TV5MONDE

 

Portraits de femmes

accueil

<< 11 | 12 >>
Yasemin Alkaya - Femme de tête et actrice à Istanbul, Turquie

Yasemin Alkaya - Femme de tête et actrice à Istanbul, Turquie

La patronne du 5.Kat, cheveux rouge flamboyant, paraît anxieuse. Malgré pratiquement 13 ans de métier, Yasemin Alkaya est encore inquiète lorsque la soirée commence : il faut maintenir la réputation de son établissement et recevoir comme il se doit les quelques 80 clients qui dîneront ce soir sur la terrasse du "5ème étage"...
 
« Je n'ai pas choisi de tenir cet endroit, c'est lui qui m'a choisie », explique cette jeune femme dynamique. À l'époque, je ne buvais ni ne fumais : diriger un restaurant était bien loin de mon mode de vie… », avoue-t-elle.
Alors qu'elle dirigeait la compagnie de théâtre Teatrofil, Yasemin a accepté le pari de piloter un restaurant. «  Je ne travaillais pas assez en tant qu'actrice, j'avais besoin d'argent, et j'ai accepté en imposant une seule condition : être ma propre patronne. »

Faute de temps, Yasemin a rapidement laissé de côté sa compagnie de théâtre : « Ces deux vies n'étaient pas compatibles !», s'exclame la jeune femme. « Je joue toujours, au théâtre ou au cinéma, car j'essaye de prendre le temps de réaliser les projets qui me tiennent à cœur… ».
 
On comprend mieux la vie de Yasemin lorsque, vers 20h, les clients affluent sur la terrasse, ouverte il y a 5 ans. Pour une vue si exceptionnelle sur le Bosphore, on se bat pour une table… Le 5.Kat est plutôt branché, malgré les dires de sa propriétaire : « Nous sommes ouverts depuis presque 13 ans, ce n'est pas un effet de mode, c'est un classique !» […]
 
La réalisation est la seconde passion de Yasemin. La jeune femme est passée derrière la caméra pour la première fois il y a un an. « Je me remémorais les difficultés que j'avais pu rencontrer au restaurant, et j'ai décidé d'en faire un film. » Un « docudrama », comme elle le définit elle-même : « c'est très drôle, mais quand je l'ai vu pour la première fois et que j'ai réalisé que c'était ma vie, j'en ai pleuré… Les autres en rient ! C'est peut être cela que l'on appelle tragi-comique ! »[…]
 
Elle ajoute : « C'est très difficile de tenir un restaurant, et je pense que pour une femme, c'est deux fois plus dur. Et pas seulement en Turquie ! Je travaille avec des hommes qui ont toujours un mode de vie traditionnel, qui battent leurs femmes, elles-mêmes déjà frappées par leur père. Ces hommes ne sont pas prêts à voir une femme comme moi… » 
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978).
Pour toute modification, contactez publication@tv5.org
Votre nom :
Votre pays :
Votre courriel
Votre commentaire
Votre nom :
Votre courriel :
Nom du destinataire :
Courriel du destinataire :
Votre message :