transcription
Ana Quasoar
Je m'appelle Ana Quasoar et je suis styliste.
Ana Quasoar, hors champ
Ce qui m'intéresse vraiment dans la création et dans quelque travail que je fasse, c'est de créer des atmosphères, c'est de travailler sur des couleurs, sur la lumière, sur des matières, sur les rythmes, sur les espaces, sur les volumes, sur les tensions, sur les douceurs. C'est finalement une histoire de vibrations.
Quand je travaille sur des thèmes de robes, en général, ce sont toujours des attitudes de séduction que j'explore. Si je crée une robe, il faut qu'on puisse bouger dedans. Donc j'imagine mal dans mes collections une robe où on ne pourrait pas danser par exemple. Je peux pas transformer un femme en statue. J'imagine des mouvements, j'imagine des attitudes, j'imagine des ambiances. Il peut arriver qu'un vêtement parte entièrement d'un dessin que j'ai dessiné ou il peut arriver qu'un vêtement soit créé entièrement au moulage, c'est-à-dire en plaçant des tissus, en expérimentant des mélanges de matières sur un buste de couture. Et à partir de là, on décline différents modèles, à partir d'un thème.
Ana Quasoar
Au niveau du travail, si elle vous plaît vraiment et que vous avez envie de quelque chose de plus ballonné, de plus gainant au niveau de la taille, c'est tout à fait possible.
Une cliente
Je veux exactement le style Favet en fait.
Ana Quasoar
Oui, ça vous va super !
Mais elle a vu cette robe et ça correspondait tout à fait à un fantasme qu'elle avait et on a travaillé ensemble pour adapter ma création encore mieux au fantasme précis qu'elle avait de la robe. Donc, si vous voulez, c'est une création authentique, ça vient vraiment de mes collections. C'est pas quelque chose que j'ai fait entièrement pour elle. Mais c'est important pour moi qu'elle se l'approprie entièrement et je trouve que l'acte de créer pour quelqu'un est aussi merveilleux que de créer dans mes collections. Donc je fais une personnalisation en général pour mes clientes.
Ana Quasoar
Et l'attacher derrière...D'accord...?
Si vous avez envie de… C'est pas mal aussi...
Ana Quasoar, hors champ
En général, les matières que j'aime beaucoup utiliser dans mon travail sont des matières qui sont issues du terroir, comme les dentelles de Calais, les tissus africains. J'utilise énormément de matières qui se rapportent à des techniques anciennes et effectivement, également, à des techniques modernes. J'utilise des stretch, des tissus très très innovants également, et j'aime à les mélanger. Une robe ça peut prendre entre une heure, une semaine, quinze jours ou un mois. Tout est lié à la complexité mais aussi au hasard parce qu'il se peut tout à fait parfois qu'on crée quelque chose de très complexe et merveilleux en très très peu de temps. C'est le propre de la création de ne pas compter le temps.
Ana Quasoar
Je cherche pas du tout à faire des objets ou des œuvres qu'on va poser ou accrocher au mur et que les gens vont simplement regarder. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment d'avoir une interaction et d'apporter des sensations, d'apporter du plaisir, de créer un petit peu des porte-bonheur à la façon d'un artiste dans l'ancien temps dans un village primitif, qui crée des objets et qui va le transformer en objet presque de rite de tous les jours.
On a envie vraiment de cette valeur manuelle dans le vêtement. On voit maintenant un très grand désir des femmes d'avoir quelque chose de très personnalisé et en même temps de très… à la fois authentique et original. Donc je pense qu'il y a vraiment un très très large champ d'action pour des gens qui aiment travailler avec leurs mains, qui aiment faire des choses merveilleuses. Je pense que c'est tout à fait en phase avec l'époque que nous vivons.
Je m'appelle Ana Quasoar et je suis styliste.
Ana Quasoar, hors champ
Ce qui m'intéresse vraiment dans la création et dans quelque travail que je fasse, c'est de créer des atmosphères, c'est de travailler sur des couleurs, sur la lumière, sur des matières, sur les rythmes, sur les espaces, sur les volumes, sur les tensions, sur les douceurs. C'est finalement une histoire de vibrations.
Quand je travaille sur des thèmes de robes, en général, ce sont toujours des attitudes de séduction que j'explore. Si je crée une robe, il faut qu'on puisse bouger dedans. Donc j'imagine mal dans mes collections une robe où on ne pourrait pas danser par exemple. Je peux pas transformer un femme en statue. J'imagine des mouvements, j'imagine des attitudes, j'imagine des ambiances. Il peut arriver qu'un vêtement parte entièrement d'un dessin que j'ai dessiné ou il peut arriver qu'un vêtement soit créé entièrement au moulage, c'est-à-dire en plaçant des tissus, en expérimentant des mélanges de matières sur un buste de couture. Et à partir de là, on décline différents modèles, à partir d'un thème.
Ana Quasoar
Au niveau du travail, si elle vous plaît vraiment et que vous avez envie de quelque chose de plus ballonné, de plus gainant au niveau de la taille, c'est tout à fait possible.
Une cliente
Je veux exactement le style Favet en fait.
Ana Quasoar
Oui, ça vous va super !
Mais elle a vu cette robe et ça correspondait tout à fait à un fantasme qu'elle avait et on a travaillé ensemble pour adapter ma création encore mieux au fantasme précis qu'elle avait de la robe. Donc, si vous voulez, c'est une création authentique, ça vient vraiment de mes collections. C'est pas quelque chose que j'ai fait entièrement pour elle. Mais c'est important pour moi qu'elle se l'approprie entièrement et je trouve que l'acte de créer pour quelqu'un est aussi merveilleux que de créer dans mes collections. Donc je fais une personnalisation en général pour mes clientes.
Ana Quasoar
Et l'attacher derrière...D'accord...?
Si vous avez envie de… C'est pas mal aussi...
Ana Quasoar, hors champ
En général, les matières que j'aime beaucoup utiliser dans mon travail sont des matières qui sont issues du terroir, comme les dentelles de Calais, les tissus africains. J'utilise énormément de matières qui se rapportent à des techniques anciennes et effectivement, également, à des techniques modernes. J'utilise des stretch, des tissus très très innovants également, et j'aime à les mélanger. Une robe ça peut prendre entre une heure, une semaine, quinze jours ou un mois. Tout est lié à la complexité mais aussi au hasard parce qu'il se peut tout à fait parfois qu'on crée quelque chose de très complexe et merveilleux en très très peu de temps. C'est le propre de la création de ne pas compter le temps.
Ana Quasoar
Je cherche pas du tout à faire des objets ou des œuvres qu'on va poser ou accrocher au mur et que les gens vont simplement regarder. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment d'avoir une interaction et d'apporter des sensations, d'apporter du plaisir, de créer un petit peu des porte-bonheur à la façon d'un artiste dans l'ancien temps dans un village primitif, qui crée des objets et qui va le transformer en objet presque de rite de tous les jours.
On a envie vraiment de cette valeur manuelle dans le vêtement. On voit maintenant un très grand désir des femmes d'avoir quelque chose de très personnalisé et en même temps de très… à la fois authentique et original. Donc je pense qu'il y a vraiment un très très large champ d'action pour des gens qui aiment travailler avec leurs mains, qui aiment faire des choses merveilleuses. Je pense que c'est tout à fait en phase avec l'époque que nous vivons.





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