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Esclavage, une Histoire encore à écrire -le 10 mai, journée contre l'oubli

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“Nous devons connaître notre Histoire pour l'affronter“

"Nous devons connaître notre Histoire pour l'affronter"


Entretien avec Marie-France Astégiani-Merrain, arrière petite-fille d'esclave et vice-présidente de l'ADEN, l'Association de descendants d'esclaves noirs

Marie-France Astégiani-Merrain a découvert tardivement l'histoire de son arrière grand-mère, esclave dans une plantation de canne à sucre à la Martinique, un moment charnière dans sa vie de femme et de citoyenne. Elle est conseillère municipale communiste à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).



Pourquoi avoir entrepris toutes ces recherches sur votre arrière grand-mère ?

Je savais que j'étais différente, même si ma mère est blanche, j'avais la peau noire. Je souffrais du racisme, même si ce n'était pas affiché comme cela. Et puis mon grand-père antillais est mort, j'étais très attachée à lui, et j'ai vécu à ce moment-là comme une perte d'identité. Il fallait que je trouve d'où je venais même si cela a été très douloureux. J'ai compris que les Antillais étaient des Africains et mon regard sur le continent africain a complètement changé. D'une forme de rejet je suis passée à une revendication ouverte de mes racines antillaises africaines.
Mon arrière grand-mère venait sans doute du Bénin. Elle était esclave dans une exploitation de canne à sucre martiniquaise, elle y est restée jusqu'à sa mort avec tous ses enfants, issus de pères différents. Elle portait le nom de Merrain, qui est celui d'un vin de Bordeaux, et qui lui a sans doute été donné, comme aux autres, par le propriétaire ou le marchand d'esclaves, comme on donne un numéro au bétail. Mais je n'ai pas pu pousser les recherches sur ce patronyme plus loin. C'est une information que je ne suis pas encore capable d'apprendre, tellement elle me fait mal.

Votre démarche est-elle personnelle, ou s'inscrit-elle dans une quête plus collective ?

Le personnel n'est pas dissociable du collectif. Les associations nous ont apporté beaucoup, en nous aidant à surmonter cette profonde blessure, que nous portons tous au fond de nous. Et puis, il y avait le regard extérieur, cette espèce de condescendance à notre égard. Il y avait tout un pan de nous qui n'était pas perçu. Cela nous a permis de dire que nous aussi, nous avions une histoire, d'en recoller les morceaux. Cela a été absolument fondamental pour moi, comme pour les autres : cela m'a tout simplement permis de dire que j'existais. Certains Antillais qui vivent en métropole refusent d'affronter ce passé, en disant qu'il ne faut plus parler de tout ça, que ça ne sert à rien. C'est une histoire douloureuse, mais il faut la connaître pour pouvoir la surmonter.

Une journée de commémoration et une loi qui définit l'esclavage comme crime contre l'humanité, est-ce suffisant aujourd'hui pour l'existence de cette mémoire ?

Ce n'est pas forcément suffisant, mais c'est déjà pas mal. Désormais, cela devra passer avant tout par les livres d'école, par l'enseignement. Il faut que cette longue période de la traite négrière ne soit pas ce qu'elle est encore aujourd'hui à l'école, juste un petit moment de notre histoire nationale. C'est une longue page d'histoire, commune à plusieurs peuples européens et ce n'est pas seulement le récit de victimes. Il ne faut pas oublier les révoltes, ces révoltes qui ont anticipé d'autres mouvements sociaux ailleurs dans le monde. C'est seulement quand nous tous en France, ou ailleurs, aurons lu attentivement cette page d'histoire que nous pourrons la tourner.
Cela dit, je ne me sens pas dans un conflit des mémoires - nous ne sommes pas dans une compétition de l'horreur, avec les Juifs ou les Arméniens par exemple. Toutes ces mémoires doivent être dites, avec leurs spécificités. La nôtre était d'être définis dans un code civil, le Code noir, comme de simples marchandises.

Que voulez-vous transmettre à vos enfants ou petits-enfants ?

