Fantani Touré - Chanteuse à Bamako, Mali
Le chant comme une libération.
La voix de Fantani Touré résonne comme un cri. Celui d'une femme qui a remporté une victoire, contre les préjugés, contre le silence, contre le découragement. Fantani est une Touré, héritière des premiers habitants de Bamako, de grands marabouts connus dans tout le pays. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour le chant. « J'ai commencé à sept ans, se souvient-elle. Mes parents étaient fiers ». Quoi de plus normal, d'autant plus que la petite se voit élue à treize ans meilleure chanteuse et danseuse du pays par le ministre de la culture de l'époque, l'actuel président du Mali.
Mais Fantani grandit et ses parents finissent par s'opposer à sa carrière de chanteuse. Selon le système de castes en vigueur au Mali, il n'est en effet pas permis à un Touré de chanter, du moins pas en public. « Ils m'ont mariée. J'avais dix-neuf ans. Mon mari était bien sûr d'accord avec eux. Mais c'était plus fort que moi, j'avais besoin de chanter ». [...]Fantani persiste : « j'ai accepté de chanter lors d'une soirée filmée par la télévision malienne. Mais le jour de la diffusion, mon mari m'a chassée. J'ai divorcé à cause de la chanson ».
Fort heureusement, le mari de Fantani n'était pas le seul ce jour-là devant le petit écran. Et ce furent plus de mille personnes qui se rendirent à Bozola, le quartier des pêcheurs où habitaient les Touré, pour convaincre le père de Fantani de la laisser chanter. Ce qui fût fait. Le succès arriva juste après. Salif Keïta remarque la jeune femme et produit son premier album. Il est consacré meilleure vente en 1997. Son dernier clip est élu meilleur clip de l'année 2000. De festival en festival, la réputation de la chanteuse ne cesse de grandir.
Elle vient d'enregistrer avec quelques grandes pointures malienne, une chanson qu'elle a composé pour l'inauguration dela Can , la Coupe d'Afrique des Nations. Son titre, c'est « bissimila », qui signifie bienvenue, comme Fantani Touré l'est maintenant dans le monde de la chanson, comme elle l'est aussi dans sa famille, qui a su dépasser les préjugés et reconnaître enfin son talent.
La voix de Fantani Touré résonne comme un cri. Celui d'une femme qui a remporté une victoire, contre les préjugés, contre le silence, contre le découragement. Fantani est une Touré, héritière des premiers habitants de Bamako, de grands marabouts connus dans tout le pays. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour le chant. « J'ai commencé à sept ans, se souvient-elle. Mes parents étaient fiers ». Quoi de plus normal, d'autant plus que la petite se voit élue à treize ans meilleure chanteuse et danseuse du pays par le ministre de la culture de l'époque, l'actuel président du Mali.
Mais Fantani grandit et ses parents finissent par s'opposer à sa carrière de chanteuse. Selon le système de castes en vigueur au Mali, il n'est en effet pas permis à un Touré de chanter, du moins pas en public. « Ils m'ont mariée. J'avais dix-neuf ans. Mon mari était bien sûr d'accord avec eux. Mais c'était plus fort que moi, j'avais besoin de chanter ». [...]Fantani persiste : « j'ai accepté de chanter lors d'une soirée filmée par la télévision malienne. Mais le jour de la diffusion, mon mari m'a chassée. J'ai divorcé à cause de la chanson ».
Fort heureusement, le mari de Fantani n'était pas le seul ce jour-là devant le petit écran. Et ce furent plus de mille personnes qui se rendirent à Bozola, le quartier des pêcheurs où habitaient les Touré, pour convaincre le père de Fantani de la laisser chanter. Ce qui fût fait. Le succès arriva juste après. Salif Keïta remarque la jeune femme et produit son premier album. Il est consacré meilleure vente en 1997. Son dernier clip est élu meilleur clip de l'année 2000. De festival en festival, la réputation de la chanteuse ne cesse de grandir.
Elle vient d'enregistrer avec quelques grandes pointures malienne, une chanson qu'elle a composé pour l'inauguration de













0commentaires