Cavendish, la 15ème en trois ans
Publié le Dimanche 25 Juillet à 18:06
Le départ retardé
Le départ de l’étape est retardé par les coureurs de RadioShack, qui ont pris l’initiative d’enfiler un maillot noir en hommage aux 28 millions de personnes qui vivent dans le monde avec le cancer. Or le changement de maillot est interdit par le règlement de l’UCI. Les commissaires de course ont donc pris le temps de contraindre Lance Armstrong et ses coéquipiers à revêtir leur maillot habituel avant de leur autoriser le départ.
11 coureurs en tête
Après cette séance de déshabillage-rhabillage, c’est ensuite l’heure des traditionnelles photos et de la dégustation de champagne. Le peloton progresse alors au ralenti, et n’atteint Paris qu’après plus d’une heure et demie. L’enjeu du jour se dessine avec l’entrée sur le circuit final, avec les premières tentatives d’échappée. Un premier groupe se détache au km 54 avec Kuschynski (LIQ), Pliuschin (KAT), Riblon (ALM), Augé (COF), Perez Moreno (EUS) et Tjallingii (RAB), qui sont assez rapidement rejoints, malgré les efforts en solitaire de Kuschynski. Ensuite, c’est au km 60, et avec 11 coureurs au total, que le mouvement se dessine : Sorensen (SAX), Casar, Roux (OLO), Riblon (ALM), Martin (THR), Kroon (RAB), Knees (MRM), Pauriol (COF), Perez Lezaun (EUS), Hondo (LAM) et Perez Arrieta (FOT) obtiennent jusqu’à 24’’ d’avance. Mais le peloton, emmené par les équipes de sprinteurs, surveille avec attention les attaquants.
Cavendish, imparable
A 5,5 km de l’arrivée, l’échappée est anéantie par le peloton, dans lequel les HTC-Columbia et les Sky se montrent particulièrement actifs. L’enjeu est également lourd pour l’équipe Lampre, qui doit soutenir Alessandro Petacchi afin qu’il préserve sa position de leader du classement par points. A l’entrée dans la dernière ligne droite, les Cervélo de Thor Hushovd semblent avoir encore leur mot à dire, mais l’accélération de Cavendish met fin aux débats. Le sprinteur britannique s’enfuit sur la droite de la voie et laisse ses rivaux batailler pour les accessits. Avec la deuxième place, Petacchi conserve le maillot vert, qui n’avait plus été remporté par un Italien depuis Franco Bitossi, en 1968.














