Cavendish tire le feu d'artifice
Publié le Dimanche 22 Juillet à 17:43
Un peloton de 153 coureurs a achevé la 99èmeédition du Tour de France, remporté pour la première fois de son histoire par un coureur britannique. Bradley Wiggins conclut en apothéose une saison déjà marquée par des victoires conquises sur Paris-Nice, le Tour de Romandie et le Critérium du Dauphiné. Le niveau de performance de Wiggins et le professionnalisme de l'équipe Sky ont trouvé leur aboutissement sur le Tour. Le Maillot Jaune a affirmé son autorité en s'imposant sur les deux contre-la-montre au programme, à Besançon et à Chartres, tandis que son coéquipier Chris Froome, lieutenant de luxe en montagne, s'assurait la deuxième place du classement général, à 3'21'' de son leader. La satisfaction de l'équipe Sky, dont l'expérience sur la course ne remonte qu'à 2010, est totale à l'issue de cette 20èmeétape. L'effectif complet s'est mis au service de son champion du monde, Mark Cavendish, signataire d'une quatrième victoire consécutive sur les Champs-Elysées, la 23èmede sa carrière sur le Tour. En battant Peter Sagan et Matt Goss, il offre aussi une 6èmevictoire d'étape à son équipe. Dans quelques jours, l'ossature de la formation Sky se retrouvera à Londres pour les Jeux Olympiques, où Wiggins et Cavendish seront tous deux les favoris pour les médailles d'or du contre-la-montre et de la course en ligne.
Un point supplémentaire pour Voeckler
La première partie de l'étape est consacrée aux séances de photos traditionnelles. Le peloton progresse à une allure modeste jusqu'à la côte de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, où Thomas Voeckler est symboliquement invité à passer en tête. Le dernier point en jeu pour le classement des grimpeurs est ensuite ramassé par Ruben Plaza au sommet de la côte de Châteaufort.
Hincapie fête son record
Le rythme s'accélère nettement à l'entrée du peloton dans Paris, et davantage dans le circuit final à effectuer huit fois. George Hincapie s'autorise alors une sortie à l'avant de la course pour le premier passage sur la ligne d'arrivée, afin de fêter le nouveau record de 17 Tours terminés dans sa carrière. Au deuxième passage, c'est le doyen du peloton, Jens Voigt, qui prend ses distances en compagnie de Danilo Hondo, avec qui il roule jusqu'au km 90. Le duo devient un groupe beaucoup plus étoffé dans le kilomètre suivant, avec 11 coureurs : Voigt, Minard, Bak, Lund, Burghardt, Tankink, Iglinskiy, Edet, Marino, Kuchynski, Costa et Kroon.
Voigt intenable
L'échappée est bousculée à l'entame des deux derniers tours par l'intenable Jens Voigt, uniquement accompagné de Sébastien Minard et de Rui Costa. Ils ont alors 21'' d'avance sur le peloton successivement emmené par les équipes Sky et Liquigas. A la cloche, il leur reste 6,5 km à parcourir, et seulement 15'' d'avance sur le peloton. Leur expérience en tête s'achève à 3 km de l'arrivée, où l'équipe Sky prend la situation en mains. Sous la Flamme Rouge, le Maillot Jaune emmène en personne Edvald Boasson Hagen et Mark Cavendish. Le champion du monde est livré à lui-même dès l'entrée sur les Champs-Elysées, et s'acquitte parfaitement des 400 mètres qu'il lui reste à parcourir, seul en tête. Mark Cavendish place son accélération et résiste en puissance à Peter Sagan et Matt Goss pour aller chercher la 23ème victoire d'étape de sa carrière sur le Tour de France.
Vidéo du Dimanche 22 Juillet 2012
Lotto-Belisol à la conclusion
En étant la seule équipe à placer deux coureurs, Greg Henderson (6e) et André Greipel (8e), dans le top 15 classé dans la même seconde que le vainqueur Mark Cavendish, la formation Lotto-Belisol, sponsorisée par la loterie nationale belge et un fabricant de fenêtres, a remporté collectivement la prestigieuse étape de clôture sur les Champs-Elysées avec une seconde d'avance sur Astana et deux sur Sky Procycling. Mais cela ne change rien au général, remporté comme il y a deux ans par RadioShack-Nissan. Toutefois, l'équipe luxembourgeoise, 17e de cette dernière étape après avoir dilapidé une bonne partie de son avance samedi contre la montre, termine difficilement ce Tour de France qu'elle avait débuté brillamment par le port du Maillot Jaune pendant sept jours par Fabian Cancellara.
