmé sa fille, l’a mise en scène. Il a dû s’accrocher à ces images comme on s’accroche à la vie. Une sorte de réflexe, comme pour dire : nous, on est vivants ! Alors qu’on voit les V1 allemands qui tombent à côté !
Daniel Costelle : Toute la guerre, sa fille a personnifié pour ce père le courage, la volonté et la détermination des Anglais. En filmant sa fille, il affirmait son propre courage. J’ai trouvé ces images admirables.
Isabelle Clarke : Elles révèlent le sens de la série.

En six épisodes de 52 minutes, Apocalypse raconte la Seconde Guerre mondiale à travers le regard de ceux qui l’ont vécue : autant les soldats sur les champs de bataille ou les civils en fuite que les grands chefs.

Stratégie militaire et témoignages du quotidien se mêlent dans cette série documentaire exceptionnelle, constituée exclusivement d’images d’archives et construite comme une grande fresque cinématographique.

50 % d’images inédites en couleur et en haute définition, un son entièrement retravaillé en 5.1 et la voix de Mathieu Kassovitz : Apocalypse est une plongée vertigineuse au coeur du plus dévastateur des conflits mondiaux.

Un choc sans précédent, pour que les générations se souviennent de l’apocalypse…

De Jean-Louis Guillaud, Henri de Turenne, Isabelle Clarke et Daniel Costelle

Réalisée par Isabelle Clarke

Commentaire écrit par Daniel Costelle et dit par Mathieu Kassovitz

Producteur délégué Louis Vaudeville

Une coproduction CC&C - ECPAD

Avec la participation de France 2, National Geographic Channels International, NDR Norddeutscher Rundfunk, WDR, MDR, SWR, NHK, TV5Monde, RTBF, TSR, Planète Et du Centre National de la Cinématographie (CNC)

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Programme MEDIA de l’Union Européenne

Distribution internationale et vidéo France Télévisions Distribution

Musique originale Kenji Kawai

Montage son Gilbert Courtois

Mixage 5.1 Philippe Vaidie

Couleur François Montpellier

Unité des documentaires France 2

Patricia Boutinard Rouelle, Dana Hastier et Clémence Coppey

// Les épisodes

Episode 1 : L’Agression (1933 - 1939)

Mardi 8 septembre à 20h35

Episode 2 : L’écrasement (1939 - 1940)

Mardi 8 septembre à 21h30

Episode 3 : Le Choc (1940 - 1941)

Mardi 15 septembre à 20h35

Episode 4 : L’Embrasement (1941 - 1942)

Mardi 15 septembre à 21h30

Episode 5 : L’Etau (1942 - 1943)

Mardi 22 septembre à 20h35

Episode 6 : L’Enfer (1944 - -1945)

Mardi 22 septembre à 21h30

// Making of

Isabelle Clarke et Daniel Costelle

Notre ambition est là : montrer la guerre pour servir la paix

Des archives inédites

Dans ce métier, j’ai fini par accepter l’inattendu comme règle.

Raconter avec le son

Rencontre avec un passionné du son et d’aéronautique

Donner une cohérence musicale

Rencontre avec Kenji Kawai

Restituer la couleur

François Montpellier, le magicien de la couleur

Mathieu Kassovitz

S’autoriser une certaine émotion

Au service de l’histoire

Henri de Turenne et Jean-Louis Guillaud