Vasumathi Badrinathan - Chanteuse et danseuse carnatique à Bombay, Inde
Vasumathi Badrinathan est une talentueuse interprète de musique carnatique, les chants sacrés du Sud de l'Inde.
Elle vit avec sa fille et son mari dans un appartement cossu du quartier résidentiel de Chembur, au nord-est de la péninsule.
C'est là qu'elle fait ses gammes entre les tournées qui la conduisent à travers l'Inde et à l'étranger. « J'essaye de consacrer deux à trois heures par jour à mon art », précise-t-elle.
Une prouesse et un acte de dévotion pour une jeune femme qui mène de front une carrière artistique et une vie professionnelle intenses ; elle enseigne le français, anime des ateliers de théâtre et collabore à plusieurs médias.
Issue d'une caste de brahmanes Tamouls, elle a été initiée aux raga par sa mère, Smt. T.R. Padma Seshadri, qui était chanteuse avant elle. Bien qu'ayant toujours vécu à Bombay, elle perpétue cette tradition familiale qu'elle a enrichi de la pratique de la danse.
D'où vient votre vocation artistique ?
J'ai été élevée dans une ambiance de musique dès ma naissance et avant peut-être. Enfant, j'assistais à ces spectacles et à ceux d'autres musiciens… Ma mère a été mon premier professeur de chant. Et puis à six ans j'ai commencé la danse, chose qu'elle n'avait pas eu la chance de faire. Maintenant c'est ma fille qui prend le relai.[…]
Quel est la spécificité de cette musique du Sud ?
Il existe deux grandes traditions musicales en Inde. Celle du Nord qu'on appelle hindoustanie ; celle du sud, qui est la musique carnatique. Ces musiques « classiques » ont la même base [le raga et le tal] mais possèdent des styles différents bien marqués. Notamment parce que la musique du Sud est presque complètement unifiée autour des mêmes ragas, à la différence de celle du Nord, influencée parla Perse. […]
Votre musique est-elle réservée à des initiés?
Certains milieux sont plus récéptifs à la dimension religieuse mais la musique peut être est appréciée par tous. Une fois, à Bombay, lors de la fête du dieu Krishna - un des dieux majeurs des hindous, je me suis produite devant toutes sortes de gens, notamment beaucoup de profanes. Ils ne saisissaient sans doute pas toutes les subtilités techniques et certaines profondeurs de sens, mais ils mesuraient la performance et l'émotion. La musique est universelle, elle dépasse les frontières et les barrières.
Il est vrai que la musique classique n'attire pas le même nombre de personnes qu'un spectacle populaire : il y aura toujours un abîme entre les genres. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il y a un repli où un renfermement. Elle est diffusée par des disques et des films car certains cinésates aiment l'adapter.
Avez-vous déjà songé à intégrer des musiques plus lointaines : africaines, occidentales…
Le répertoire classsique s'impose de lui-même comme les dieux. Mais il existe d'autres genres où l'on innove, où l'on s'ouvre à d'autres tendances venant du Nord entre autres.
J'essaierais bien un jour de travailler avec des musiciens occidentaux, plus encore, lorsque j'écoute de la musique maghrébine, je me dis qu'il y a un terrain d'entente évident. J'aimerais bien avoir l'opportunité d'explorer cela.
Elle vit avec sa fille et son mari dans un appartement cossu du quartier résidentiel de Chembur, au nord-est de la péninsule.
C'est là qu'elle fait ses gammes entre les tournées qui la conduisent à travers l'Inde et à l'étranger. « J'essaye de consacrer deux à trois heures par jour à mon art », précise-t-elle.
Une prouesse et un acte de dévotion pour une jeune femme qui mène de front une carrière artistique et une vie professionnelle intenses ; elle enseigne le français, anime des ateliers de théâtre et collabore à plusieurs médias.
Issue d'une caste de brahmanes Tamouls, elle a été initiée aux raga par sa mère, Smt. T.R. Padma Seshadri, qui était chanteuse avant elle. Bien qu'ayant toujours vécu à Bombay, elle perpétue cette tradition familiale qu'elle a enrichi de la pratique de la danse.
D'où vient votre vocation artistique ?
J'ai été élevée dans une ambiance de musique dès ma naissance et avant peut-être. Enfant, j'assistais à ces spectacles et à ceux d'autres musiciens… Ma mère a été mon premier professeur de chant. Et puis à six ans j'ai commencé la danse, chose qu'elle n'avait pas eu la chance de faire. Maintenant c'est ma fille qui prend le relai.[…]
Quel est la spécificité de cette musique du Sud ?
Il existe deux grandes traditions musicales en Inde. Celle du Nord qu'on appelle hindoustanie ; celle du sud, qui est la musique carnatique. Ces musiques « classiques » ont la même base [le raga et le tal] mais possèdent des styles différents bien marqués. Notamment parce que la musique du Sud est presque complètement unifiée autour des mêmes ragas, à la différence de celle du Nord, influencée par
Votre musique est-elle réservée à des initiés?
Certains milieux sont plus récéptifs à la dimension religieuse mais la musique peut être est appréciée par tous. Une fois, à Bombay, lors de la fête du dieu Krishna - un des dieux majeurs des hindous, je me suis produite devant toutes sortes de gens, notamment beaucoup de profanes. Ils ne saisissaient sans doute pas toutes les subtilités techniques et certaines profondeurs de sens, mais ils mesuraient la performance et l'émotion. La musique est universelle, elle dépasse les frontières et les barrières.
Il est vrai que la musique classique n'attire pas le même nombre de personnes qu'un spectacle populaire : il y aura toujours un abîme entre les genres. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il y a un repli où un renfermement. Elle est diffusée par des disques et des films car certains cinésates aiment l'adapter.
Avez-vous déjà songé à intégrer des musiques plus lointaines : africaines, occidentales…
Le répertoire classsique s'impose de lui-même comme les dieux. Mais il existe d'autres genres où l'on innove, où l'on s'ouvre à d'autres tendances venant du Nord entre autres.
J'essaierais bien un jour de travailler avec des musiciens occidentaux, plus encore, lorsque j'écoute de la musique maghrébine, je me dis qu'il y a un terrain d'entente évident. J'aimerais bien avoir l'opportunité d'explorer cela.













0commentaires