transcription
André Lecoq, hors champ
Je m'appelle André Lecoq. Je suis né au moment où il y avait encore des voitures anciennes, bien sûr, en 1929. J'ai toujours été passionné par l'automobile et donc, j'en ai fait un métier.
Pour être un bon carrossier, faut déjà avoir du goût, voir les défauts, aimer ce que l'on fait et si on aime ce que l'on fait, on voit pas la journée passer. Le métier de restauration automobile, faut savoir taper sur la tôle, faire renaître une voiture qu'un client a découvert par exemple, dans une grange. Il veut la voir renaître. On démonte tout, et toutes les pièces qui sont irrécupérables, on les refait.
André Lecoq
C'est fait à la main, pourquoi ? Parce que ces voitures, à l'époque où elles étaient faites, c'était également fait à la main.
Faut pas tricher. Si c'est une voiture en aluminium, faut refaire en aluminium. Si c'est en tôle, faut refaire en tôle et ne pas tricher sur l'épaisseur non plus. Et puis le gars, je sais pas moi, quand on passe sa main sur la tôle, euh, on caresse, hein, on caresse.
André Lecoq, hors champ
C'est agréable comme le sculpteur. Et puis on regarde son travail, on regarde, et « Tiens ! Y'a encore à retoucher. »
Le travail manuel, il apporte la satisfaction d'avoir quelque chose de visible, qu'on peut toucher. C'est réussi ou ça ne l'est pas. Et on voit tout de suite si une pièce est convenablement faite, ou pas.
La voiture, elle est décapée. Il faut la débarrasser de ses couches de mastic, de peinture, qui sont restées dessus. Il faut repartir avec un fond neuf.
André Lecoq
Surtout en long, hein ? Pas trop comme ça, parce qu'on verra les ondulations.
Un employé
Faut éviter les rails…
André Lecoq
Quand la voiture sera repeinte, absolument ! Voilà !
André Lecoq, hors champ
Pour retrouver la couleur, y a déjà le client qui décide. Et souvent même, c'est la cliente qui veut… qui veut la couleur.
André Lecoq
J'ai vu une fois qu'on nous confie une Hispano, un modèle très chic, très cher, que la dame nous a confié son crayon à faire des cils, là. C'était un peu marron clair, quoi, marron glacé. Elle dit : « Voilà la couleur. » Et puis on a fait la couleur, bon !
Nous, on a fait, par exemple, une Bugatti qui avait été détruite sur un passage à niveau. Une Bugatti dont il avait été fabriqué que trois. Et donc on a refait cette voiture. Y a des nuits où j'ai pas dormi parce qu'on n'avait rien. Y avait pas de documents, y avait rien. Et on l'a faite, et puis après on a été heureux de la voir se promener dans les concours d'élégance.
André Lecoq, hors champ
Mon père m'a dit, quand j'ai eu le certificat d'études : « Il faut que tu apprennes un métier. » Et donc, il m'a envoyé à l'école de tôlier. Alors, j'ai appris le métier de tôlier-carrossier. Et je réparais les voitures de quelques personnes que je connaissais, et j'achetais aussi des voitures accidentées. Une fois réparées je les mettais en dépôt-vente chez des négociants automobiles. Et puis quand ils me payaient, je rachetais une autre voiture.
André Lecoq
Ça, c'est une Mercedes, un cabriolet, euh, qui était tout triste, tout fané. Et on a fait une belle auto, et avec ma femme on a fait des rallyes, on s'est fait voir. Et puis ça a amené de la clientèle.
André Lecoq, hors champ
Et on a eu des voitures d'Angleterre, d'Allemagne, Japon même, Japon, des États-Unis. Les plus belles voitures du monde sont passées ici.
André Lecoq
Il faut dire une chose avant tout, c'est que pour faire ce métier-là, il faut l'aimer. Si on m'avait dit : « Tiens ! On va restaurer des voitures, tiens, on va gagner de l'argent ! » Ben non, non. Non, ça, c'est la récompense. Mais il faut faire ce métier-là parce que on a envie de faire ça. On a envie, on se fait plaisir. Voilà !
