Pascale Marthine Tayou
Né en 1967 à Yaoundé, Cameroun.
Vit et travaille à Yaoundé et à Bruxelles.
Artiste inclassable, multiforme et multimédia, Pascale Marthine Tayou présente depuis une dizaine d'année ses installations complexes et paradoxales dans les musées du monde.
Pour Africa Remix, il interroge la ruralité contemporaine, une apparente contradiction dans une Afrique où la campagne est imaginée comme figée dans le passé. L' « urbanité rurale » est une installation fluide et impalpable comme les feuillages projetés dans l'exposition.
JLE
***
L'oeuvre de Pascale Marthine Tayou, autodidacte, est une expérience qui se vit plus qu'elle ne s'explique. On le connaît pour ses assemblages, ses dessins, ses installations et ses textes, dont la matière première est fournie par les détritus de la société dont il explore et exploite l'état de décomposition.
Il commence à exposer en 1994. A l'époque, ce sont des assemblages représentant des figurines qui, circonscrites dans les limites d'un cadre de bois, se lisent comme des tableaux à double face. Il s'agit de sa série sur le sida inspirée par sa rencontre avec un jeune victime. Tout y est, de la tête aux pieds, sans oublier les organes génitaux vecteurs de la maladie.
Puis son travail évolue vers un langage conceptuel dans lequel il est davantage question d'expresion spontanée que de narration. Graffiti, dessins schématiques, écrits, jurons, se combinent dans des pièces allant de Looobhy (1995) au labyrinthe qu'il présente au couvent des cordeliers, à Paris en 1997. Il crée aussi La vieille neuve (2000) qui retrace puis inverse l'ordre de transit d'un bien manufacturé, une épave de voiture; ou encore Game Station (2002), qui fait du trop de communication une cacophonie incompréhensible.
Son projet pour Africa Remix, intitulé Urbanité rurale, est une installation qui évoque les relations perméables entre ville et campagne dans son pays d'origine.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou
Vit et travaille à Yaoundé et à Bruxelles.
Artiste inclassable, multiforme et multimédia, Pascale Marthine Tayou présente depuis une dizaine d'année ses installations complexes et paradoxales dans les musées du monde.
Pour Africa Remix, il interroge la ruralité contemporaine, une apparente contradiction dans une Afrique où la campagne est imaginée comme figée dans le passé. L' « urbanité rurale » est une installation fluide et impalpable comme les feuillages projetés dans l'exposition.
JLE
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L'oeuvre de Pascale Marthine Tayou, autodidacte, est une expérience qui se vit plus qu'elle ne s'explique. On le connaît pour ses assemblages, ses dessins, ses installations et ses textes, dont la matière première est fournie par les détritus de la société dont il explore et exploite l'état de décomposition.
Il commence à exposer en 1994. A l'époque, ce sont des assemblages représentant des figurines qui, circonscrites dans les limites d'un cadre de bois, se lisent comme des tableaux à double face. Il s'agit de sa série sur le sida inspirée par sa rencontre avec un jeune victime. Tout y est, de la tête aux pieds, sans oublier les organes génitaux vecteurs de la maladie.
Puis son travail évolue vers un langage conceptuel dans lequel il est davantage question d'expresion spontanée que de narration. Graffiti, dessins schématiques, écrits, jurons, se combinent dans des pièces allant de Looobhy (1995) au labyrinthe qu'il présente au couvent des cordeliers, à Paris en 1997. Il crée aussi La vieille neuve (2000) qui retrace puis inverse l'ordre de transit d'un bien manufacturé, une épave de voiture; ou encore Game Station (2002), qui fait du trop de communication une cacophonie incompréhensible.
Son projet pour Africa Remix, intitulé Urbanité rurale, est une installation qui évoque les relations perméables entre ville et campagne dans son pays d'origine.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou





















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