En fait pour commencer, je ne leur ai pas vraiment transmis ma couleur de peau. Je me suis mariée à un Blanc, parce qu'à l'époque j'avais tellement honte de ce que j'étais, que jamais je n'aurais épousé un Noir. Ce que je veux leur communiquer avant tout, c'est la tolérance, l'acceptation de l'autre quel qu'il soit, d'où qu'il vienne, le refus du racisme, mais aussi de la honte de soi. Je veux aussi qu'ils aient conscience de ma différence, de ma sensibilité à fleur de peau, aiguisée par une histoire si lourde. De ce qui fait que je m'émeus si facilement…

Quel est votre regard sur les békés, ces descendants des colons d'hier, qui vivent toujours en Guadeloupe et Martinique ?

Je leur en veux, même si je sais qu'il faut surtout en vouloir au système. Après tout eux aussi ne sont que des descendants, ils ne sont pas responsables de ce qu'ont fait leurs aïeux, mais ils perpétuent d'une certaine façon le modèle mis en place à l'époque, même si c'est de façon plus discrète. On ne les voit pas, ils vivent en retrait, et ils tiennent encore tout, terres, commerces, industries, comme une survivance de la colonisation. Aux Antilles, les gens ont l'impression d'être libres, or ils ne le sont pas. Mais c'est aussi un condensé de la société actuelle, comme toutes les îles, qui sont des micro mondes, des laboratoires de soubresauts à venir. Dans une île, quand il y a une révolte, elle se propage plus vite et plus loin que sur le continent.

Propos recueillis par Sylvie Braibant


En savoir plus

Lire un article du journal l'Humanité "Quand la petite négresse brise ses chaînes" 
Lire un article sur la traite négrière rédigé par l'ADEN dans le Monde Diplomatique

usubi (MALI)

je pense que Dieu à reserver aux africains le mème sort que Jesu christ. l'esclave ne finira jamais (les debarquements des bateaux des rèveurs sur les cotes européennes sont la preuve) dans notre vie imparfaite. Moììs à libere les israeliens aux Pharaons, qui liberera les africains aux multinationales et à la consomation execif des acteurs de la fin de l'homme sur terre? les enfants du monde doivent savoir les contributions et les sacrifices des africains pour le monde. il faut essayer de regler les consequance de l'esclavage, en suprimant les dettes et faire un plan Marshall pour l'frique.

Paulin (FRANCE)

Il ne faudrait pas oublier, au même niveau que les blancs, les noirs qui capturaient et vendaient les futurs esclaves.

kossayla (TUNISIE)

je ne sais pas pourquoi l'évoquation de la question et du traite négrière n'aboutira que à des commémoration; point à la ligne.
je me demande en ce sens si les européens et les yankis qui ont commercialisé nos encètre pour leurs fins totalement lucratif ne rembourseront leurs dettes aux descendents des victimes de "l'ésclavage.!!

Jean Claude MADIMBA (CONGO, Rép. démocratique du)

Je suis heureux de constater que ,en souvenir de ce grand crime international,l'on est arrivé à reconnaitre et erriger cela en reprimande par la loi.(l'esclavagisme).une douleur impossible qu'à sentie autre fois la population africaine.

renault (HAÏTI)

de l'esclavage,il faut se souvenir du genocide des indiens il y a des pays qu'on ne retrouverais pas meme leurs os. il faut se souvenir du celebre marché des croix des bossales a Port-au-prince.Les ancetres des europeens ont fait des crimes atroces.faut-il avoir une restitution?l'europe dans dans sa grande richesse ne pourra jamais restituer l'afrique , lamerique etc .c'est absurde l'idee de restitution.puisque l'esclavage est encore la ,c' est modernisé. sous une forme sa commercial aujourd'hui on n'est pas aller acheter l'esclave mais l'etre paie,risque sa vie en mer pour aller en esclavage dans le nord.l'etre esclave n,a pas un portion de terrain pour cultiver afin de se nourrir mais est paye5,6,7,8,9,10 Eu l'heure ou si c dans son pays Eu la journee de travail...(il y a beaucoup a dire) il n'y a rien a faire pour les noir americain il n'ont jamais pris leur liberte il sont esclave, peut etre l'instruction pourrais leur donner la liberte ils s'en tiennent loin.pour les haitiens encore pire.Il devrait avoir une revolution afin d'avoir l'esclavage dans le refoulement.

