La nouvelle scène québécoise s'annonce délurée et pleine d'aventures sonores. En un mot : excitante. Grande révélation de la chanson québécoise et dernier arrivé en date, Pierre Lapointe, 25 ans, chamboule le paysage musical francophone outre-Atlantique. Elevé aux grands chanteurs francophones - Brel, Barbara, Diane Dufresne - Lapointe séduit par sa voix et son charisme.
En 2006, le jeune surdoué débarque avec un beau disque fragile. La semaine de sa sortie au Québec, « La forêt des mal-aimés » - album qui se construit comme un recueil de contes - s’est écoulé à 300 000 exemplaires. Déjà, son premier opus remporta six victoires au gala de l’Adisq, les Victoires de la musique québécoise. La « Forêt des mal-aimés » est un mixte électro-pop de Diane Dufresne, Charlebois, Polnareff et Barbara. Clavecins façon « Bal des Laze », guitares, programmations et cordes se déploient dans un ambitieux spectacle matérialisant les flashs de Lapointe, ancien élève en arts visuels. Le chanteur aborde la musique de manière graphique, sans la lire ni l’écrire. Capable de jouer sur plusieurs tableaux avec une élégance rare, sa musique est faite de mille personnes, de mille moments de mille chansons qu’on a connus, vécus ou entendus et qui se mêlent avec une grâce certaine. Pour qui sait la défricher, sa forêt des mal-aimés est un véritable bonheur.
|