Après avoir débarqué en Afrique du Nord en novembre 1942 (Opération Torch), les Alliés décident de poursuivre leur reconquête de la Méditerranée en débarquant en Sicile puis en Italie.
L’Opération Husky, 10 juillet 1943
Une nouvelle opération de débarquement est prévue en Sicile, sur un front de 160 kilomètres, entre les ports de Licata à l’ouest et de Syracuse à l’est. Pour réussir cette opération amphibie de très grande envergure, les Alliés rassemblent des moyens matériels et humains gigantesques, encore jamais vus sur un théâtre d’opération : armada de plus de 3500 bateaux, flotte aérienne de 4000 appareils, 24 000 véhicules, 1 800 canons, 600 chars et la mise à terre de 8 divisions d’infanterie comptant 160 000 hommes dans la première vague d’assaut. Les Alliés rassemblent des moyens matériels et humains gigantesques, encore jamais vus sur un théâtre d’opération. Le débarquement sur les plages, qui se déroule dans la nuit du 10 juillet à partir de 3 heures du matin, est précédé du largage de deux divisions aéroportées ayant reçu pour mission de détruire ou de s’emparer des points névralgiques pouvant présenter un danger pour les assaillants.
Une vigoureuse contre-attaque ennemie
Dès le 11 juillet, le lendemain du débarquement, les Américains doivent faire face à une puissante contre-attaque de blindés allemands qui dévalent les pentes des collines dominant les étroites plages siciliennes. La situation devient rapidement critique car la tête de pont manque encore de profondeur et les troupes américaines de matériel de combat. Les difficultés rencontrées dans le déchargement des navires (forte houle et présence de bancs de sable provoquant l’échouage anticipé des gros LST), retardent dangereusement l’arrivée de l’armement des hommes.
Les troupes débarquées parviennent cependant à se maintenir, au prix de violents combats, et à effectuer les jonctions prévues entre les différentes têtes de pont.
Les leçons d’Husky
Pour les Allemands, il est clair que sans une couverture aérienne efficace fournie par la Luftwaffe, toute contre-attaque menée par les blindés est vouée à l’échec. Pour les Alliés, l’opération amphibie menée en Sicile peut être considérée comme une répétition de celle qui se déroulera en Normandie moins d’un an après. Le matériel a été testé, les erreurs relevées et les grands chefs militaires comme Eisenhower, Montgomery, Bradley, Patton, Ramsay, Hewitt, Tedder… présents en Sicile prendront à nouveau la tête des opérations sur le front de Normandie !
Texte : Mémorial de Caen.
La défaite de Sicile a ébranlé le prestige de Mussolini. Un de ses fidèles a vécu cette soirée dramatique, Giogo Almirante :
« La réunion fut ouverte par Monsieur Mussolini même. Il parla franchement. Il reconnut que la guerre, probablement, était perdue. Il invita les composantes du Grand Conseil du Fascisme à être à la fois très honnêtes et très franches dans leur exposition. (0/10/00) Tout le monde était présent. Tout le monde prit la parole. Le plus important des discours fut sans doute le discours de Monsieur Grandi qui proposa son ordre du jour. Il y eut trois ordres du jour, trois positions. La position de Monsieur Grandi qui voulait que tout le pouvoir fut consignée au roi. On vota et Mussolini, lui-même, raconte : « 19 votèrent pour l’ordre du jour Grandi ; 7 votèrent contre et la réunion prit terme. » Tout le monde s’en alla et Mussolini resta seul, tout seul. »
Extrait de la série "Les Grandes Batailles" - "La bataille d'Italie"