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Soudan: Omar el-Béchir poursuivi par la justice internationale

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Le communiqué de la C.P.I.

Le communiqué de la C.P.I.


La CPI délivre un mandat d'arrêt à l'encontre du Président soudanais Omar Al Bashir

ICC-CPI-20090304-PR394
Situation : Darfour, Soudan

Aujourd'hui, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre du Président soudanais Omar Al Bashir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est soupçonné d'être pénalement responsable, en tant que coauteur indirect ou qu'auteur indirect, d'attaques intentionnellement dirigées contre une importante partie de la population civile du Darfour, de meurtres, d'actes d'extermination, de viol, de torture, ainsi que de transfert forcé d'un grand nombre de civils et de pillage de leurs biens. C'est le premier mandat d'arrêt jamais délivré par la CPI à l'encontre d'un chef d'État en exercice.
Selon la Chambre préliminaire I, sa qualité officielle de chef d'État actuellement en exercice n'exonère en aucun cas Omar Al Bashir de sa responsabilité pénale, ni ne lui accorde une quelconque immunité à l'égard des poursuites engagées devant la CPI.
De l'avis des juges, les crimes susmentionnés auraient été commis pendant une campagne anti-insurrectionnelle menée pendant cinq ans par le Gouvernement soudanais contre le Mouvement/Armée de libération du Soudan (M/ALS), le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) et d'autres groupes armés s'opposant à lui au Darfour. Il est allégué que cette campagne a débuté peu après l'attaque de l'aéroport d'El Fasher en avril 2003 et résultait d'un plan commun adopté au plus haut niveau des autorités soudanaises par Omar Al Bashir et d'autres dirigeants politiques et militaires soudanais de haut rang. La campagne s'est poursuivie au moins jusqu'au 14 juillet 2008, date du dépôt de la requête du Procureur aux fins de délivrance d'un mandat d'arrêt à l'encontre d'Omar Al Bashir.
Une composante centrale de cette campagne était l'attaque illégale de la partie de la population civile du Darfour, appartenant principalement aux groupes four, massalit et zaghawa, qui était considérée comme proche des groupes armés organisés s'opposant au Gouvernement soudanais au Darfour. Ladite population civile devait être attaquée illégalement par les forces du Gouvernement soudanais, notamment les Forces armées soudanaises et leurs alliés des milices janjaouid, les forces de police soudanaises, le Service du renseignement et de la sécurité nationale et la Commission d'aide humanitaire.
La Chambre a conclu que dans la mesure où il était en droit et en fait le Président du Soudan et le commandant en chef des Forces armées soudanaises, Omar Al Bashir est soupçonné d'avoir coordonné l'élaboration et la mise en œuvre de la campagne anti-insurrectionnelle. Elle a également estimé à titre subsidiaire qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'il contrôlait toutes les branches de « l'appareil d'État » du Soudan et a utilisé ce contrôle pour assurer la mise en œuvre de ladite campagne.
Les chefs d'accusation
Le mandat d'arrêt délivré à l'encontre d'Omar Al Bashir énumère 7 chefs mettant en cause sa responsabilité pénale individuelle (article 25-3-a), à savoir :
  • Cinq chefs de crimes contre l'humanité : meurtre - article 7-1-a ; extermination - article 7-1-b ; transfert forcé - article 7-1-d ;
    torture - article 7-1-f et viol - article 7-1-g ;
  • Deux chefs de crimes de guerre : le fait de diriger intentionnellement des attaques contre une population civile en tant que telle ou contre des personnes civiles qui ne participent pas directement aux hostilités - article 8-2-e-i ; et le pillage - article 8-2-e-v.
Conclusions relatives au génocide
La majorité de la Chambre, la juge Anita Ušacka ayant une opinion dissidente sur la question, a conclu que les éléments présentés par l'Accusation à l'appui de sa requête aux fins de délivrance d'un mandat d'arrêt ne fournissaient pas de motifs raisonnables de croire que le Gouvernement soudanais a agi dans l'intention spécifique de détruire, en tout ou en partie, les groupes four, massalit et zaghawa. Par conséquent, le crime de génocide ne figure pas dans le mandat d'arrêt délivré à l'encontre d'Omar Al Bashir. Cela étant, les juges ont souligné que si l'Accusation venait à recueillir de nouveaux éléments de preuve, la présente décision ne l'empêcherait pas de demander la modification du mandat d'arrêt afin d'y inclure le crime de génocide.
Coopération des États
Les juges ont ordonné au Greffier de préparer dès que possible une demande de coopération sollicitant l'arrestation et la remise d'Omar Al Bashir et de la transmettre au Soudan, à tous les États parties au Statut et à tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui ne sont pas parties au Statut, ainsi qu'à tout autre État si les circonstances l'exigent.
Les juges ont relevé qu'aux termes de la résolution 1593 du Conseil de sécurité et des Articles 25 et 103 de la Charte des Nations Unies, l'obligation du Gouvernement soudanais de coopérer pleinement avec la Cour prévaut sur toute autre obligation que l'État du Soudan pourrait avoir contractée en vertu de tout autre accord international.
La Chambre préliminaire I a également observé que le Gouvernement soudanais a systématiquement refusé toute coopération avec la Cour depuis la délivrance, le 2 mai 2007, de mandats d'arrêt à l'encontre du Ministre soudanais des affaires humanitaires, Ahmad Harun, et d'un chef régional des milices janjaouid, Ali Kushayb. Par conséquent, les juges ont insisté sur le fait que si le Gouvernement soudanais continue de ne pas s'acquitter des obligations de coopération susmentionnées, la chambre compétente peut, conformément à l'article 87-7 du Statut, « en prendre acte » et décider d'« en référer […] au Conseil de sécurité ».
De surcroît, les juges ont rappelé que dans le dispositif de la résolution 1593, le Conseil de sécurité demande instamment à tous les États, qu'ils soient ou non parties au Statut de Rome, ainsi qu'à toutes les organisations internationales et régionales, de « coopérer pleinement » avec la Cour.

