transcription
Amanda LaFleur, linguiste à l'université de Bâton rouge
Bah de toute façon, nous, c'est-à-dire cette orthographe-là a été choisie par nos amis en Europe. Nous, on n'écrit pas « cajun » comme ça. C'est-à-dire, c-a-j-u-n, c'est un mot anglais, qui a été, euh... réemprunté en français. Et bien, je sais que ça existe dans Le Robert (1), mais nous on préfère, on préfère soit cadien, c-a-d-i-e-n pour refléter l'origine du mot, c'est-à-dire, acadien, et ça marche... Ça marche aussi dans le sens que quand on va parler de la forme féminine, il y a cadien et cadienne. Il y a aussi parfois « cadjin » et « cadjine » dans certaines régions. Alors, à ce moment-là, on écrit aussi c-a-d-j-i-n et c-a-d-j-i-n-e, qui représentent un peu mieux la prononciation typique de la région. Mais aussi, qui est tout à fait français, dans le sens que les graphèmes correspondent aux mêmes sons qu'en France, ou n'importe où, où on parle français. Alors que si on prend, c-a-j-u-n, qui est un emprunt, ça nous donne cajun, qui ne correspond à rien que nous on dit ici. C'est un peu comme prendre, euh, un mot comme « interview », i-n-t-e-r-v-i-e-w. Si on essaie de prononcer cela à la française, ça sort un peu
(1) Dictionnaire de la langue française.
Bah de toute façon, nous, c'est-à-dire cette orthographe-là a été choisie par nos amis en Europe. Nous, on n'écrit pas « cajun » comme ça. C'est-à-dire, c-a-j-u-n, c'est un mot anglais, qui a été, euh... réemprunté en français. Et bien, je sais que ça existe dans Le Robert (1), mais nous on préfère, on préfère soit cadien, c-a-d-i-e-n pour refléter l'origine du mot, c'est-à-dire, acadien, et ça marche... Ça marche aussi dans le sens que quand on va parler de la forme féminine, il y a cadien et cadienne. Il y a aussi parfois « cadjin » et « cadjine » dans certaines régions. Alors, à ce moment-là, on écrit aussi c-a-d-j-i-n et c-a-d-j-i-n-e, qui représentent un peu mieux la prononciation typique de la région. Mais aussi, qui est tout à fait français, dans le sens que les graphèmes correspondent aux mêmes sons qu'en France, ou n'importe où, où on parle français. Alors que si on prend, c-a-j-u-n, qui est un emprunt, ça nous donne cajun, qui ne correspond à rien que nous on dit ici. C'est un peu comme prendre, euh, un mot comme « interview », i-n-t-e-r-v-i-e-w. Si on essaie de prononcer cela à la française, ça sort un peu
(1) Dictionnaire de la langue française.






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