Le président soudanais Omar el-Béchir se dirige vers son avion à Khartoum, à destination du Tchad le 21 juillet 2010 (AFP) Omar el-Béchir est le premier chef d'État en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la C.P.I. Pour la première fois depuis sa création en 2001, la
Cour pénale internationale (C.P.I.) a émis le 4 mars 2009 un
mandat d'arrêt contre un chef d'État en exercice, le Président Soudanais Omar el-Béchir.
Ce général de 65 ans, au pouvoir depuis vingt ans, est poursuivi pour
crime de guerre, crime contre l'humanité, et depuis juillet 2010, génocide au Darfour, région de l'Ouest du Soudan qui demeure le théâtre d'un conflit dans lequel près de 300 000 personnes ont péri selon l'O.N.U.
La Cour estime qu'il y a "
des motifs raisonnables de croire" que Omar el-Béchir s'est rendu coupable de "
meurtres, exterminations, tortures, transferts forcés, viols, attaques contre des civils et pillages" au Darfour.
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