Photo: Le président soudanais Omar El-Béchir lors de l'anniversaire de l'armée soudanaise, le 14 août 2007 (Reuters)

Le véritable bourreua de l'Afrique ce sont les africains (CÔTE D'IVOIRE)

le seul commentaire que je fais après ce qui s'est passé chez moi en Côte d'ivoire et récemment après l'expulsion des ONG du Darfour est que les véritables bourreaux de l'Afrique ce sont les africains que dire? les Présidents africains et autres responsables de guerre qui viennent au pouvoir et ne s'intéressent pas vraiment aux souffrances de leurs populations. DIEU nous aide pour les juger et leur faire payer pour les sangs humains et les violations des droits humains

je suis un djiboutien e j ss contre l justice intenationale (DJIBOUTI)

je suis tout a fait dacor avec nos presiden djiboutien de linterdiction de mettr en justice aux soudanais .mais pourkoi ce justice ne juge pas aux president push e l premier ministre isralien c tribinal son contre ce pays e c ki son la religion musilman ou bien pour sepas dans l monde a mon avis elle utilise la loi le plus fort est trjs le meilleur moi moktar osman ali reponse.

injustice intenationale (TUNISIE)

ce mandat d'arrêt montre une fois de plus l'injustice qui règne dans notre monde d'aujord'hui. Pourquoi on n'a pas fait la même chose contre les israeliens qui n'arrêtent pas de commettre des crimes contre le peuple palestinien. Aussi, pourquoi on n'a pas lancé un mandat contre le président bush pour les morts qu'il a causé en iraq et en afganistan.

Questions sur la CPI (NORVÈGE)

Quand est-ce que viendra la Supere CPI pour juger les dirigeants de grandes puissances???Exemple typique:G.W Bush a envehi l'Irak.ONU etait contre de cet invasion et presque tous les pays du monde etaient contre de cet invansion en Irak qui etait illegale.Tout ce qui est illegale est punissable.Est ce que les balles des americains creeent ou bien elles tuent les irakiens?Montrez nous alors que la CPI est au dessus de l'ONU,qu'elle est impartiale.Si non vous augmenteriez les anti-occidentaux.Que la justice soit faite pour tout le monde.

