Mohamed El Baz
Né en 1967 à El Ksiba, Maroc
Vit et travaille à Lille
L'art du collage et de la juxtaposition. Mohamed El Baz utilise photos, vidéos, objets pour ses installations, ou plutôt son installation en évolution permanente qu'il appelle « Bricoler l'incurable. Détails ». On y voit pêle-mêle des scènes de transe, des portraits dont les têtes ne sont plus que torches ou encore un planisphère frappé de multiples impacts de paint-ball. Une réponse par l'art au chaos et à la violence du monde.
JLE
***
Le travail de cet artiste procède de l'assemblage d'éléments sans rapport apparent qui s'articulent au sein d'une installation. Depuis 1993, Mohamed El Baz poursuit un projet intitulé Bricoler l'incurable. Dans toutes les manifestations artistiques auxquelles il participe, sont représentés ce qu'il appelle les "détails" de ce projet. Chaque exposition est dès lors un fragment de ce vaste ensemble, dont certaines composantes les "détails", se retrouvent d'un lieu à l'autre en s'adaptant à chaque nouveau contexte. Dans cette idée de "bricoler", l'artiste met en scène des objets appartenant à des codes de représentation différents, il les met en tensions, et pose ainsi la question de savoir pourquoi ce qui forge les êtres les conduit à s'aliéner plutôt qu'à s'assumer. Il interrroge aussi le pouvoir des filiations.
Dans le détail proposée pour Africa Remix, il s'agit d'adapter un légende ancienne (biblique) à un fait divers contemporain comme la guerre civile en Côte-d'Ivoire. Une volonté iconoclaste qui puise une iconographie aussi bien dans la bible que dans l'actualité.
La vidéo vient ajouter une ambiance sonore, comme un sous-titrage pensé comme un nouveau fragment. Cela permet aussi d'annoncer une temporalité, les éléments d'un cycle vital absent des images photographiques, fixes par définition.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou
Vit et travaille à Lille
L'art du collage et de la juxtaposition. Mohamed El Baz utilise photos, vidéos, objets pour ses installations, ou plutôt son installation en évolution permanente qu'il appelle « Bricoler l'incurable. Détails ». On y voit pêle-mêle des scènes de transe, des portraits dont les têtes ne sont plus que torches ou encore un planisphère frappé de multiples impacts de paint-ball. Une réponse par l'art au chaos et à la violence du monde.
JLE
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Le travail de cet artiste procède de l'assemblage d'éléments sans rapport apparent qui s'articulent au sein d'une installation. Depuis 1993, Mohamed El Baz poursuit un projet intitulé Bricoler l'incurable. Dans toutes les manifestations artistiques auxquelles il participe, sont représentés ce qu'il appelle les "détails" de ce projet. Chaque exposition est dès lors un fragment de ce vaste ensemble, dont certaines composantes les "détails", se retrouvent d'un lieu à l'autre en s'adaptant à chaque nouveau contexte. Dans cette idée de "bricoler", l'artiste met en scène des objets appartenant à des codes de représentation différents, il les met en tensions, et pose ainsi la question de savoir pourquoi ce qui forge les êtres les conduit à s'aliéner plutôt qu'à s'assumer. Il interrroge aussi le pouvoir des filiations.
Dans le détail proposée pour Africa Remix, il s'agit d'adapter un légende ancienne (biblique) à un fait divers contemporain comme la guerre civile en Côte-d'Ivoire. Une volonté iconoclaste qui puise une iconographie aussi bien dans la bible que dans l'actualité.
La vidéo vient ajouter une ambiance sonore, comme un sous-titrage pensé comme un nouveau fragment. Cela permet aussi d'annoncer une temporalité, les éléments d'un cycle vital absent des images photographiques, fixes par définition.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou





















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