transcription
Treichville, quartier populaire et populeux d'Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire. Ici, les aires de jeux et même les jouets se font rares parce que les parents pour la plupart sont démunis financièrement. De ce fait, acheter un jouet devient un luxe qu'ils ne peuvent se permettre, car leur préoccupation majeure en cette période de crise qui secoue le pays est d'assurer la pitance quotidienne. Les enfants face à cette situation ont su développer en eux un esprit de créativité et même d'ingéniosité.
Pour s'amuser ils ont inventé des jeux tels que le « crendja », jeunes filles et jeunes garçons s'essaient à une adresse et au faîte. Les jeunes garçons taillent dans du plastique de récupération des pions qui vont servir comme joueurs pour une partie de football. C'est ce qu'on appelle le « tek tek ». Le « ziki », où l'adresse et l'habileté sont indispensables pour exceller, sinon la sanction est immédiate. Pendant que les jeunes filles s'initient à la cuisine avec du sable dans les pots vides, les jeunes garçons vont récupérer des boîtes vides de conserve, ou de lait, des capsules de bouteille, pour les transformer en automobiles de toutes marques. Après une demi-heure de bricolage, ils deviennent les heureux propriétaires des jouets qu'ils ont conçus et réalisés eux-mêmes sans aucune aide extérieure. Ils pourront alors gambader à travers les rues et se faufiler parmi les voitures.
C'est cela le plaisir des enfants de mon quartier.
Pour s'amuser ils ont inventé des jeux tels que le « crendja », jeunes filles et jeunes garçons s'essaient à une adresse et au faîte. Les jeunes garçons taillent dans du plastique de récupération des pions qui vont servir comme joueurs pour une partie de football. C'est ce qu'on appelle le « tek tek ». Le « ziki », où l'adresse et l'habileté sont indispensables pour exceller, sinon la sanction est immédiate. Pendant que les jeunes filles s'initient à la cuisine avec du sable dans les pots vides, les jeunes garçons vont récupérer des boîtes vides de conserve, ou de lait, des capsules de bouteille, pour les transformer en automobiles de toutes marques. Après une demi-heure de bricolage, ils deviennent les heureux propriétaires des jouets qu'ils ont conçus et réalisés eux-mêmes sans aucune aide extérieure. Ils pourront alors gambader à travers les rues et se faufiler parmi les voitures.
C'est cela le plaisir des enfants de mon quartier.





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