Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Madame Desmermortes est fière de vous convier ce soir à un bal donné dans la salle d'apparat de son château.
Vous y rencontrerez notamment les neveux de votre hôtesse : M. Frédéric et M. Horace, le dernier fort occupé à expliquer à Isabelle, petite danseuse de l'opéra, comment séduire son frère. Horace veut détourner Frédéric de Diana Messerschmann, orgueilleuse fille d'un riche financier, en l'honneur de laquelle le bal est donné. Frédéric est le jumeau d'Horace, son double physique mais aussi son opposé sur le plan psychologique.
Cynique et rusé, aussi froid que les marbres du décor dans lequel il évolue, Horace a tout manigancé. Mais c'est sans compter sur la fragilité de la jeune Isabelle qui s'éprend de lui et ne joue pas le rôle qu'on attendait d'elle.
La suite est digne du plus grand vaudeville : chassés-croisés, valses-hésitations et rebondissements invraisemblables se succèdent. Au final, qui se ressemble s'assemble. Mais l'amour est galvaudé.
Cette pièce « brillante » et féroce, très justement interprétée par une troupe de comédiens inspirés, dénonce l'inconséquence d'une bourgeoisie dominée par l'argent et gangrénée par l'hypocrisie, les faux-semblants. Le constat est sans pitié mais la soirée promet d'être riche en événements.
N'oubliez pas votre carton d'invitation, exigé à l'entrée !
© Frédérique Treffandier, CAVILAM
Crédit photo : © SOPAT
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