Problème en perspective. (TCHAD)

Je me demande si la CPI a bien pris ses dispositifs pour qu'en cas de reactions violentes des partisans d'El-Bechir,intervenir rapidements pour éteindre le feu. Voilà que commence déjà l'expulsion des organismes internationaux du Soudan. Surtout , il faut que la CPI n'ait pas seulement l'oeil sur l'Afrique mai sur tous les 5 continents sinon elle aurait failli à sa vraie mission. Bonne chance!

la cpi (SÉNÉGAL)

pourquoi la cpi s'attaquent plus qu'aux africains qu'aux israeliens et aux americains?

La C P I aime le Pénal et non la Justice (COMORES)

Je ne comprends pas pourquoi la C P I se consacre aujourd'hui pour BACHIROU et a oublié JOHN Garangue et ses allié des massacres et crimes qu'is ont commis au Sud-Soudan pendant des annés;BUSH avec l'acte du président NORIEGA,le guantanamo,l'Irak,la lybie;Israel avec la Palestine,le liban et enfin l'angleterre avec l'Irlande du Nord. On comprend très bien parceque ils sont forts, grands et riches. Et que les petits pays ne se soumettent pas aux ordres des grands pays. C'est le néocolonialisme que les grands pays colonisés à l'époque veulent se rattraper et se montrer. Il est dit"tout homme a toujours besoin d'un plus petit que soit"

la justice internationnal est t'elle faite pour les pays pauvres et les pays africains ? (CÔTE D'IVOIRE)

Depuis fort longent je me demande si la justice l international etait faite pour les africains et les pays pauvres . l'on vient tout juste d'assister au massacre de plusieurs milliers de GAZAOUITES par les Israelies et même pas un mandat n'a ete emis a l'endroit des dirigeants de ce pays. j'ajoute à cela les tortures des prisoniers de GUANTANAMO à qui la faute ? GEORGE BUSH es qu'il a ete poursuivit? non .Mais pourquit la justice s'acharne t'elle contre les dirigeat africains? Je ne dit pas non plus qu'il sont tous innocent. Si cette justice veut etrejuste qu'elle poursuivent tous les criminelles de guerres et non les africains: OMAR EL BECHIR, BAGOSSORA, CHARLES TAYLOR

pourquoi on juge pas les autres aussi! (BURKINA FASO)

je suis content de voir qu'il y'a une structure a l'onu capable de juger les
auteurs de crimes , comme si il y'avait une vrai justice.Voila qu'il y ' a George Bush
qui a signer des lois autorisant la torture
a guantanamo , il n'ai meme pas inculper .
il a mentit au monde et tue des milliers
d'iraquien . il n'est pas inculpe .
je ne suis pas contre inculpation de bashir .
mais je suis contre l'injustice .
Tout monde doit etre traiter avec egaliter.
merci .
P.A.W

La justice Internationale a deux vitesses (CÔTE D'IVOIRE)

Encore une fois nous assistons a une justice internationale a deux vitesses. Dix ans apres la creation de la cour uinternationale, seuls les dirigeants africains y sont juges. Nous ne cessons de nous poser des questions de savoir qu'a-t-on fait avec les envahisseurs de l'irak, de la Serbie, et se qui se passe en Afghanistan? Pourtant la cour internationale ne dis mot a toutes ces bevues, seul le continent africain est a la une. pour etre credible cette cour doit etre impartiale et doit mener ses enquetes au monde entiers.
JFT

je suis un tchadien je suis a port gentil ou gabon (GABON)

je suis tout a fait dacor avec le presiden senegalais ke sette justis a tourne joustes pour jouje le presiden affricain pour qoi pas jhorje bouh pour qoh pas ex premier ministre isralien çe tribinal es la pour le affricain ou bien pour sequi sepas dan le monde done moi vottre reponse youssouf gori michi?
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