Le coucou
Les nacrés et la canneberge : pour le meilleur comme pour le pire.
Le changement climatique ajoute une menace supplémentaire à la survie de ces perles de biodiversité que sont les tourbières acides : trop fragmentées et trop spécialisées pour sortir indemnes d'un réchauffement climatique.
Le coucou se nourrit surtout d'insectes et de chenilles velues toxiques, qu'il découpe pour en extraire le poison avant de les avaler. Il est ici le témoin de la diminution de certaines espèces de papillons comme le nacré de la canneberge. Ce papillon est dépendant du milieu des tourbières car il a développé une relation exclusive avec la canneberge, une plante qui ne croît que dans ces milieux acides. Partout en Europe, les tourbières sont fragmentées et ne subsistent plus que sous forme de petits îlots. Par conséquent, les populations de nacrés et de tous les autres insectes dépendants de ce milieu, sont isolées les unes des autres. Le changement climatique actuel favorise un déplacement vers le nord et en altitude de nombreuses espèces animales et végétales. Il est évidemment indispensable que les espèces végétales indispensables à la reproduction des insectes puissent suivre cette migration vers le nord. Or, la canneberge ne peut s'affranchir du milieu froid de la tourbière, qui elle-même ne peut s'étendre hors des zones de protection, entre autres à cause de l'occupation effective des sols. Aujourd'hui, les tourbières sont menacées par la surexploitation de la tourbe, le drainage des sols pour la plantation de résineux, les pollutions environnementales, le tourisme intensif et les incendies. Le réchauffement climatique n'est qu'un facteur de plus sur cette longue liste.
En savoir plus
http://www.shnao.net/Doc/Bachelard/Rapports_PB_2004.pdf
http://www.unep.org/dec/docs/ipcc_wgii_guide-french.pdf












































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