Faut-il avoir l'esprit scientifique pour faire une bonne contrepèterie ?
"C'est utile, ce n'est ni nécessaire ni suffisant, mais ça aide beaucoup. Je suis physicien professionnel et musicien amateur, Luc Etienne mathématicien et musicien également. Cela correspond au double aspect du contrepet, la construction, l'architecture et en même temps la musique des mots. Quelqu'un comme Raymond Devos utilisait le mot dans sa double utilité, le véhicule d'idée et en même temps, la patte sonore. Et puis il y a aussi Boby Lapointe, avec lui c'est de la pure musique, c'est fabuleux. De temps en temps pour les enfants je fais des hommages à Boby Lapointe je joue sur le tuba : tuba t'as bu, buta … c'est du Boby Lapointe appliqué à la contrepèterie, d'ailleurs il en faisait. Je suis très jaloux parce que j'avais inventé "la grasse matinée" alors ça donnait "la masse gratinée", et puis Boby l'a trouvée avant moi donc je la lui rend de grand cœur ! Je suis très sensible à cet illustre parrainage ! Il ya a des littéraires qui sont très bons en contrepèteries. Il y en avait un très bon qui était amiral, l'amiral Mario - qui est dans "La redoute des contrepèteries" - et qui en a inventé des géniales ! C'est lui aussi qui a inventé la pièce du fond… Le jeune homme a la mine piteuse date du début du XXème quand il y a eu le premier recueil de contrepèteries depuis Rabelais et Tabourot, après une éclipse de 350 ans."
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