Sabine Dijoux - Cuisinière « péï» à la Réunion
Depuis trois ans, Sabine Dijoux tient une table d'hôte à Saint-André. Grâce à l'authenticité de sa cuisine maison et à son sens de l'accueil, elle s'est rapidement fait une solide réputation de cordon bleu.
La plupart des convives ont découvert cette bonne adresse par le bouche à oreilles.
Une clientèle essentiellement locale fréquente cette tablée pour renouer avec les saveurs d'antan et les plats de fête de la cuisine tamoule. Quoi de plus logique, la commune de Saint-André n'est-elle pas un des fiefs de la culture malbaraise et un des meilleurs terroirs agricoles de l'île.
Sabine a revêtu le sari et sorti sa plus belle vaisselle. Elle reçoit une vingtaine de personnes à dîner. Pour les accueillir, elle a préparé des assortiments d'achards et de samoussas - des petits pâtés de viande épicée enveloppés d'une délicate pâte de blé. Les amuse-gueule sont accompagnés d'un cocktail planteur à base d'agrumes et de rhum blanc produit à Saint-André, comme il se doit. […]
Dans sa cuisine, Sabine se souvient. Pour elle, comme pour tous les Réunionnais de sa génération, la grosse marmite est le symbole par excellence de la convivialité, des grandes tablées familiales.
Enfant avec sa mère, elles cuisinaient pour tout le monde : la marmaille, sept frères et sœurs, et les gramouns - les grands-parents, etc.
C'est comme ça qu'elle s'est fait un sacré tournemain. D'ailleurs pour les fêtes de famille, c'est toujours elle qui amène les marmites dans son coffre de voiture. Et quand un de ses frères reçoit, elle est souvent sollicitée pour préparer un cabri massalé ou un briani, une viande macérée mitonnée à feu doux une heure et demie, avec du riz et des pommes de terre.
Elle a hérité, de sa mère, ce savoir-faire. C'était une très bonne cuisinière. « A l'époque, elle faisait ses gâteaux de maïs et de patates dans les marmites et à la braise, raconte-t-elle. Elle faisait une bonne braise sous la marmite et elle retournait le couvercle pour mettre également de la braise sur le dessus de la marmite. Elle laissait cette braise se consumer et elle savait que le gâteau était cuit. »
Et quand elle pense aux traditionnels pâtés créoles, sucré-salé, de fin d'année qu'elle lui a appris à faire, elle en salive de gourmandise.
Car elle est gourmande sabine. Pour ses hôtes, c'est un gage de qualité. Elle ne travaille que des viandes fermières. Et les légumes viennent directement de son maraîchage. « Je fais pousser de la salade, du persil, du coton-mili [coriandre], des brèdes [une dizaine de plantes exotiques dont on consomme les feuilles]… Une bonne panoplie de produits verts et frais que l'on retrouve au marché de Saint-André». Et en plus ça pousse toute l'année !
Décidément avec de tels arguments, la cuisine de Sabine ne peut faire que l'unanimité.
La plupart des convives ont découvert cette bonne adresse par le bouche à oreilles.
Une clientèle essentiellement locale fréquente cette tablée pour renouer avec les saveurs d'antan et les plats de fête de la cuisine tamoule. Quoi de plus logique, la commune de Saint-André n'est-elle pas un des fiefs de la culture malbaraise et un des meilleurs terroirs agricoles de l'île.
Sabine a revêtu le sari et sorti sa plus belle vaisselle. Elle reçoit une vingtaine de personnes à dîner. Pour les accueillir, elle a préparé des assortiments d'achards et de samoussas - des petits pâtés de viande épicée enveloppés d'une délicate pâte de blé. Les amuse-gueule sont accompagnés d'un cocktail planteur à base d'agrumes et de rhum blanc produit à Saint-André, comme il se doit. […]
Dans sa cuisine, Sabine se souvient. Pour elle, comme pour tous les Réunionnais de sa génération, la grosse marmite est le symbole par excellence de la convivialité, des grandes tablées familiales.
Enfant avec sa mère, elles cuisinaient pour tout le monde : la marmaille, sept frères et sœurs, et les gramouns - les grands-parents, etc.
C'est comme ça qu'elle s'est fait un sacré tournemain. D'ailleurs pour les fêtes de famille, c'est toujours elle qui amène les marmites dans son coffre de voiture. Et quand un de ses frères reçoit, elle est souvent sollicitée pour préparer un cabri massalé ou un briani, une viande macérée mitonnée à feu doux une heure et demie, avec du riz et des pommes de terre.
Elle a hérité, de sa mère, ce savoir-faire. C'était une très bonne cuisinière. « A l'époque, elle faisait ses gâteaux de maïs et de patates dans les marmites et à la braise, raconte-t-elle. Elle faisait une bonne braise sous la marmite et elle retournait le couvercle pour mettre également de la braise sur le dessus de la marmite. Elle laissait cette braise se consumer et elle savait que le gâteau était cuit. »
Et quand elle pense aux traditionnels pâtés créoles, sucré-salé, de fin d'année qu'elle lui a appris à faire, elle en salive de gourmandise.
Car elle est gourmande sabine. Pour ses hôtes, c'est un gage de qualité. Elle ne travaille que des viandes fermières. Et les légumes viennent directement de son maraîchage. « Je fais pousser de la salade, du persil, du coton-mili [coriandre], des brèdes [une dizaine de plantes exotiques dont on consomme les feuilles]… Une bonne panoplie de produits verts et frais que l'on retrouve au marché de Saint-André». Et en plus ça pousse toute l'année !
Décidément avec de tels arguments, la cuisine de Sabine ne peut faire que l'unanimité.













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