Slovénie

Le correspondant de TV5 en Slovénie, Nastja Slak, a répondu à notre enquête. Voici son témoignage.

La Slovénie ne connaît pas d’excitation particulière au moment d’entrer dans l’Union Européenne car nos vie et notre économie sont déjà « européens ».
De nouvelles opportunités d’étudier et de travailler dans les pays de l’UE devraient apparaître. Pour les jeunes, il sera plus facile d’étudier dans la discipline qu’ils désirent, où ils le désirent, et de devenir ce qu’ils ont rêvé d’être. D’un autre côté, l’Université slovène sera capable d’harmoniser ses programmes avec les standards européens et les étudiants qui étudient ici n’auront aucun problème pour trouver un travail partout en Europe.

Un plus large marché est en train de s’ouvrir, un marché du travail aussi bien qu’un développement de la demande et de l’offre de biens et de services . Cela donnera aux habitants de Slovénie plus de possibilités et à nos sociétés plus de travail.

Cependant, La plupart des gens craignent une forte augmentation des prix. Je peux dire qu’en Slovénie cette peur est dérisoire comparée aux autres pays entrants (64% des personnes interviewées en Slovénie s’attendent à une hausse de 19%, dans les autres pays 80% des gens s’attendent à une hausse de 40%). Cela signifiera probablement un niveau de vie plus bas pour la moyenne des gens mais, d’un autre côté, les gens les plus éduqués s’attendent à un niveau de vie plus élevé après l’entrée dans l’Union.

Le chômage augmentera sans doute dans certaines branches (dans les banques et les assurances, par exemple), et les sociétés les moins compétitives feront sans doute faillite. Ce sera le résultat de la forte compétition sur le marché du travail, comme sur celui des biens et des services de l’UE.

Nous ne pouvons affirmer que ces transformations déjà en acte sont le seul résultat de l’entrée dans l’Union Européenne mais la tendance est de plus en plus affirmée. Comme la majorité des importations et des exportations de la Slovénie est faite avec les Républiques de l’ex-Yougoslavie, il s’agit de savoir comment ces échanges vont continuer. Les taxes d’importation et d’exportation entre ces pays et la Slovénie sont favorables mais devraient maintenant augmenter de manière excessive.
Mais notre plus grande crainte est qu’un petit pays comme la Slovénie soit étouffée par les plus grands, culturellement comme économiquement. Toutes les décisions importantes seront prises à Bruxelles, nous aurons donc moins d’indépendance pour les grandes décisions.

En résumé, nous ne nous attendons pas à de nombreux changements dans notre vie quotidienne. Nous n’avons déjà plus de problèmes pour voyager ou traverser les frontières. Par ailleurs, la Slovénie sera mieux connue (au moins en Europe). En tous les cas, la vie sera la même. Simplement, les excuses pour les erreurs ou les mauvaises décisions seront plus faciles à trouver.