Zongo (BURKINA FASO)

Pour faire oublier l'esclavage aux noirs et rentre le monde Blanc, noir et autres dans une vie égale:
Il faut permettre aux noirs d'utiliser les blancs pendant deux siècles sans salaire. Cela permettra aux noirs surtout à l'Afrique de se développer.

Une page douleureuse (CAMEROUN)

Cette histoire et vraiment douloureuse pour moi et d'autres noirs. Avoir honte de ce que nous sommes, ne servira à rien.
Nous sommes noirs et le resterons à jamais. Fils d'esclave, fils de nègre, homme de couleur.
Je suis encore plus déçu quand je me rends compte qu'aujourd'hui un noir, à honte de ce qu'il est, et veux faire disparaître sa couleur au profit d'une autre race.
Nous devons vivre, et faire face à notre histoire. Fuir ce que nous sommes n'est pas une solution au problème.
Pourquoi vouloir éteindre cette page d'histoire ! Histoire qu'est la notre.
Je pense que le moment est venu pour la communauté noire de faire face aux nombreuses difficultés que nous rencontrons.
Enseigner à nos enfants, leur faire savoir d'où ils viennent sans avoir honte.
Parlé et reparlé encore sera une bonne chose pour nous.
Le crime a été commis déjà et rien ne changera sa. Aujourd'hui nous avons une chance, et des opportunités d'en parler et d'arranger certaines choses.
Aujourd'hui en Afrique la jeunesse vit sans espoir ; elle ne va pas à l'école, et à moins de savoir elle vit l'histoire en réel, mais sans toute fois connaître les écrits.
Je pense que tout sa sont des facteurs du à l'esclavage je ne m'attarderai pas seulement sur la communauté noire de l'extérieur, mais aussi sur celle de l'Afrique aussi, qui chaque jours subit encore des pression du aux colons.
Réalité triste réalité pour un peuple qui à été sévèrement torturé et qui l'est encore aujourd'hui.
Mais bon moi je demanderai juste un peut de compréhension, et de pardon de la part des hommes noire qui ont traversé et qui traverse encore des troubles de tout genre.

esclavage (BÉNIN)

je suis d´accord que l´histoire reste et restera mais pourquoi nous faire de nouveau mal en nous montrant tout ca par exemple le film de kunta kinté, tropique amer, vous passer de nouveau le couteau dans nos plaies. arrêter de nous maltraiter intérieurement. la traite n´est pas encore aboli mais elle est masquée parce que celá se fait d´une autre maniére dans le monde et vous savez bien de quoi je parle, le monde n´appartient á personne mais dans certains pays on nous demande nos papiers, on nous appelle des sans papiers , des négres, spécialement les blancs racistes méchants, donc je viens par lá vous dire que l´esclavage n´est pas aboli mais maquillé corriger vos caractéres et langages merci

l'esclavage (TCHAD)

c'est un bon geste mais la traite et l'esclavage sont irreparable. Et quoi que vous fassiez, ca restera toujours irreparable dans la memoire des noirs et pour l'etenite. mais qu'a meme c'est bon pour ce geste

enfin (FRANCE)

bravo rené je suis d accord avec lui vs devriez faire des film pour mobiliser les gens sur ce qu'il s est passer et qui continue a se passer ds ses pays .Alors que ns sommes en 2009 c inadmissible!!vive les antilles!!!!

merci (SOUDAN)

merci France pour etre le premier pays d
efend les droits de l,homme

yassir

Un film svp! (CANADA)

On devrait faire des nouveaux films sur l'esclavage en Afrique et d'autres,pour faire réfléchir le monde entier,et en francais svp,

merci de votre attention,
fermer les yeux 1 minute!

René
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