Les Etats-Unis au firmament
Le 24/08/2008 10:21
| Kobe Bryant peut exulter, il a mené son équipe à la victoire. (Reuters) |
Les basketteurs américains ont repris "leur" bien en décrochant l'or olympique, dimanche, au terme d'une finale incroyable face à l'Espagne (118-107). Un dernier acte superbe, notamment au cours d'une première période conclue 69-61... Ce sont tout de même les Etats-Unis qui ont eu le dernier mot et obtiennent l'or grâce notamment à Bryant et Wade. A noter également que l'Argentine termine en bronze.
Un vrai régal. Loin de la parodie entrevue lors de la phase de poules, l'affrontement entre les Etats-Unis et l'Espagne, championne du monde en titre, a tenu toutes ses promesses. Une finale olympique en forme de publicité pour le basket avec notamment deux premiers quart-temps incroyables. Une première période marquée par une réussite maximale dans les deux camps, avec notamment un Dwayne Wade incroyable à trois points d'un côté et un Ricky Rubio, du haut de ses 17 ans, pétri de culot et de talent pour faire face à l'armada US et notamment à Jason Kidd.
Du Alley oop de Bryant, aux interceptions de Wade en passant par la puissance de LeBron James, les hommes de Mike Krzyzweski ont fait étalage de tout leur talent. Heureusement pour le spectacle, les Espagnols ont su se transcender pour leur tenir tête. Outre Rubio, Pau Gasol, Navarro ou encore Rudy Fernandez ont fait très forte impression. C'est grâce à eux que les champions du monde étaient encore au contact à la fin du premier quart (31-38) puis à la pause (61-69).
Le titre et la manière
Un écart de seulement huit points qui s'est maintenu tout au long d'un troisième quart un peu moins bien maîtrisé. Un déchet dans les tirs qui aura eu le mérite de rappeler combien le premier acte fut magnifique des deux côtés. Avec neufs longueurs d'avance à l'entame des 10 dernières minutes, les coéquipiers de Kidd ne fanfaronnaient pas. Peut-être sentaient-ils sur le parquet que les Espagnols allaient revenir. Un retour initié par un Rudy Fernandez littéralement en feu avec des shoots lointains et un dunk sur la tête de Howard, le plus grand des Américains (par la taille).
Et c'est sous la houlette d'un tir primé de Jimenez que les Espagnols vont revenir à 104-108 à un peu plus de deux minutes du terme ! Incroyable suspense qui ne durera cependant pas aussi longtemps que ne l'auraient espéré Navarro et compagnie... La faute à un Dwayne Wade qui a retrouvé la mire à 3 points pour le 111-104, à celle d'un Kobe Bryant bien décidéà ne pas se faire chambrer par tout un pays puis par Pau Gasol avec les Lakers et à celle d'un arbitre si tatillon qu'il sifflera une intentionnelle aux effets rédhibitoires en toute fin de rencontre. L'histoire retiendra que Chris Paul a inscrit le dernier point de la rencontre sur un lancer franc.
Un ultime panier pour la confirmation d'un titre olympique attendu pour des Américains déchus à Athènes en 2004 et clairement décidés à reprendre leur bien. Ils auront eu le mérite de proposer un jeu attrayant et collectif pour ajouter la manière à la victoire. Il fallait au moins ça pour vaincre les champions du monde espagnols en finale. Les Américains peuvent bomber le torse. Ils font de beaux champions.



