transcription
Voix off
L'Europe vient de définir ce que les pêcheurs pourront attraper dans leurs filets l'année prochaine. Ils devront ramener à terre moins de cabillauds, moins d'anchois, moins de soles. Mais selon les scientifiques, ces restrictions ne vont pas assez loin. De nombreux poissons sont toujours menacés de disparition.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
2/3 de ces stocks sont exploités au-delà des limites biologiques sûres.
Voix off
Alors qu'est-ce que ça signifie « au-delà des limites biologiques sûres » ?
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
C'est-à-dire que l'on n'a aucune garantie que le stock de poisson peut se reproduire normalement, donc on va pas à pas vers un appauvrissement général de la population
Voix off
La pression sur les colonies de poisson est énorme. Certaines espèces sont tellement menacées qu'elles ont génétiquement muté. Les cabillauds, par exemple, sont en mesure de faire des petits bien plus tôt qu'avant.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
La pression humaine était tellement forte que, génétiquement, pour la survie de la population, elle a dû réagir. Il y a dix ans, ils étaient matures à cinq ans à peu près et maintenant ils sont matures à trois ans, et néanmoins, on continue à pêcher 80 % des cabillauds avant qu'ils aient atteint leur maturité sexuelle. Et donc il ne faut pas s'étonner de la catastrophe qui est devant nous.
Voix off
Voilà longtemps que les scientifiques dénoncent les menaces sur les populations de poissons. Mais ils savent qu'ils doivent, comme d'habitude, se répéter pour se faire entendre.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
On se pose une question comme dans le changement climatique où les chercheurs crient dans le désert que quelque chose ne va pas et il faut un certain temps pour que la société et le politique comprennent le message et en tirent toutes les conséquences.
Voix off
Mais l'Europe peine à imposer de vraies limitations. Pas facile pour des États comme la France ou l'Espagne de mettre des milliers de pêcheurs au chômage technique pour sauver les poissons.
L'Europe vient de définir ce que les pêcheurs pourront attraper dans leurs filets l'année prochaine. Ils devront ramener à terre moins de cabillauds, moins d'anchois, moins de soles. Mais selon les scientifiques, ces restrictions ne vont pas assez loin. De nombreux poissons sont toujours menacés de disparition.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
2/3 de ces stocks sont exploités au-delà des limites biologiques sûres.
Voix off
Alors qu'est-ce que ça signifie « au-delà des limites biologiques sûres » ?
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
C'est-à-dire que l'on n'a aucune garantie que le stock de poisson peut se reproduire normalement, donc on va pas à pas vers un appauvrissement général de la population
Voix off
La pression sur les colonies de poisson est énorme. Certaines espèces sont tellement menacées qu'elles ont génétiquement muté. Les cabillauds, par exemple, sont en mesure de faire des petits bien plus tôt qu'avant.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
La pression humaine était tellement forte que, génétiquement, pour la survie de la population, elle a dû réagir. Il y a dix ans, ils étaient matures à cinq ans à peu près et maintenant ils sont matures à trois ans, et néanmoins, on continue à pêcher 80 % des cabillauds avant qu'ils aient atteint leur maturité sexuelle. Et donc il ne faut pas s'étonner de la catastrophe qui est devant nous.
Voix off
Voilà longtemps que les scientifiques dénoncent les menaces sur les populations de poissons. Mais ils savent qu'ils doivent, comme d'habitude, se répéter pour se faire entendre.
Georges Pichot, Institut des sciences naturelles de Belgique
On se pose une question comme dans le changement climatique où les chercheurs crient dans le désert que quelque chose ne va pas et il faut un certain temps pour que la société et le politique comprennent le message et en tirent toutes les conséquences.
Voix off
Mais l'Europe peine à imposer de vraies limitations. Pas facile pour des États comme la France ou l'Espagne de mettre des milliers de pêcheurs au chômage technique pour sauver les poissons.





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