William Baldé a toujours aimé chanter. Il faut dire que sa prime enfance en Guinée avec une mère médecin et mélomane a été marquante. Son pays était une dictature du type communiste, et, paradoxe ultime, les arts étaient très encouragés. William Baldé a vu défiler bon nombre d'artistes de pays frères tels que des cubains. Il a très tôt écouté les albums d'Otis Redding et de l'écurie Stax records, des chansons " yéyé" et autres (sa maman adorait Charles Aznavour et Françoise Hardy), des artistes ou groupes guinéens comme le Bembeya Jazz national, Balla & ses Balladins, Kélétigui mais aussi Prince Nico Mbarga & the Rocafil Jazz band, le Rail Band, Manu Dibango ou Myriam Makéba ... Cette dernière, fuyant l'apartheid, vivait en Guinée et était une amie de sa maman.
C'est à Paris, alors qu'il se destinait et pour faire plaisir à sa mère ("il faut se rendre utile dans nos pays pauvres", disait-elle), que William Baldé a commencé à chanter avec un pote juif new-yorkais, guitariste-chanteur, fou de Motown : Peter Cohen déambulait à Montmartre avec une vieille Gretsch et un ampli. William Baldé connaissait tous les titres ou presque et a fini par sécher les cours, essayer de gagner des sous dans les wagons du métro.
C'est la naissance des 24 Jam, puis la création du groupe afro-soul YUBA, quelques premières parties fabuleuses (Me'Shell NDegeocelo, the Eagles, Jamiroquai, Diana King, etc) et des festivals en Europe et en Afrique avec Living Color, Carlinhos Brown, Alpha Blondy, Myriam Makéba, Meiwai, etc...
C'est bien mais il quitte le navire en octobre 2007, et il part sur les routes en première partie de Christophe Maé, jouant dans plus de quarante Zénith à travers la France, devant plus de 300 000 spectateurs ! L'artiste à finalisé l’enregistrement de son 1er album, « En Corps Etranger » Actuellement dans les bacs. |