Premier Festival Mondial des Arts Nègres
"Le festival est un moment crucial pour dire, frères africains, ce que nous avons depuis toujours à dire, et qui n'a jamais pu franchir le seuil de nos lèvres." Amadou Hampâté Bâ.
Ce Premier Festival Mondial des Arts Nègres eut lieu du 1er au 24 avril 1966 à Dakar, capitale du jeune État sénégalais (indépendant depuis le 18 juin 1960).
Tous les arts étaient représentés : arts plastiques, littérature, musique, danse, cinéma.
Durant 24 jours, Dakar a accueilli des artistes, des ethnologues, des politiques du monde entier parmi lesquels Joséphine Baker, Duke Ellington, Aimé Césaire, Katherine Dunham, Michel Leiris ou André Malraux.
Présidé par Alioun Diop, un colloque "Fonction et signification de l'art nègre dans la vie du peuple et pour le peuble", se tint du 31 mars au 8 avril avec des débats orientés dans trois directions : tradition africaine, rencontre de l'art nègre avec l'Occident, problème de l'art nègre moderne.
Sur scène, des spectacles de danses et chants folkloriques succédaient à des nuits brésiliennes ou des concerts de Gospel - quand ce n'était une représentation de "La tragédie du roi Christophe" d'Aimé Césaire.
Dans un même temps, au Musée Dynamique, se tenait une exposition d'art africain intitulée "L'art nègre", organisée par des spécialistes africains et français. Les pièces, toutes remarquables, avaient été prêtées par de grands collectionneurs et de grands musées internationaux. Première du genre, elle se tint ensuite au Grand Palais, à Paris, de juin à août 1966. Elle consacra l'art africain tel un art à part entière, attirant un nombre de visiteurs jamais égalé jusqu'alors : 20 000 à Dakar, 50 000 à Paris.
Ce Premier Festival Mondial des Arts Nègres eut lieu du 1er au 24 avril 1966 à Dakar, capitale du jeune État sénégalais (indépendant depuis le 18 juin 1960).
Tous les arts étaient représentés : arts plastiques, littérature, musique, danse, cinéma.
Durant 24 jours, Dakar a accueilli des artistes, des ethnologues, des politiques du monde entier parmi lesquels Joséphine Baker, Duke Ellington, Aimé Césaire, Katherine Dunham, Michel Leiris ou André Malraux.
Présidé par Alioun Diop, un colloque "Fonction et signification de l'art nègre dans la vie du peuple et pour le peuble", se tint du 31 mars au 8 avril avec des débats orientés dans trois directions : tradition africaine, rencontre de l'art nègre avec l'Occident, problème de l'art nègre moderne.
Sur scène, des spectacles de danses et chants folkloriques succédaient à des nuits brésiliennes ou des concerts de Gospel - quand ce n'était une représentation de "La tragédie du roi Christophe" d'Aimé Césaire.
Dans un même temps, au Musée Dynamique, se tenait une exposition d'art africain intitulée "L'art nègre", organisée par des spécialistes africains et français. Les pièces, toutes remarquables, avaient été prêtées par de grands collectionneurs et de grands musées internationaux. Première du genre, elle se tint ensuite au Grand Palais, à Paris, de juin à août 1966. Elle consacra l'art africain tel un art à part entière, attirant un nombre de visiteurs jamais égalé jusqu'alors : 20 000 à Dakar, 50 000 à Paris.














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