Je m'appelle André Lecoq. Je suis né au moment où il y avait encore des voitures anciennes, bien sûr, en 1929. J'ai toujours été passionné par l'automobile et donc, j'en ai fait un métier.
Pour être un bon carrossier, faut déjà avoir du goût, voir les défauts, aimer ce que l'on fait et si on aime ce que l'on fait, on voit pas la journée passer. Le métier de restauration automobile, faut savoir taper sur la tôle, faire renaître une voiture qu'un client a découvert par exemple, dans une grange. Il veut la voir renaître. On démonte tout, et toutes les pièces qui sont irrécupérables, on les refait.
André Lecoq
C'est fait à la main, pourquoi ? Parce que ces voitures, à l'époque où elles étaient faites, c'était également fait à la main.
Faut pas tricher. Si c'est une voiture en aluminium, faut refaire en aluminium. Si c'est en tôle, faut refaire en tôle et ne pas tricher sur l'épaisseur non plus. Et puis le gars, je sais pas moi, quand on passe sa main sur la tôle, euh, on caresse, hein, on caresse.
André Lecoq, hors champ
C'est agréable comme le sculpteur. Et puis on regarde son travail, on regarde, et « Tiens ! Y'a encore à retoucher. »
Le travail manuel, il apporte la satisfaction d'avoir quelque chose de visible, qu'on peut toucher. C'est réussi ou ça ne l'est pas. Et on voit tout de suite si une pièce est convenablement faite, ou pas.
La voiture, elle est décapée. Il faut la débarrasser de ses couches de mastic, de peinture, qui sont restées dessus. Il faut repartir avec un fond neuf.
André Lecoq
Surtout en long, hein ? Pas trop comme ça, parce qu'on verra les ondulations.
Un employé
Faut éviter les rails…
André Lecoq
Quand la voiture sera repeinte, absolument ! Voilà !
André Lecoq, hors champ
Pour retrouver la couleur, y a déjà le client qui décide. Et souvent même, c'est la cliente qui veut… qui veut la couleur.
André Lecoq
J'ai vu une fois qu'on nous confie une Hispano, un modèle très chic, très cher, que la dame nous a confié son crayon à faire des cils, là. C'était un peu marron clair, quoi, marron glacé. Elle dit : « Voilà la couleur. » Et puis on a fait la couleur, bon !
Nous, on a fait, par exemple, une Bugatti qui avait été détruite sur un passage à niveau. Une Bugatti dont il avait été fabriqué que trois. Et donc on a refait cette voiture. Y a des nuits où j'ai pas dormi parce qu'on n'avait rien. Y avait pas de documents, y avait rien. Et on l'a faite, et puis après on a été heureux de la voir se promener dans les concours d'élégance.
André Lecoq, hors champ
Mon père m'a dit, quand j'ai eu le certificat d'études : « Il faut que tu apprennes un métier. » Et donc, il m'a envoyé à l'école de tôlier. Alors, j'ai appris le métier de tôlier-carrossier. Et je réparais les voitures de quelques personnes que je connaissais, et j'achetais aussi des voitures accidentées. Une fois réparées je les mettais en dépôt-vente chez des négociants automobiles. Et puis quand ils me payaient, je rachetais une autre voiture.
André Lecoq
Ça, c'est une Mercedes, un cabriolet, euh, qui était tout triste, tout fané. Et on a fait une belle auto, et avec ma femme on a fait des rallyes, on s'est fait voir. Et puis ça a amené de la clientèle.
André Lecoq, hors champ
Et on a eu des voitures d'Angleterre, d'Allemagne, Japon même, Japon, des États-Unis. Les plus belles voitures du monde sont passées ici.
André Lecoq
Il faut dire une chose avant tout, c'est que pour faire ce métier-là, il faut l'aimer. Si on m'avait dit : « Tiens ! On va restaurer des voitures, tiens, on va gagner de l'argent ! » Ben non, non. Non, ça, c'est la récompense. Mais il faut faire ce métier-là parce que on a envie de faire ça. On a envie, on se fait plaisir. Voilà !





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