Première scène : « Moi, Mohand Akli » (2'38)
Mohand Akli !
Il danse.
Oui, Mohand Akli, c'est-à-dire rien dans le livre du monde. Un oualou, un keutchi, un que dalle. Un rien paillard un peu aussi, un qui pense pas très vite, c'est vrai, un normal de chez, tout court. Mon grand-père, il disait toujours : « Toi, Mohand Akli, t'es un zéro ! »
C'est vrai, je suis un zéro, juste bon à garder le troupeau de moutons. Hep, viens ici ! Jupiter viens là ! Et toi Uranus, dit à Saturne de descendre de là haut. Hop hop hop, ah Uranus, nâadine kelb !
Enlève ce bâton de ta bouche, enlève ce bâton de ta bouche toi aussi Uranus, non mais, hop hop hop… Uranus.
Ouais, les moutons ! Je leur ai donné des noms de planètes, ouais, les planètes, un peu de fantaisie, je suis bon qu'à ça en gros.
Bref, revenons au cercle d'or, à la splendeur de France autour de moi.
Jésus ouvre ses lèvres meurtries, la Passion. Il se penche et me dit à l'oreille. Le verbe.
« La France est menacée par des armées d'hydres à sept têtes, de marque allemande, qui veulent détruire à jamais toute trace d'essence de France. Et un seul homme peut les arrêter.»
C'est moi, Mohand Akli […]
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