Peter Sagan : « Je n’aurais pas cru réussir tout cela »
Content d'arriver aujourd'hui, parce que c'est la fin du Tour et j'ai toujours le maillot vert sur les épaules. J'ai essayé de gagner cette étape, parce que c'est spectaculaire cette arrivée sur les Champs-Elysées. J'ai été battu, mais je suis battu par le champion du monde, alors ça va.
Je suis surpris de gagner ce maillot vert, je n'aurais pas cru réussir tout cela sur mon premier Tour de France. Avec trois victoires d'étapes et le maillot vert, je suis heureux au point que je ne sais pas quoi dire.
Chris Froome : « Je suis ravi d’être à cette place »
Je suis impressionné de voir ce que l'équipe a accompli dans ces trois semaines, c'est monumental. Surtout pour une formation relativement neuve dans le cyclisme, c'est seulement la troisième année pour Sky sur le Tour. Alors avoir deux coureurs aux deux premières places sur le podium des Champs-Elysées, c'est très spécial. Et j'espère que c'est un premier pas avant ce qui nous attend dans le futur.
Je me suis surpris moi-même. Je savais que j'étais en très bonne condition en venant sur la course, mais on ne sait jamais exactement où en est la concurrence. Et je ne pensais pas être autant au sommet de notre sport. Je suis ravi d'être à cette place.
Je n'aurai pas besoin de changer d'équipe pour devenir un vainqueur du Tour de France. J'aimerais le gagner un jour, nous verrons. J'ai tellement appris cette année à me retrouver en tête de course, mais sans avoir la pression d'un leader. Je n'ai pas vu arriver ce jour, alors je ne pourrais pas être plus heureux.
Tejay Van Garderen : « Quelques années avant de viser plus gros »
Je suis prêt, j'accepte avec plaisir les responsabilités et les attentes qui vont avec ce maillot. Je pense qu'il se passera quelques années avant que je puisse transformer la couleur de ce maillot, mais heureusement je serai encore en course pour celui-là l'année prochaine. Alors je serai certainement encore là pour le gagner, avant de penser à viser plus gros.
J'ai vécu trois semaines incroyables, et j'ai pu apprendre auprès de coureurs expérimentés comme George (Hincapie) et Cadel (Evans). J'ai aussi vu que je pouvais tenir le coup sur une course de trois semaines. Maintenant il va falloir que je récupère pour préparer les Jeux Olympiques. Je vais essayer d'y aller décontracté, ce sera la meilleure façon de se préparer.
Mark Cavendish : « Il n’y a pas mieux comme nation du cyclisme »
Après avoir pris les deux premières places du classement général et gagné 5 étapes, ce n'était pas un succès tout à fait complet pour l'équipe. Alors je suis content d'y avoir ajouté cette victoire finale aujourd'hui. Il y avait l'ensemble de l'équipe à l'avant, c'était incroyable.
Maintenant je suis prêt pour les Jeux Olympiques. A quatre dans l'équipe, nous pesons 7 victoires d'étapes sur le Tour de France. Notre équipe sera extrêmement forte, et nous allons aux Jeux pour le prouver. Nous sommes totalement excités par cet objectif. Je pense qu'en ce moment, il n'y a pas mieux comme nation du cyclisme.
Mes jambes sont excellentes. Vous avez vu que mon sprint était bon, et de quelle façon j'ai rejoint l'arrivée. C'est impressionnant pour les fans britanniques de vélo de voir deux garçons aux deux premières places du Tour de France, contôler le peloton avec le Maillot Jaune en tête, et terminer par une victoire d'étape, qui est la 4ème pour moi sur les Champs-Elysées. Je suis très fier des trois incroyables semaines qui s'achèvent aujourd'hui.
Bradley Wiggins : « Il ne faut pas passer à côté de ça ! »
C'est assez dur d'encaisser tout ce qui se passe. Chaque tour effectué sur les Champs-Elysées m'a donné la chair de poule. Nous y avons un travail à terminer pour Mark aujourd'hui, et nous étions extrêmement motivés, alors tout est finalement allé très vite. La concentration était au maximum, et finir ce Tour avec une victoire de Mark? ça ne pouvait pas être mieux.
Je suis à cours de mots. Le sentiment est un peu différent d'il y a 24 heures, mais nous sommes arrivés tellement motivés sur le Tour, et impliqués dans ce que nous avions à faire que l'on ne peut pas se dire « oh, c'est donc ça ! ». Cela a été dur du début à la fin, y compris quand j'étais en train de mener dans le dernier kilomètre. Maintenant que je suis au pied du podium, j'essaie de m'approprier tout cela, mais ce sont des sensations très étranges.
