Tibet: Des athlètes se rebellent
Le 07/08/2008 20:27
| La mobilisation pour le Tibet ne faiblit pas. Les athlètes s'engagent via une lettre adresée à Hu Jintao. (Reuters) |
Pas de badge mais une mobilisation. Des athlètes affichent leur soutien au Tibet à la veille de la cérémonie d'ouverture des JO. Ils ont cosigné une lettre adressée au président Hu Jintao dans laquelle ils exhortent la Chine à"trouver une solution pacifique pour le Tibet".
Il tarde sans doute aux autorités chinoises de voir leurs Jeux olympiques débuter. Même si Pékin est resté inflexible ces derniers mois sur la question des droits de l'Homme, l'atmosphère autour de la question est sans doute aussi pesante que le "smog" de la capitale de l'empire du Milieu. Si l'idée d'un badge porté par les athlètes a été vite écartée, et que les appels à ne pas manifester d'opinion politique maintes fois répétés, une quarantaine d'entre eux se mobilise à la veille de la cérémonie d'ouverture des JO.
Dans une lettre adressée au président chinois Hu Jintao et diffusée sur le site internet Sports for peace version allemande (www.sportsforpeace.de), ils appellent la Chine à trouver un règlement pacifique au problème tibétain et à protéger la liberté de culte et d'opinion. Ces athlètes, qui prendront part à la 29e olympiade, font partie d'une liste de 127 sportifs ayant signé cette lettre ouverte. Ils lient le succès des Jeux à la question des droits de l'Homme.
Robles, Hurtis, Mesnil et Vlasic signataires
Les Français Muriel Hurtis-Houairi (200 mètres), Romain Mesnil (saut à la perche) et Vincent Defrasne (biathlon) côtoient sur la liste des signataires le recordman du monde cubain du 110 mètres haies Dayron Robles ou la championne du monde croate du saut en hauteur Blanka Vlasic. Ils demandent notamment à Hu Jintao de "trouver une solution pacifique pour la question du Tibet et les autres conflits dans son pays en respectant les principes fondamentaux des droits de l'Homme". Ils exhortent également le dirigeant chinois à garantir "la liberté d'expression, de religion et d'opinion dans son pays, y compris au Tibet".
Une lettre ouverte qui ne sera assurément pas du goût de Pékin, critiqué depuis des mois par les associations de défense des droits de l'Homme. Le gouvernement chinois s'est en effet déjàélevéà plusieurs reprises contre l'exploitation politique des Jeux par ses détracteurs, alors qu'il entend faire de l'événement un symbole de la prospérité et de l'harmonie nationale. En mars dernier, Pékin avait accusé les partisans du dalaï-lama, leader spirituel des Tibétains en exil, d'avoir orchestré les émeutes, violemment réprimées, pour nuire aux Jeux.














