transcription
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Arrivant à l'aéroport de Rome, les ministres des Affaires étrangères de Belgique et du Grand Duché Joseph Bech et Paul-Henri Spaak…
Voix off
25 mars 1957, 6 pays vont signer le traité qui va créer l'Europe, c'est un véritable miracle politique. Dix ans plus tôt, l'Allemagne, l'Italie, la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas se sont livrés à la guerre la plus féroce de tous les temps. Cette fois, c'est un marché commun qu'ils construisent dans ce palais du Capitole.
Robert Rothschild, Chef de cabinet de P-H Spaak (1954-1964)
Spaak marche vers le bout de la plateforme et s'assoit, s'adosse à la balustrade, et il se tourne vers nous et il nous dit : Vous croyez que nous avons reconstruit l'Empire de Rome ? Et cette fois, sans un coup de fusil, sans une flèche. Et c'était ça notre sentiment. Oui, nous pensions que nous reconstruisions l'Empire de Rome.
Voix off
Mais pour en arriver là, on a négocié pendant des mois. À Messine, à Venise, à Nice, mais aussi à Val Duchesse à Bruxelles. Depuis 6 ans déjà les productions d'acier et de charbon, ces matières premières indispensables pour faire la guerre, ont été mises en commun. Mais là, on parle de libre circulation des marchandises, des capitaux, des personnes, de la fin des douanes. On parle davantage de gros sous.
Robert Rothschild
Il y avait beaucoup d'épiceries dans la discussion. Et c'est ça que, parce que, mais c'est comme ça la vie vous savez, on se met plus facilement d'accord sur les grandes questions philosophiques et morales, etc., que sur le prix des petits pois. Et les hommes politiques sont comme ça aussi.
Voix off
Et ça va marcher. En signant ce traité, en abattant les barrières douanières, l'économie européenne va se retrouver dopée, elle va progresser de plusieurs pour cent en quelques années. Ces six pays ont mis en commun ce qui va permettre de construire l'Europe.
Paul Magnette, Directeur Institut d'études européennes - ULB
Le traité de Rome prévoyait la plupart des politiques qui sont là aujourd'hui en matière de transport, d'industrie, d'agriculture, les grands principes de libre circulation des personnes, de libre circulation des biens, des services, des capitaux. Tout ça était déjà prévu dans le traité de Rome.
Voix off
La copie belge du traité de Rome est stockée ici, aux archives des Affaires étrangères. Grâce à ces quelques centaines de pages, un marché commun qui débutait avec 6 États débouchera sur une union de 27 pays 50 ans plus tard.
Arrivant à l'aéroport de Rome, les ministres des Affaires étrangères de Belgique et du Grand Duché Joseph Bech et Paul-Henri Spaak…
Voix off
25 mars 1957, 6 pays vont signer le traité qui va créer l'Europe, c'est un véritable miracle politique. Dix ans plus tôt, l'Allemagne, l'Italie, la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas se sont livrés à la guerre la plus féroce de tous les temps. Cette fois, c'est un marché commun qu'ils construisent dans ce palais du Capitole.
Robert Rothschild, Chef de cabinet de P-H Spaak (1954-1964)
Spaak marche vers le bout de la plateforme et s'assoit, s'adosse à la balustrade, et il se tourne vers nous et il nous dit : Vous croyez que nous avons reconstruit l'Empire de Rome ? Et cette fois, sans un coup de fusil, sans une flèche. Et c'était ça notre sentiment. Oui, nous pensions que nous reconstruisions l'Empire de Rome.
Voix off
Mais pour en arriver là, on a négocié pendant des mois. À Messine, à Venise, à Nice, mais aussi à Val Duchesse à Bruxelles. Depuis 6 ans déjà les productions d'acier et de charbon, ces matières premières indispensables pour faire la guerre, ont été mises en commun. Mais là, on parle de libre circulation des marchandises, des capitaux, des personnes, de la fin des douanes. On parle davantage de gros sous.
Robert Rothschild
Il y avait beaucoup d'épiceries dans la discussion. Et c'est ça que, parce que, mais c'est comme ça la vie vous savez, on se met plus facilement d'accord sur les grandes questions philosophiques et morales, etc., que sur le prix des petits pois. Et les hommes politiques sont comme ça aussi.
Voix off
Et ça va marcher. En signant ce traité, en abattant les barrières douanières, l'économie européenne va se retrouver dopée, elle va progresser de plusieurs pour cent en quelques années. Ces six pays ont mis en commun ce qui va permettre de construire l'Europe.
Paul Magnette, Directeur Institut d'études européennes - ULB
Le traité de Rome prévoyait la plupart des politiques qui sont là aujourd'hui en matière de transport, d'industrie, d'agriculture, les grands principes de libre circulation des personnes, de libre circulation des biens, des services, des capitaux. Tout ça était déjà prévu dans le traité de Rome.
Voix off
La copie belge du traité de Rome est stockée ici, aux archives des Affaires étrangères. Grâce à ces quelques centaines de pages, un marché commun qui débutait avec 6 États débouchera sur une union de 27 pays 50 ans plus tard.





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