Maintenant nous allons sortir de notre bulle, et commencer à réaliser ce que tout cela représente pour tous les gens qui se sont déplacés ce week-end pour nous voir. Sur le virage des Champs-Elysées, il y avait un océan de Britanniques qui faisaient un vacarme énorme. C'est assez proche de ce que j'ai connu aux Jeux Olympiques d'Athènes quand j'arrivais dans la dernière ligne droite. Ce genre de sentiment, c'est phénoménal. Il ne faut pas passer à côté de ça.
Ce soir je rentre chez moi, et je me tourney tout entire vers les Jeux Olympiques. Je vais m'entraîner dès demain, et j'ai un contre-la-montre olympique à gagner. C'est la plus grande priorité maintenant, il n'y a rien d'autre. C'est curieux de quitter Paris sans faire la fête, parce que ce serait sympa de passer un peu de temps avec l'équipe et de profiter un peu. Car tout le monde a vu que ça a été un effort collectif. Aujourd'hui encore, le groupe a été incroyable. Avoir le privilège de rouler avec ces garçons pendant trois semaines, c'était un honneur absolu.
Bradley Wiggins : « Il ne faut pas passer à côté de ça ! »
C'est assez dur d'encaisser tout ce qui se passe. Chaque tour effectué sur les Champs-Elysées m'a donné la chair de poule. Nous y avons un travail à terminer pour Mark aujourd'hui, et nous étions extrêmement motivés, alors tout est finalement allé très vite. La concentration était au maximum, et finir ce Tour avec une victoire de Mark? ça ne pouvait pas être mieux.
Je suis à cours de mots. Le sentiment est un peu différent d'il y a 24 heures, mais nous sommes arrivés tellement motivés sur le Tour, et impliqués dans ce que nous avions à faire que l'on ne peut pas se dire « oh, c'est donc ça ! ». Cela a été dur du début à la fin, y compris quand j'étais en train de mener dans le dernier kilomètre. Maintenant que je suis au pied du podium, j'essaie de m'approprier tout cela, mais ce sont des sensations très étranges.
Maintenant nous allons sortir de notre bulle, et commencer à réaliser ce que tout cela représente pour tous les gens qui se sont déplacés ce week-end pour nous voir. Sur le virage des Champs-Elysées, il y avait un océan de Britanniques qui faisaient un vacarme énorme. C'est assez proche de ce que j'ai connu aux Jeux Olympiques d'Athènes quand j'arrivais dans la dernière ligne droite. Ce genre de sentiment, c'est phénoménal. Il ne faut pas passer à côté de ça.
Ce soir je rentre chez moi, et je me tourney tout entire vers les Jeux Olympiques. Je vais m'entraîner dès demain, et j'ai un contre-la-montre olympique à gagner. C'est la plus grande priorité maintenant, il n'y a rien d'autre. C'est curieux de quitter Paris sans faire la fête, parce que ce serait sympa de passer un peu de temps avec l'équipe et de profiter un peu. Car tout le monde a vu que ça a été un effort collectif. Aujourd'hui encore, le groupe a été incroyable. Avoir le privilège de rouler avec ces garçons pendant trois semaines, c'était un honneur absolu.
Mark Cavendish : « Il n'y a pas mieux comme nation du cyclisme »
1Après avoir pris les deux premières places du classement général et gagné 5 étapes, ce n'était pas un succès tout à fait complet pour l'équipe. Alors je suis content d'y avoir ajouté cette victoire finale aujourd'hui. Il y avait l'ensemble de l'équipe à l'avant, c'était incroyable.
Maintenant je suis prêt pour les Jeux Olympiques. A quatre dans l'équipe, nous pesons 7 victoires d'étapes sur le Tour de France. Notre équipe sera extrêmement forte, et nous allons aux Jeux pour le prouver. Nous sommes totalement excités par cet objectif. Je pense qu'en ce moment, il n'y a pas mieux comme nation du cyclisme.
Mes jambes sont excellentes. Vous avez vu que mon sprint était bon, et de quelle façon j'ai rejoint l'arrivée. C'est impressionnant pour les fans britanniques de vélo de voir deux garçons aux deux premières places du Tour de France, contôler le peloton avec le Maillot Jaune en tête, et terminer par une victoire d'étape, qui est la 4ème pour moi sur les Champs-Elysées. Je suis très fier des trois incroyables semaines qui s'achèvent aujourd'hui.
































