Mademoiselle K est une parisienne de naissance au caractère de meneuse qui gomme ses doutes à coups de larsens et de textes bien sentis. « Le jour où l’on comprend qu’on peut vivre en tant que musicienne, on fonce on n’a plus peur de l’avenir, ni de la précarité », dit-elle, attablée à une terrasse des Halles. Petite, elle voulait être chef d’orchestre, ou, pourquoi pas, cavalière. A quatre ans, un guitariste aperçu au bois de Boulogne lui met le pied à l’étrier – musical. Puis parcours classique, conservatoire, solfège, gammes et tutti quanti, mais surtout, la rencontre dans son lycée du XIIIème arrondissement avec une prof de musique qui sera son mentor: Annick Chartreux. Elle passe un prix de guitare classique, blinde ses références (Nina Simone, BB King Janis Joplin, Mahler, Ravel, Radiohead), traîne côté Pigalle dans les boutiques d’instruments et découvre la guitare électrique.
Son gang musical monté, le studio installé, l’enregistrement a réservé sur 13 jours son lot de jolies surprises, entre impros révélatrices et sonorités inattendues. A découvrir fin août, un album qui colle au corps et touche au ventre, à l’image de Mademoiselle K : énergies déchaînées, féminité boostée aux riffs de guitare, en mouvement, toujours.
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