Quel beau métier, professeur !
Quel beau métier, professeur !
Quel beau métier, professeur !
La contrepèterie (d'un ancien verbe contrepéter, échanger (hum…) un son pour un autre, c'est à dire équivoquer) est un art subtil.
Il consiste à énoncer une phrase anodine, dont la permutation de quelques sons ou syllabes produit un tout autre sens.
Ce dernier peut être également anodin, ou aimable, ou légèrement osé.
L'ancêtre en fut François Rabelais qui, dans son Pantagruel, nous invita à ne pas confondre les femmes folles de la messe, et molles de la fesse.
A sa suite, il nous importe de bien distinguer :
Un solitaire bien mis et un militaire bien sot
Un notaire attablé et un notable atterré
Mais le résultat obtenu peut être fort indécent. Dans ce cas, le contrepéteur énonce avec le plus grand sérieux une phrase, dont l'équivoque est laissée à la sagacité, et à la joie de l'auditeur. Comme le remarquait un humoriste, la contrepéterie exige que l'on soit trois : un pour la dire, un pour la comprendre, un pour n'y voir que du feu…
Puisque cette émission est la 500e de la série, la direction de TV5Monde (cette chaîne qui enflamme les télés de l'Afrique) voudra bien se montrer indulgente…
« Quel beau métier, professeur ! » ai-je dit.
« Ancien élève du lycée Ampère, passionné de mots grecs et de verbes occitans hérétiques, le professeur vante la constitution, les descriptions verdoyantes d'Homère, où les filles de Troyes offrent leurs deux joues. »
Que les chastes oreilles ne s'alarment pas ! C'était pure pédagogie.
Le tout n'était-il pas trop confus ? Allez, prenons les choses en riant !
Oh ! pardon.
Vous pouvez retrouver toutes ses chroniques sur le site de Merci professeur.

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